{"id":1095,"date":"2021-03-03T14:29:49","date_gmt":"2021-03-03T14:29:49","guid":{"rendered":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/symposium-2021-de-lasco-sur-les-cancers-genito-urinaires\/"},"modified":"2026-03-31T15:27:38","modified_gmt":"2026-03-31T15:27:38","slug":"asco-gu-2021-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/asco-gu-2021-2\/","title":{"rendered":"Symposium 2021 de l\u2019ASCO sur les cancers g\u00e9nito-urinaires"},"content":{"rendered":"<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong><span id=\"span_event_title\">Webinaire tenu par la Kidney Cancer Coalition: Derni\u00e8res avanc\u00e9es de la recherche sur le cancer du rein<\/span><\/strong><\/p>\n<p data-fontsize=\"35\" data-lineheight=\"45.15px\">La Kidney Cancer Coalition aux \u00c9tats-Unis a tenu un webinaire sur les derni\u00e8res avanc\u00e9es de la recherche sur le cancer du rein tir\u00e9es du symposium 2021 de l&rsquo;ASCO sur les cancers g\u00e9nito-urinaires. Quatre sp\u00e9cialistes du cancer du rein ont vulgaris\u00e9 les r\u00e9sultats des recherches et ont r\u00e9pondu aux questions. Apprenez-en plus sur les recherches et comment cela pourrait avoir un impact sur votre traitement.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h2>Symposium 2021 de l\u2019ASCO sur les cancers g\u00e9nito-urinaires \u2013 r\u00e9sum\u00e9 des messages \u00e0 retenir sur le cancer du rein<\/h2>\n<p><em>Source:\u00a0<a href=\"https:\/\/ikcc.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">International Kidney Cancer Coalition (IKCC)<\/a><\/em><\/p>\n<div class=\"post-content\">\n<p>En raison de la pand\u00e9mie de COVID-19, le symposium 2021 de l\u2019American Society of Clinical Oncology (ASCO) des cancers g\u00e9nito-urinaires a \u00e9t\u00e9 tenue de fa\u00e7on virtuelle du 11 au 13 f\u00e9vrier 2021. Les pr\u00e9sentations sont disponibles sur le <a href=\"https:\/\/meetinglibrary.asco.org\/browse-meetings\/2021%20Genitourinary%20Cancers%20Symposium\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">site Web de l\u2019ASCO<\/a>. L\u2019International Kidney Cancer Coalition (IKCC) a particip\u00e9 au programme scientifique virtuel pour se tenir au courant des derni\u00e8res avanc\u00e9es en mati\u00e8re de soins et de traitement des personnes atteintes d\u2019un cancer du rein.<\/p>\n<p><em>Remarque : Le pr\u00e9sent r\u00e9sum\u00e9 a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 par des d\u00e9fenseurs des droits des patients, dans l\u2019int\u00e9r\u00eat des organisations de patients du monde entier qui se consacrent au domaine du cancer du rein. Bien que ce r\u00e9sum\u00e9 ait fait l\u2019objet d\u2019une r\u00e9vision par des professionnels m\u00e9dicaux, les renseignements qu\u2019il contient reposent sur des donn\u00e9es publiques partag\u00e9es lors de cette r\u00e9union et n\u2019entendent aucunement \u00eatre exhaustifs, ni ne constituent des conseils m\u00e9dicaux. Chaque patient doit parler \u00e0 son m\u00e9decin des soins et des traitements qui lui sont appropri\u00e9s.<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h3>Les traitements combin\u00e9s continuent de pr\u00e9senter un int\u00e9r\u00eat<\/h3>\n<p>Aujourd\u2019hui, le meilleur traitement pour le cancer du rein avanc\u00e9, ou carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales, consiste \u00e0 associer deux agents stimulant le syst\u00e8me immunitaire (immunoth\u00e9rapies : nivolumab et ipilimumab), ou encore une immunoth\u00e9rapie (pembrolizumab ou av\u00e9lumab) et un comprim\u00e9 bloquant l\u2019apport sanguin aux tumeurs (inhibiteur du VEGF : axitinib, lenvatinib ou cabozantinib). Les traitements combin\u00e9s continuent de susciter un vif int\u00e9r\u00eat lors du Symposium 2021 de l\u2019ASCO sur les cancers g\u00e9nito-urinaires, avec la pr\u00e9sentation des plus r\u00e9cents r\u00e9sultats issus de quelques \u00e9tudes en cours ainsi que de donn\u00e9es sur certaines nouvelles associations.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats tir\u00e9s de l\u2019\u00e9tude de phase III CLEAR ont d\u00e9montr\u00e9 que <strong>l\u2019administration de lenvatinib (inhibiteur du facteur de croissance endoth\u00e9lial vasculaire [VEGF]) en association avec le pembrolizumab (immunoth\u00e9rapie)<\/strong> permet de prolonger la survie et de faire r\u00e9tr\u00e9cir davantage le cancer par rapport au traitement par sunitinib chez les patients atteints d\u2019un carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales avanc\u00e9 qui n\u2019ont encore re\u00e7u aucun traitement.