{"id":1261,"date":"2021-10-21T18:07:11","date_gmt":"2021-10-21T18:07:11","guid":{"rendered":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/faits-saillants-du-congres-virtuel-2021-de-lesmo\/"},"modified":"2026-03-31T15:29:12","modified_gmt":"2026-03-31T15:29:12","slug":"highlights-from-the-esmo-virtual-congress-2021-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/highlights-from-the-esmo-virtual-congress-2021-2\/","title":{"rendered":"Faits saillants du congr\u00e8s virtuel 2021 de l&rsquo;ESMO"},"content":{"rendered":"<p><em>Source : <a href=\"https:\/\/ikcc.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">International Kidney Cancer Coalition (IKCC)<\/a><\/em><\/p>\n<p>La r\u00e9union annuelle de l&rsquo;European Society of Medical <span class=\"tooltipsall tooltip_post_id_6492 classtoolTips266\" data-hasqtip=\"28\">Oncology<\/span> (ESMO) s&rsquo;est tenue de fa\u00e7on virtuelle du 19 au 21 septembre 2021. Les pr\u00e9sentations peuvent \u00eatre consult\u00e9es sur le <a href=\"https:\/\/www.esmo.org\/meetings\/past-meetings\/esmo-congress-2021\/meeting-resources\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">site Web de l\u2019ESMO<\/a> si vous vous \u00eates pr\u00e9alablement connect\u00e9 au site. L\u2019International Kidney Cancer Coalition (IKCC) a particip\u00e9 au programme scientifique virtuel pour se tenir au courant des derni\u00e8res avanc\u00e9es en mati\u00e8re de soins et de traitement des personnes atteintes d\u2019un cancer du rein.<\/p>\n<p><em>Remarque : Le pr\u00e9sent r\u00e9sum\u00e9 a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 par des d\u00e9fenseurs des droits des patients, dans l\u2019int\u00e9r\u00eat des organisations de patients du monde entier qui se consacrent au domaine du cancer du rein. Bien que ce r\u00e9sum\u00e9 ait fait l\u2019objet d\u2019une r\u00e9vision par des professionnels m\u00e9dicaux, les renseignements qu\u2019il contient reposent sur des donn\u00e9es publiques partag\u00e9es lors de cette r\u00e9union et n\u2019entendent aucunement \u00eatre exhaustifs, ni ne constituent des conseils m\u00e9dicaux. Chaque patient doit parler \u00e0 son m\u00e9decin des soins et des traitements qui lui sont appropri\u00e9s.<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h4>Programmes de traitements alternatifs par ITK et immunoth\u00e9rapie<\/h4>\n<p><strong>Pauses dans le traitement par ITK du cancer du rein avanc\u00e9 ou m\u00e9tastatique (STAR)<br \/>\n<\/strong>L\u2019utilisation de pauses de traitement afin de diminuer les effets secondaires sans nuire aux r\u00e9sultats suscite un int\u00e9r\u00eat accru. Cette \u00e9tude de phase 3 (STAR) a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue dans le but de v\u00e9rifier comment l\u2019am\u00e9nagement d\u2019une pause dans le programme de traitement par tyrosine kinase (ITK) a un impact sur la quantit\u00e9 d\u2019effets secondaires et sur la survie des patients, en comparaison avec le traitement standard de premi\u00e8re intention des personnes atteintes d\u2019un carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales (CCR) avanc\u00e9. Les impacts sur la survie globale et une \u00e9valuation \u00e9conomique du QALY (l\u2019ann\u00e9e de vie ajust\u00e9e par la qualit\u00e9) ont \u00e9t\u00e9 les principaux r\u00e9sultats de cette \u00e9tude.<\/p>\n<p>L&rsquo;essai a recrut\u00e9 920 patients atteints d\u2019un CCR (carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales) qui s\u2019est propag\u00e9 \u00e0 d\u2019autres parties du corps (avanc\u00e9 ou m\u00e9tastatique). Les patients ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis de mani\u00e8re al\u00e9atoire entre deux groupes et ont re\u00e7u soit du sunitinib soit du pazopanib.<br \/>\nLes patients du groupe 1 ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s soit par sunitinib selon le programme standard (un comprim\u00e9 par jour pendant 4 semaines et 2 semaines de pause de traitement), soit par pazopanib (un comprim\u00e9 par jour sans pause). Ils ont continu\u00e9 le traitement tant qu\u2019il leur a \u00e9t\u00e9 b\u00e9n\u00e9fique, ou jusqu\u2019au moment o\u00f9 ils sont devenus incapables de supporter les effets secondaires.