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e aupr\u00e8s de 1 069 patients r\u00e9partis en trois groupes : le premier \u00e9tait trait\u00e9 par lenvatinib et pembrolizumab, le deuxi\u00e8me, par lenvatinib et \u00e9v\u00e9rolimus, et le troisi\u00e8me, par sunitinib. Chez les patients trait\u00e9s par lenvatinib et pembrolizumab, pr\u00e8s de deux ans se sont \u00e9coul\u00e9s avant que le traitement ne cesse d\u2019agir et que le cancer ne recommence \u00e0 progresser (survie sans progression), comparativement \u00e0 9,2 mois chez les patients trait\u00e9s par sunitinib. Comme l\u2019\u00e9tude est toujours en cours, il \u00e9tait impossible de calculer la dur\u00e9e de survie globale des participants; les renseignements recueillis jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent d\u00e9montrent toutefois une survie globale plus longue chez les patients trait\u00e9s par l\u2019association de lenvatinib et de pembrolizumab que chez ceux trait\u00e9s par sunitinib. La r\u00e9duction de la taille du cancer (taux de r\u00e9ponse) \u00e9tait plus importante avec le traitement par lenvatinib et pembrolizumab (71 %) qu\u2019avec le traitement par sunitinib (36,1 %), 16,1 % des patients ayant m\u00eame obtenu une disparition compl\u00e8te de leur cancer avec le traitement combin\u00e9.<\/p>\n<p>Presque tous les patients ayant pris part \u00e0 l\u2019\u00e9tude ont pr\u00e9sent\u00e9 des effets secondaires caus\u00e9s par le traitement. Les patients dans le groupe trait\u00e9 par lenvatinib et pembrolizumab \u00e9taient plus susceptibles de voir leur dose r\u00e9duite en raison des effets secondaires li\u00e9s au traitement (environ les deux tiers des patients) que ceux du groupe trait\u00e9 par sunitinib (environ la moiti\u00e9 des patients). Les effets secondaires associ\u00e9s \u00e0 chaque traitement n\u2019\u00e9taient toutefois pas inattendus et pouvaient \u00eatre pris en charge facilement.<\/p>\n<p>En conclusion, selon le Dr Motzer du Memorial Sloan Kettering Cancer Center, aux \u00c9tats-Unis, ces r\u00e9sultats viennent appuyer l\u2019administration du lenvatinib en association avec le pembrolizumab comme \u00e9ventuel traitement de premi\u00e8re intention chez les patients atteints d\u2019un carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales avanc\u00e9. La v\u00e9ritable question est de savoir qui devrait recevoir cette association plut\u00f4t que tous les autres traitements combin\u00e9s approuv\u00e9s r\u00e9cemment. Les donn\u00e9es sont tr\u00e8s fiables, mais nous ignorons dans quelle mesure ce traitement est bien tol\u00e9r\u00e9 et nous n\u2019avons aucun moyen de comparer directement ces r\u00e9sultats \u00e0 ceux associ\u00e9s aux autres traitements combin\u00e9s. Il s\u2019agit certainement d\u2019un choix int\u00e9ressant, mais qui ne tient pas compte des autres combinaisons th\u00e9rapeutiques, comme le pembrolizumab avec l\u2019axitinib, le nivolumab avec le cabozantinib ou le nivolumab avec l\u2019ipilimumab.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>L\u2019association de deux agents immunoth\u00e9rapeutiques (nivolumab et ipilimumab) ou d\u2019un agent immunoth\u00e9rapeutique et d\u2019un inhibiteur du VEGF<\/strong> est largement utilis\u00e9e pour le traitement du carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales m\u00e9tastatique. Les renseignements \u00e0 ce sujet sont toutefois limit\u00e9s et ne permettent pas de comparer les r\u00e9sultats produits par diff\u00e9rentes immunoth\u00e9rapies combin\u00e9es dans des conditions r\u00e9elles. Dans le cadre de cette \u00e9tude, des donn\u00e9es issues de la base de donn\u00e9es de l\u2019International Metastatic Renal Cell Carcinoma Database Consortium (IMDC) ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es pour d\u00e9terminer les r\u00e9sultats d\u2019un traitement par immunoth\u00e9rapies combin\u00e9es lorsqu\u2019administr\u00e9 \u00e0 des patients non trait\u00e9s. Les r\u00e9sultats de trois immunoth\u00e9rapies combin\u00e9es (pembrolizumab avec axitinib, av\u00e9lumab avec axitinib et nivolumab avec cabozantinib) ont \u00e9t\u00e9 compar\u00e9s \u00e0 ceux du traitement par nivolumab en association avec l\u2019ipilimumab.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e aupr\u00e8s de 723 patients, dont 571 ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s par une association de nivolumab et d\u2019ipilimumab et 152 ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s par une association d\u2019immunoth\u00e9rapie et d\u2019inhibiteur du VEGF. Les patients atteints d\u2019un carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales \u00e0 risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9 ont obtenu une plus faible r\u00e9duction de la taille de leur cancer; les patients ayant re\u00e7u l\u2019association de nivolumab et d\u2019ipilimumab ont quant \u00e0 eux \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s moins longtemps que ceux trait\u00e9s par une immunoth\u00e9rapie combin\u00e9e avec un inhibiteur du VEGF. Aucune diff\u00e9rence n\u2019a toutefois \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e en ce qui a trait au d\u00e9lai jusqu\u2019au traitement suivant et \u00e0 la dur\u00e9e de la survie globale.<\/p>\n<p>Les effets secondaires graves de nature immunitaires qui ont n\u00e9cessit\u00e9 un traitement au moyen de st\u00e9ro\u00efdes ou qui ont retard\u00e9 le traitement sont associ\u00e9s \u00e0 une survie globale plus longue, comparativement \u00e0 celle des patients qui n\u2019ont re\u00e7u aucun st\u00e9ro\u00efde et chez qui aucune dose n\u2019a \u00e9t\u00e9 retard\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans le cadre de cette \u00e9tude men\u00e9e dans des conditions r\u00e9elles, bien que l\u2019association d\u2019une immunoth\u00e9rapie et d\u2019un inhibiteur du VEGF ait \u00e9t\u00e9 administr\u00e9e plus longtemps et qu\u2019elle ait entra\u00een\u00e9 un taux de r\u00e9ponse sup\u00e9rieur, aucune diff\u00e9rence n\u2019a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e sur le plan de la survie globale et du d\u00e9lai jusqu\u2019au traitement suivant par rapport au traitement par nivolumab et ipilimumab chez les patients atteints d\u2019un cancer \u00e0 risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9. Les \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables graves de nature immunitaires ont prolong\u00e9 la survie globale et le d\u00e9lai avant le traitement suivant. L\u2019association de nivolumab et d\u2019ipilimumab tout comme l\u2019association d\u2019une immunoth\u00e9rapie et d\u2019un inhibiteur du VEGF constituent de bons traitements de premi\u00e8re intention contre le cancer \u00e0 cellules r\u00e9nales m\u00e9tastatique.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h3>Le cabozantinib s\u2019annonce prometteur dans le traitement du carcinome papillaire \u00e0 cellules r\u00e9nales<\/h3>\n<p>On a d\u00e9couvert qu\u2019une prot\u00e9ine appel\u00e9e MET (ou r\u00e9cepteur du facteur de croissance h\u00e9patocytaire) stimule la formation et la croissance de tumeurs, en particulier du carcinome papillaire \u00e0 cellules r\u00e9nales. Dans le cadre de cette \u00e9tude, <strong>le cabozantinib, le crizotinib et le savolitinib<\/strong>, des inhibiteurs de la MET, ont \u00e9t\u00e9 compar\u00e9s au traitement de r\u00e9f\u00e9rence par sunitinib <strong>pour le traitement des patients atteints d\u2019un carcinome papillaire \u00e0 cellules r\u00e9nales<\/strong>.<\/p>\n<p>Cent cinquante-deux (152) patients atteints d\u2019un carcinome papillaire \u00e0 cellules r\u00e9nales m\u00e9tastatique et ayant re\u00e7u un maximum d\u2019un traitement ant\u00e9rieur (\u00e0 l\u2019exception des inhibiteurs du VEGF et de la MET) ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis dans quatre groupes th\u00e9rapeutiques afin de recevoir du sunitinib, du cabozantinib, du crizotinib ou du savolitinib.<\/p>\n<p>La survie sans progression \u00e9tait plus longue chez les patients ayant re\u00e7u du cabozantinib (9 mois) que chez ceux trait\u00e9s par sunitinib (5 ou 6 mois). Le cabozantinib a permis de r\u00e9duire la taille du cancer (taux de r\u00e9ponse) de 23 %, comparativement \u00e0 4 % pour le sunitinib. Ni le savolitinib ni le crizotinib n\u2019ont permis de prolonger la survie sans progression comparativement au sunitinib. Des effets secondaires graves ou mettant la vie en danger ont \u00e9t\u00e9 signal\u00e9s par 69 % des patients trait\u00e9s par sunitinib, 74 % des patients trait\u00e9s par cabozantinib, 37 % des patients trait\u00e9s par crizotinib et 39 % des patients trait\u00e9s par savolitinib. Un seul d\u00e9c\u00e8s, caus\u00e9 par un caillot sanguin (thromboembolie) a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9 dans le groupe trait\u00e9 par cabozantinib.<\/p>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, le cabozantinib a prolong\u00e9 la survie sans progression des patients atteints d\u2019un carcinome papillaire m\u00e9tastatique \u00e0 cellules r\u00e9nales ayant re\u00e7u un traitement ant\u00e9rieur, comparativement au traitement de r\u00e9f\u00e9rence par sunitinib.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h3>Nouvel inhibiteur du facteur induit par l\u2019hypoxie pour les patients atteints d\u2019un carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales avanc\u00e9 ayant d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u un traitement<\/h3>\n<p>Les cancers du rein pr\u00e9sentent souvent des mutations du g\u00e8ne von Hippel-Lindau (VHL), ce qui entra\u00eene une \u00e9l\u00e9vation des taux d\u2019une prot\u00e9ine appel\u00e9e facteur induit par l\u2019hypoxie, ou HIF-2\u03b1. Il en r\u00e9sulte un certain nombre de changements dans les cellules canc\u00e9reuses et les zones adjacentes qui favorisent la croissance de la tumeur. Le <strong>belzutifan (MK-6482), un nouvel inhibiteur du facteur induit par l\u2019hypoxie 2\u03b1 (HIF-2\u03b1)<\/strong>, bloque l\u2019action de cette prot\u00e9ine.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Dans le cadre d\u2019une petite \u00e9tude de phase II, l\u2019innocuit\u00e9 et l\u2019efficacit\u00e9 du belzutifan en association avec le cabozantinib ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9es chez les patients ayant d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u au moins une dose du traitement \u00e0 l\u2019\u00e9tude et qui ont fait l\u2019objet d\u2019un suivi d\u2019au moins six mois. Les patients avaient auparavant re\u00e7u un maximum de deux traitements pour leur cancer du rein. La plupart des patients (90,2 %) ont vu la taille de leur tumeur r\u00e9duite. La r\u00e9duction de la taille du cancer (ou taux de r\u00e9ponse) \u00e9tait de 22 %, un taux qui comprend neuf r\u00e9ponses partielles. La survie sans progression \u00e9tait de 16,8 mois, et 95 % des patients ont surv\u00e9cu au moins 6 mois. L\u2019\u00e9tude est toujours en cours.