<\/p>\n<p>Les patients du groupe 2 ont re\u00e7u du sunitinib ou du pazopanib pendant 24 semaines selon la posologie standard. Ils sont ensuite entr\u00e9s en pause de traitement. Pendant cette pause planifi\u00e9e, ils ont \u00e9t\u00e9 surveill\u00e9s r\u00e9guli\u00e8rement au moyen de tomodensitom\u00e9tries (TDM). Lorsque le cancer a recommenc\u00e9 \u00e0 cro\u00eetre, on a repris le traitement. Ces patients ont ensuite suivi au moins 24 autres semaines de traitement par sunitinib ou par pazopanib; tant que leur cancer demeurait sous contr\u00f4le, ils pouvaient b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une nouvelle pause. Ils ont continu\u00e9 le traitement tant qu\u2019ils en ont tir\u00e9 des b\u00e9n\u00e9fices ou jusqu\u2019au moment o\u00f9 ils ont \u00e9t\u00e9 incapables d\u2019endurer les effets secondaires.<\/p>\n<p>Plus de la moiti\u00e9 des patients (53 %) ont continu\u00e9 \u00e0 participer \u00e0 l\u2019\u00e9tude apr\u00e8s 6 mois. La dur\u00e9e moyenne des pauses de traitement a \u00e9t\u00e9 de 87 jours. On n\u2019a pas relev\u00e9 de diff\u00e9rences significatives de la dur\u00e9e de survie globale entre les patients qui ont suivi le traitement standard et ceux qui ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de pauses, cependant, les donn\u00e9es obtenues ne sont pas assez probantes pour affirmer qu\u2019il n\u2019y avait aucune diff\u00e9rence. La dur\u00e9e de survie globale des patients du groupe qui a re\u00e7u le traitement standard a \u00e9t\u00e9 d\u2019environ un mois plus long. Sur une p\u00e9riode de deux ans, on a r\u00e9alis\u00e9 des \u00e9conomies d\u2019environ 6 954 \u00a3 par patient. Les param\u00e8tres d\u2019\u00e9valuation secondaires tels que le d\u00e9lai avant l\u2019\u00e9chec du traitement (le d\u00e9lai de la mort, de la progression de la maladie ou du d\u00e9but d\u2019un nouveau traitement syst\u00e9mique) et le temps \u00e9coul\u00e9 avant que le traitement cesse d\u2019\u00eatre efficace et que le cancer se propage \u00e0 nouveau (survie sans progression) donnaient tous un avantage au groupe qui a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de pauses dans le traitement.<br \/>\nLa dur\u00e9e de la survie globale ne diff\u00e9rait pas entre les deux groupes. L\u2019insertion de pauses dans le traitement a permis de r\u00e9duire le nombre d\u2019effets secondaires, elle a \u00e9t\u00e9 bien accept\u00e9e par les patients et les m\u00e9decins et elle a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 des \u00e9conomies importantes par rapport au traitement standard.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Traitement alternatif dans l\u2019utilisation de la combinaison ipilimumab+nivolumab pour le traitement de premi\u00e8re intention du CCR avanc\u00e9 (PRISM)<br \/>\n<\/strong>L\u2019utilisation d\u2019une combinaison des inhibiteurs de point de contr\u00f4le immunitaire ipilimumab plus nivolumab est le traitement standard chez les patients non trait\u00e9s auparavant (traitement de premi\u00e8re intention) atteints d\u2019un CCR qui pr\u00e9sentent un risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9 et qui s\u2019est propag\u00e9 (CCR avanc\u00e9 ou m\u00e9tastatique). Cette combinaison de m\u00e9dicaments peut entra\u00eener des effets secondaires graves ou potentiellement mortels, pour la plupart attribuables \u00e0 l\u2019ipilimumab. Le but de cet essai de phase 2 (PRISM) \u00e9tait de v\u00e9rifier si un changement au programme de ce traitement pouvait le rendre plus tol\u00e9rable, sans affecter la survie du patient.<\/p>\n<p>Les patients atteints d\u2018un CCR avanc\u00e9 jamais trait\u00e9 auparavant ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9parti al\u00e9atoirement en deux groupes dans un rapport de 2 \u00e0 1. Le groupe 1 a suivi un programme modifi\u00e9 d\u2019ipilimumab administr\u00e9 chaque 12 semaines pour un total de 4 doses, en association avec des infusions de nivolumab chaque 2 semaines entre les doses combin\u00e9es. Le groupe 2 a suivi le programme standard d\u2019ipilimumab chaque 3 semaines, pour un total de 4 doses, suivies d\u2019une dose standard de nivolumab chaque 2 semaines. Les patients ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 ce que leur maladie progresse ou que les effets secondaires deviennent intol\u00e9rables.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e aupr\u00e8s de 192 patients dont plus des deux tiers (69 %) pr\u00e9sentaient une maladie \u00e0 risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9. L\u2019occurrence d\u2019effets secondaires graves ou potentiellement mortels a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9rablement inf\u00e9rieure chez les patients qui ont suivi le programme modifi\u00e9 d\u2019ipilimumab (32,28 %) que chez ceux qui ont suivi le programme standard (53,1 %). Les patients du groupe qui a suivi l\u2019horaire modifi\u00e9 ont moins souffert d\u2019inflammation de l\u2019intestin (colite), de douleurs aux articulations, de probl\u00e8mes au foie, d\u2019inflammation des poumons (pneumonite) et d\u2019inflammation de la glande pituitaire (hypophysite). On n\u2019a pas observ\u00e9 de diff\u00e9rences entre les deux groupes pour ce qui est de la survie des patients bien que cela m\u00e9riterait peut-\u00eatre d\u2019\u00eatre confirm\u00e9 lors de futurs essais.