<\/p>\n<p>Presque tous les patients (98,1 %) ont pr\u00e9sent\u00e9 un effet secondaire li\u00e9 au traitement, bien que la plupart de ces effets aient \u00e9t\u00e9 l\u00e9gers ou mod\u00e9r\u00e9s et n\u2019aient n\u00e9cessit\u00e9 qu\u2019un traitement localis\u00e9, voire aucun traitement. Les effets secondaires graves les plus courants ayant n\u00e9cessit\u00e9 une hospitalisation \u00e9taient l\u2019hypertension art\u00e9rielle, un faible taux de fer dans le sang (an\u00e9mie), un sentiment de fatigue, des changements sur le plan des enzymes h\u00e9patiques et une diminution du taux d\u2019oxyg\u00e8ne dans le sang (hypoxie). Aucun effet secondaire mettant la vie des patients en danger n\u2019a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9.<\/p>\n<p>En conclusion, le belzutifan (MK-6482) a d\u00e9montr\u00e9 des propri\u00e9t\u00e9s anticanc\u00e9reuses prometteuses lorsqu\u2019administr\u00e9 en association avec le cabozantinib chez les patients atteints d\u2019un carcinome r\u00e9nal \u00e0 cellules claires m\u00e9tastatique ayant d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u un traitement ant\u00e9rieur. Les renseignements provenant du suivi des patients ayant pris part \u00e0 l\u2019\u00e9tude sont peu nombreux, et nous verrons si ces r\u00e9sultats continuent de s\u2019am\u00e9liorer au fil du temps. La v\u00e9ritable question est de savoir si ce traitement combin\u00e9 constitue une option sup\u00e9rieure \u00e0 l\u2019utilisation du belzutifan employ\u00e9 seul, comme d\u00e9crit ci-dessous.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>D\u2019autres <strong>donn\u00e9es de suivi tir\u00e9es d\u2019un essai clinique pr\u00e9c\u00e9dent de phase I et II sur le belzutifan employ\u00e9 seul<\/strong> ont aussi \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es. Dans le cadre de cet essai, le belzutifan a \u00e9t\u00e9 test\u00e9 chez 55 patients ayant re\u00e7u plusieurs traitements ant\u00e9rieurs pour le cancer du rein. Les patients ont fait l\u2019objet d\u2019un suivi pendant environ 28 mois.<\/p>\n<p>Un peu plus de la moiti\u00e9 des patients (55 %) pr\u00e9sentaient une maladie stable, tandis que le cancer \u00e9tait ma\u00eetris\u00e9 chez 80 % des patients. Chez les patients atteints d\u2019un cancer de risque favorable, le taux de contr\u00f4le de la maladie \u00e9tait de 92 %, tandis qu\u2019il \u00e9tait de 76 % chez les patients atteints d\u2019un cancer \u00e0 risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9. La survie sans progression \u00e9tait de 14,5 mois, et plus de la moiti\u00e9 des patients ont obtenu une survie sans progression de 12 mois. La r\u00e9duction de la taille du cancer (taux de r\u00e9ponse) \u00e9tait de 25 %, avec 14 patients ayant r\u00e9pondu partiellement au traitement. Soixante pour cent (60 %) des patients ont abandonn\u00e9 le traitement en raison de la progression de la maladie et 4 %, en raison d\u2019\u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables.<\/p>\n<p>Les effets secondaires les plus souvent observ\u00e9s \u00e9taient l\u2019an\u00e9mie (76 %), la fatigue (71 %), l\u2019essoufflement (dyspn\u00e9e, 49 %), la naus\u00e9e (36 %), la toux (31 %) et une diminution du taux d\u2019oxyg\u00e8ne dans le sang (hypoxie, 31 %). Deux patients ont pr\u00e9sent\u00e9 des effets secondaires graves mettant leur vie en danger et n\u00e9cessitant une hospitalisation, tandis que quatre patients sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s durant l\u2019\u00e9tude. Aucun de ces effets secondaires n\u2019\u00e9tait associ\u00e9 au traitement par belzutifan.<\/p>\n<p>Un suivi plus pouss\u00e9 a permis de d\u00e9terminer que le belzutifan (MK-6482) est bien tol\u00e9r\u00e9 et qu\u2019il s\u2019av\u00e8re efficace chez les patients atteints d\u2019un carcinome r\u00e9nal \u00e0 cellules claires m\u00e9tastatique. Un essai de phase III men\u00e9 aupr\u00e8s de patients atteints d\u2019un carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales avanc\u00e9 est en cours afin de comparer le belzutifan \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e9rolimus. Si cette \u00e9tude r\u00e9v\u00e8le que le belzutifan pr\u00e9sente un avantage par rapport \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e9rolimus, le belzutifan sera probablement approuv\u00e9 comme traitement chez les patients atteints d\u2019un carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales avanc\u00e9. L\u2019approbation de ce m\u00e9dicament pour cette indication ne se fera cependant pas avant au moins un an.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h3>Complications li\u00e9es \u00e0 la n\u00e9phrectomie cytor\u00e9ductive<\/h3>\n<p>En d\u00e9pit de deux r\u00e9cents essais \u00e0 r\u00e9partition al\u00e9atoire \u00e0 ce sujet, le moment et le r\u00f4le de l\u2019ablation du rein o\u00f9 se trouve la tumeur primaire (ou n\u00e9phrectomie cytor\u00e9ductive) chez les patients atteints d\u2019un carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales m\u00e9tastatique demeurent controvers\u00e9s. Le risque de complications m\u00e9dicales est un important facteur \u00e0 prendre en consid\u00e9ration, mais il existe peu de renseignements r\u00e9cents \u00e0 ce sujet. L\u2019\u00e9tude suivante s\u2019est pench\u00e9e sur <strong>les complications m\u00e9dicales attribuables \u00e0 des n\u00e9phrectomies cytor\u00e9ductives<\/strong> r\u00e9alis\u00e9es dans cinq h\u00f4pitaux entre 2005 et 2019.<\/p>\n<p>Les complications m\u00e9dicales et l\u2019\u00e9volution de l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 des patients ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9es 90 jours apr\u00e8s la n\u00e9phrectomie chez 937 patients atteints d\u2019un carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales m\u00e9tastatique. Avant l\u2019intervention, pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de ces patients (43,3 %) pr\u00e9sentaient un caillot sanguin (thrombus) dans la veine large ramenant le sang du bas du corps jusqu\u2019au c\u0153ur (veine cave inf\u00e9rieure). Une chirurgie effractive a \u00e9t\u00e9 pratiqu\u00e9e chez 76,3 % des patients, tandis que 23,4 % ont subi une chirurgie laparoscopique ou robotis\u00e9e. Un traitement m\u00e9dicamenteux a \u00e9t\u00e9 administr\u00e9 \u00e0 25,9 % des patients avant l\u2019intervention. La dur\u00e9e moyenne de l\u2019hospitalisation \u00e9tait de 5 jours les chirurgies effractives et de 3 jours pour les chirurgies laparoscopiques ou robotis\u00e9es. Les patients qui se sont fait retirer un caillot sanguin sont rest\u00e9s \u00e0 l\u2019h\u00f4pital en moyenne durant 6 jours, puisque cette intervention entra\u00eenait un risque accru de complications majeures. Pr\u00e8s de 10 % des patients ont connu des complications majeures dans les 90 jours suivant leur intervention. Un peu plus de 1 % des patients sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s dans les 30 jours suivant l\u2019intervention, tandis que 6,7 % sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s dans les 90 jours. Fait important \u00e0 noter, le traitement m\u00e9dicamenteux administr\u00e9 avant l\u2019intervention n\u2019a pas augment\u00e9 le risque de complications ou de d\u00e9c\u00e8s.<\/p>\n<p>En conclusion, la n\u00e9phrectomie cytor\u00e9ductive entra\u00eene des complications majeures chez 10 % des patients, et 1 % des patients sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s dans les 30 jours suivant l\u2019intervention. L\u2019administration d\u2019un traitement m\u00e9dicamenteux avant la n\u00e9phrectomie n\u2019a pas augment\u00e9 le risque de complications ou de d\u00e9c\u00e8s.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h3>L\u2019administration d\u2019une radioth\u00e9rapie st\u00e9r\u00e9otaxique d\u2019ablation en association avec une immunoth\u00e9rapie s\u2019annonce prometteuse<\/h3>\n<p>L\u2019efficacit\u00e9 du pembrolizumab a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e dans le traitement du carcinome r\u00e9nal \u00e0 cellules claires, avec une r\u00e9duction du cancer de 34 % et une survie sans progression de 7,1 mois. La <strong>radioth\u00e9rapie st\u00e9r\u00e9otaxique d\u2019ablation (SABR)<\/strong> est une radioth\u00e9rapie faisant appel \u00e0 de l\u2019\u00e9quipement sp\u00e9cialis\u00e9 pour positionner le patient et administrer une forte dose de radiation dans la tumeur, en \u00e9vitant les tissus sains environnants. La SABR constitue une option pour les patients atteints d\u2019un carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales m\u00e9tastatique qui pr\u00e9sentent quelques m\u00e9tastases (cancer oligom\u00e9tastatique); cependant, les patients d\u00e9veloppent souvent de nouvelles m\u00e9tastases ou encore voient leur cancer revenir apr\u00e8s un traitement par SABR. L\u2019\u00e9tude de phase I et II RAPPORT s\u2019est pench\u00e9e sur l\u2019innocuit\u00e9 et l\u2019efficacit\u00e9 d\u2019un traitement par SABR en association avec le pembrolizumab.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e aupr\u00e8s de 30 patients atteints d\u2019un carcinome r\u00e9nal \u00e0 cellules claires m\u00e9tastatique. Ceux-ci ont re\u00e7u une dose de SABR administr\u00e9e sur toutes les m\u00e9tastases, suivie d\u2019un traitement par pembrolizumab. Quatre patients ont pr\u00e9sent\u00e9 au moins un effet secondaire grave li\u00e9 au traitement et n\u00e9cessitant une hospitalisation. Aucun effet secondaire mettant la vie des patients en danger ni aucun d\u00e9c\u00e8s n\u2019ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s. Le cancer de 83 % des patients a \u00e9t\u00e9 ma\u00eetris\u00e9. La survie sans progression \u00e9tait de 15,6 mois, tandis que le taux de survie globale apr\u00e8s un et deux ans a \u00e9t\u00e9 estim\u00e9 \u00e0 90 % et \u00e0 74 %, respectivement. Apr\u00e8s deux ans, le cancer n\u2019avait pas recommenc\u00e9 \u00e0 progresser chez 92 % des patients.<\/p>\n<p>En conclusion, l\u2019association de SABR et de pembrolizumab pour le traitement du carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales oligom\u00e9tastatique est bien tol\u00e9r\u00e9e et permet de contr\u00f4ler la croissance du cancer. Une r\u00e9ponse au traitement de longue dur\u00e9e et une dur\u00e9e de survie encourageante ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es, mais d\u2019autres \u00e9tudes sont n\u00e9cessaires.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h3>Produit de contraste utilis\u00e9 chez les patients atteints d\u2019une maladie r\u00e9nale<\/h3>\n<p>Un produit de contraste est une substance utilis\u00e9e pour rendre plus visibles les vaisseaux sanguins et les tumeurs dans l\u2019organisme durant un examen d\u2019imagerie m\u00e9dicale (tomodensitom\u00e9trie ou imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique). Des pr\u00e9occupations ont \u00e9t\u00e9 soulev\u00e9es quant \u00e0 <strong>l\u2019effet des produits de contraste utilis\u00e9s lors d\u2019une tomodensitom\u00e9trie et d\u2019une IRM<\/strong>. L\u2019American College of Radiology et la National Kidney Foundation des \u00c9tats-Unis sont parvenus \u00e0 une entente concernant l\u2019utilisation et l\u2019innocuit\u00e9 des produits de contraste. Lorsque les reins fonctionnent normalement, le risque d\u2019insuffisance r\u00e9nale aigu\u00eb (les reins qui cessent de fonctionner correctement) caus\u00e9e par l\u2019utilisation d\u2019un produit de contraste durant une tomodensitom\u00e9trie est faible, voire nul. Ce risque demeure tr\u00e8s faible m\u00eame chez les patients atteints d\u2019une maladie r\u00e9nale chronique, une affection \u00e0 long terme durant laquelle les reins ne fonctionnent pas aussi bien qu\u2019ils le devraient. Les produits de contraste utilis\u00e9s lors d\u2019une IRM ont \u00e9t\u00e9 class\u00e9s en trois groupes, selon le risque de fibrose syst\u00e9mique n\u00e9phrog\u00e9nique, une maladie entra\u00eenant une fibrose de la peau, des articulations, des yeux et des organes internes caus\u00e9e par l\u2019utilisation de produits de contraste \u00e0 base de gadolinium administr\u00e9s en IRM chez les patients dont la fonction r\u00e9nale est alt\u00e9r\u00e9e. Les produits de contraste du groupe I entra\u00eenent tous les probl\u00e8mes, tandis que ceux des groupes II et III entra\u00eenent peu de risque, voire aucun. Cette cat\u00e9gorisation est utilis\u00e9e par les radiologistes afin de r\u00e9duire les risques li\u00e9s aux examens d\u2019imagerie et la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019\u00e9valuer le fonctionnement des reins avant l\u2019imagerie.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h3>Pathologie du cancer du rein : un environnement en pleine \u00e9volution<\/h3>\n<p>PLa pathologie est la science qui \u00e9tudie les causes et les effets de maladies et de blessures sur l\u2019organisme. Dans le cas du carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales, la pathologie permet de d\u00e9terminer le type, le stade et le degr\u00e9 de malignit\u00e9 de la tumeur. La fa\u00e7on de d\u00e9signer la <strong>pathologie du carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales<\/strong> change constamment en fonction des lignes directrices de l\u2019International Society of Urological Pathology et de la Genitourinary Pathology Society. De r\u00e9centes \u00e9tudes ont relev\u00e9 quatre nouveaux types de carcinomes \u00e0 cellules r\u00e9nales:<\/p>\n<ul>\n<li>Les tumeurs \u00e9osinophiles kystiques et solides ne sont probablement pas canc\u00e9reuses (sont b\u00e9nignes) et surviennent dans 0,2 % des cas de cancer du rein<\/li>\n<li>Le carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales avec mutation du g\u00e8ne ELOC est canc\u00e9reux, mais offre un bon pronostic<\/li>\n<li>Le carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales avec translocation de l\u2019ALK est tr\u00e8s rare et entra\u00eene un mauvais pronostic<\/li>\n<li>Le carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales SMARCB1\/1NI1-d\u00e9ficient est semblable aux tumeurs rhabdo\u00efdes et offre un mauvais pronostic<\/li>\n<\/ul>\n<p>D\u2019autres \u00e9tudes sont n\u00e9cessaires sur ces nouveaux types de carcinomes \u00e0 cellules r\u00e9nales.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h3>AFFICHES<\/h3>\n<p><strong>Affiche 308<\/strong>: Au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, un certain nombre de traitements combin\u00e9s ont fait leur apparition sur le march\u00e9 pour les patients jamais trait\u00e9s auparavant atteints d\u2019un carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales avanc\u00e9 ou m\u00e9tastatique. Les r\u00e9sultats actuels tir\u00e9s de l\u2019essai clinique de phase III CheckMate-9ER sur l\u2019association de nivolumab et de cabozantinib ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s sur cette affiche.<\/p>\n<p><strong>L\u2019association de nivolumab et de cabozantinib<\/strong> a permis de doubler la dur\u00e9e de la survie m\u00e9diane sans progression par rapport au traitement par sunitinib (17 mois et 8,3 mois, respectivement); pr\u00e8s de deux fois plus de patients ont r\u00e9pondu au traitement combin\u00e9 (54,8 % comparativement \u00e0 28,4 %). L\u2019association a aussi permis de r\u00e9duire le risque de d\u00e9c\u00e8s de 34 % comparativement au sunitinib et a doubl\u00e9 le taux de r\u00e9ponse compl\u00e8te au traitement (9,3 %, comparativement \u00e0 4,3 % avec le sunitinib). Le nombre de patients qui ont d\u00fb abandonner le traitement en raison d\u2019effets secondaires \u00e9tait faible (6,6 %).<\/p>\n<p>Les chercheurs ont aussi \u00e9tudi\u00e9 75 patients atteints d\u2019un <strong>carcinome du rein \u00e0 composante sarcomato\u00efde<\/strong>, une forme rare, mais tr\u00e8s virulente du carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales. L\u2019association de nivolumab et de cabozantinib s\u2019est av\u00e9r\u00e9e efficace chez les patients atteints d\u2019un carcinome \u00e0 composante sarcomato\u00efde, r\u00e9duisant le risque de d\u00e9c\u00e8s de 64 % comparativement au sunitinib, en plus de prolonger la survie sans progression (10,3 mois plut\u00f4t que 4,2 mois) et d\u2019am\u00e9liorer le taux de r\u00e9ponse (55,9 % comparativement \u00e0 22,0 %).<\/p>\n<p>Avec une p\u00e9riode de suivi m\u00e9diane de deux ans, l\u2019association de nivolumab et de cabozantinib continue de d\u00e9montrer une meilleure r\u00e9duction du cancer (taux de r\u00e9ponse), une survie sans progression prolong\u00e9e et une survie globale plus longue comparativement au sunitinib.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;affiche 285<\/strong>\u00a0explorait la <strong>qualit\u00e9 de vie des patients trait\u00e9s au moyen de l\u2019association de nivolumab et de cabozantinib<\/strong> dans le cadre de l\u2019\u00e9tude CheckMate-9ER. Les patients ont fait l\u2019objet d\u2019un suivi pendant environ 18 mois et ont rempli un questionnaire sur leur qualit\u00e9 de vie li\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9. Les patients trait\u00e9s au moyen de l\u2019association de nivolumab et de cabozantinib ont signal\u00e9 une meilleure qualit\u00e9 de vie, ont indiqu\u00e9 que le traitement affectait moins leur bien-\u00eatre et ont rapport\u00e9 moins de risques que leur sant\u00e9 ne s\u2019aggrave et moins de sympt\u00f4mes du cancer que ceux trait\u00e9s par sunitinib.<\/p>\n<p>L\u2019association de nivolumab et de cabozantinib a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9e comme traitement de premi\u00e8re intention du cancer \u00e0 cellules r\u00e9nales avanc\u00e9 aux \u00c9tats-Unis par la Food and Drug Administration (FDA) en janvier 2021 et est actuellement \u00e9tudi\u00e9e par plusieurs autorit\u00e9s sanitaires \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;affiche 309<\/strong>\u00a0a pr\u00e9sent\u00e9 les donn\u00e9es tir\u00e9es de l\u2019\u00e9tude CheckMate-920 sur l\u2019innocuit\u00e9 et l\u2019efficacit\u00e9 de l\u2019association de nivolumab et d\u2019ipilimumab chez les patients atteints d\u2019un carcinome r\u00e9nal avanc\u00e9 non \u00e0 cellules claires, une population pr\u00e9sentant un mauvais pronostic et qui n\u2019ayant pas acc\u00e8s \u00e0 des traitements efficaces.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude CheckMate-920 est un essai clinique de phase 3b\/4 men\u00e9 dans des conditions r\u00e9elles qui \u00e9tudie <strong>l\u2019association de nivolumab et d\u2019ipilimumab chez les patients atteints d\u2019un carcinome r\u00e9nal avanc\u00e9 non \u00e0 cellules claires jamais trait\u00e9s auparavant<\/strong>. Les patients ont re\u00e7u le traitement combin\u00e9 pendant un maximum de deux ans, o\u00f9 jusqu\u2019\u00e0 ce que leur cancer progresse de nouveau ou qu\u2019ils ne puissent plus tol\u00e9rer le traitement. Des 52 patients trait\u00e9s, 28,8 % \u00e9taient atteints d\u2019un cancer du rein \u00e0 composante sarcomato\u00efde. La r\u00e9duction de la taille du cancer (ou taux de r\u00e9ponse) \u00e9tait de 19,6 %. Deux patients ont obtenu une r\u00e9ponse compl\u00e8te au traitement, et sept, une r\u00e9ponse partielle. La maladie s\u2019est stabilis\u00e9e chez 17 patients. La dur\u00e9e du traitement avant que les tumeurs ne recommencent \u00e0 cro\u00eetre (survie sans progression) \u00e9tait de 3,7 mois, tandis que la survie globale \u00e9tait de 21,2 mois. Tous les patients ont signal\u00e9 des effets secondaires graves ou mettant leur vie en danger, la diarrh\u00e9e ou les colites et les \u00e9ruptions cutan\u00e9es \u00e9tant les plus courants.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;affiche 313<\/strong>\u00a0a aussi pr\u00e9sent\u00e9 les <strong>tendances en mati\u00e8re de progression de la maladie chez les patients trait\u00e9s au moyen de l\u2019association de nivolumab et d\u2019ipilimumab <\/strong>dans le cadre de l\u2019\u00e9tude Checkmate-214. Apr\u00e8s un suivi d\u2019au moins quatre ans, le pourcentage de patients dont le cancer a recommenc\u00e9 \u00e0 cro\u00eetre \u00e9tait semblable chez les participants trait\u00e9s par l\u2019association de nivolumab et d\u2019ipilimumab (54,4 %) et chez ceux trait\u00e9s par sunitinib (52,9 %). Le d\u00e9veloppement de nouvelles m\u00e9tastases \u00e9tait la cause de la progression du cancer chez 35,5 % des patients trait\u00e9s par nivolumab et ipilimumab, mais seulement chez 25,5 % de ceux trait\u00e9s par sunitinib. Ce pourcentage \u00e9tait plus \u00e9lev\u00e9 chez les patients dont le cancer a recommenc\u00e9 \u00e0 progresser apr\u00e8s avoir pr\u00e9sent\u00e9 des signes de r\u00e9tr\u00e9cissement de la tumeur (50,7 % et 27,4 %, respectivement).<\/p>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, la progression due au d\u00e9veloppement de nouvelles l\u00e9sions est plus fr\u00e9quente chez les patients trait\u00e9s par l\u2019association de nivolumab et d\u2019ipilimumab que ceux trait\u00e9s par sunitinib, en particulier chez ceux dont le cancer a recommenc\u00e9 \u00e0 progresser apr\u00e8s avoir connu une r\u00e9duction.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Affiche 310<\/strong>:\u00a0Les <strong>m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales<\/strong> r\u00e9sultant de la propagation du carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales sont particuli\u00e8rement difficiles \u00e0 traiter, les m\u00e9dicaments ne pouvant atteindre le cerveau, car ils sont bloqu\u00e9s par une membrane appel\u00e9e barri\u00e8re h\u00e9matoenc\u00e9phalique. Dans le cadre de cette \u00e9tude, le cabozantinib a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9 pour le traitement des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e aupr\u00e8s de 69 patients pr\u00e9sentant des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales caus\u00e9es par un carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales. Le cancer de 25 de ces patients progressait au d\u00e9but de l\u2019\u00e9tude. Le traitement par cabozantinib a entra\u00een\u00e9 un taux de diminution (taux de r\u00e9ponse) de 61 % pour les m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales, y compris une r\u00e9ponse compl\u00e8te (disparition des m\u00e9tastases) de 13 %. Le taux de croissance des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales \u00e9tait de 16 % chez ces patients apr\u00e8s six mois. La survie globale \u00e9tait d\u2019un peu plus de 14 mois chez les deux groupes de patients.<\/p>\n<p>En conclusion, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que le cabozantinib r\u00e9duit la taille des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales sans \u00eatre toxique pour le cerveau.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;affiche 311<\/strong>\u00a0a d\u00e9crit la radioth\u00e9rapie st\u00e9r\u00e9otaxique d\u2019ablation (SABR) comme un traitement prometteur pour les patients atteints d\u2019un carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales qui pr\u00e9sentent un petit nombre de m\u00e9tastases. La SABR a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour traiter les patients atteints d\u2019un carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales m\u00e9tastatique, et le temps entre le traitement par SABR et l\u2019amorce d\u2019un traitement m\u00e9dicamenteux a \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9. Apr\u00e8s 12 mois, 87 % des patients n\u2019avaient pas amorc\u00e9 de traitement m\u00e9dicamenteux, et 79 % ne pr\u00e9sentaient pas de progression de leur cancer. La qualit\u00e9 de vie ne s\u2019est pas d\u00e9t\u00e9rior\u00e9e durant l\u2019\u00e9tude. L\u2019\u00e9tude a d\u00e9montr\u00e9 que la SABR constitue un traitement efficace et sans danger pour le carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales m\u00e9tastatique, capable de ma\u00eetriser le cancer et de pr\u00e9server la qualit\u00e9 de vie.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<hr \/>\n<h4>REMERCIEMENTS:<\/h4>\n<p><strong>R\u00e9viseurs m\u00e9dicaux:<\/strong><br \/>\nDre Rachel Giles (P.-B.)<br \/>\nDr Michael Jewett (CA)<br \/>\nDr Eric Jonasch (\u00c9.-U.)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9dactrice m\u00e9dicale:<\/strong><br \/>\nDre Sharon Deveson Kell (R.-U.)<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Webinaire tenu par la Kidney Cancer Coalition: Derni\u00e8res avanc\u00e9es de la recherche sur le cancer du rein La Kidney Cancer Coalition aux \u00c9tats-Unis a tenu un webinaire sur les derni\u00e8res avanc\u00e9es de la recherche sur le cancer du rein tir\u00e9es du symposium 2021 de l&rsquo;ASCO sur les cancers g\u00e9nito-urinaires. Quatre sp\u00e9cialistes du cancer du [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1088,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[19],"tags":[42],"year-of-the-new":[52],"class_list":["post-1095","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-non-classifiee","tag-evenements","year-of-the-new-52"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1095","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1095"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1095\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1096,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1095\/revisions\/1096"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1088"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1095"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1095"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1095"},{"taxonomy":"year-of-the-new","embeddable":true,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/year-of-the-new?post=1095"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}