<\/p>\n<p>Cette \u00e9tude a d\u00e9montr\u00e9 qu\u2019administrer l\u2019ipilimumab toutes les 12 semaines au lieu de toutes les 3 semaines, en combinaison avec le nivolumab, a fait grandement diminuer le nombre d\u2019effets secondaires graves ou potentiellement mortels. Le changement apport\u00e9 au programme de traitement n\u2019a pas sembl\u00e9 affecter la dur\u00e9e de vie des patients, mais cet essai est de trop petite envergure pour en arriver \u00e0 une conclusion finale.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h4>Probabilit\u00e9s de survie \u00e0 diverses \u00e9tapes de l\u2019\u00e9tude CheckMate 214 sur l\u2019ipilimumab et le nivolumab<\/h4>\n<p>L\u2019utilisation simultan\u00e9e de deux m\u00e9dicaments (traitements combin\u00e9s) est un traitement standard du CCR qui s\u2019est propag\u00e9 (CCR avanc\u00e9 ou m\u00e9tastatique) chez des patients qui n\u2019ont pas encore re\u00e7u de traitement. L\u2019\u00e9tude CheckMate 214 a d\u00e9montr\u00e9 que la combinaison des inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaire, le nivolumab et l\u2019ipilimumab, a aid\u00e9 les patients atteints d\u2019un CCR \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9 ou interm\u00e9diaire \u00e0 vivre plus longtemps que les patients trait\u00e9s en monoth\u00e9rapie par un ITK, le sunitinib, et qu\u2019elle r\u00e9duisait le risque de mortalit\u00e9 de 32 %.<\/p>\n<p>Cette affiche pr\u00e9sentait des donn\u00e9es \u00e0 long terme issues de l\u2019\u00e9tude CheckMate 214 en ce qui concerne les probabilit\u00e9s de survie \u00e0 diff\u00e9rentes \u00e9tapes apr\u00e8s le d\u00e9but du traitement (par exemple, si vous avez d\u00e9j\u00e0 surv\u00e9cu 3 ans, quelles sont les chances que vous viviez 2 autres ann\u00e9es?). Les patients ont \u00e9t\u00e9 suivis pendant 67,7 mois en moyenne.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude CheckMate 214 a compar\u00e9 la combinaison nivolumab+ipilimumab au sunitinib chez 1 096 patients atteints d\u2019un CCR \u00e0 cellules claires avanc\u00e9. Apr\u00e8s un minimum de 5 ans de suivi, la combinaison nivolumab+ipilimumab a continu\u00e9 \u00e0 \u00eatre b\u00e9n\u00e9fique en ce qui concerne la survie par rapport au sunitinib, chez des patients atteints d\u2019un CCR \u00e0 cellules claires avanc\u00e9. L\u2019\u00e9tude a aussi montr\u00e9 que chez les patients toujours en vie apr\u00e8s 3 ans, la probabilit\u00e9 d\u2019\u00eatre encore vivants 2 ans plus tard \u00e9tait de 81 % pour l\u2019ensemble des patients, de 79 % chez les patients \u00e0 risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9 et de 85 % chez les patients \u00e0 risque favorable. La probabilit\u00e9 que le cancer ne r\u00e9cidive pas pendant les 2 ann\u00e9es suivantes \u00e9tait de 85 % \u00e0 90 % pour tous les groupes de risque. Chez les patients qui r\u00e9pondaient toujours \u00e0 la combinaison nivolumab+ipilimumab apr\u00e8s 3 ans, la probabilit\u00e9 que la r\u00e9ponse se poursuive deux autres ann\u00e9es \u00e9tait de 85 % \u00e0 90 % pour tous les patients.<\/p>\n<p>Aucun nouvel effet secondaire n\u2019a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9 pendant la dur\u00e9e additionnelle de suivi.<\/p>\n<p>Le suivi \u00e0 long terme effectu\u00e9 dans cette \u00e9tude a montr\u00e9 que le nivolumab+ipilimumab procurait une meilleure chance de survie par rapport au sunitinib et qu\u2019il augmentait la survie \u00e0 long terme des patients toujours vivants qui r\u00e9pondaient encore au traitement apr\u00e8s 3 ans.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h4>Le pembrolizumab en tant que traitement adjuvant<\/h4>\n<p>La n\u00e9phrectomie constitue la norme de soins pour le CCR, mais le cancer peut r\u00e9appara\u00eetre (r\u00e9cidive) apr\u00e8s la chirurgie. Un traitement adjuvant est un traitement m\u00e9dical administr\u00e9 apr\u00e8s la chirurgie pour emp\u00eacher une r\u00e9cidive du cancer.<\/p>\n<p>Dans le pass\u00e9, des inhibiteurs du facteur de croissance endoth\u00e9lial vasculaire (VEGF) et des cytokines ont \u00e9t\u00e9 test\u00e9s en tant que traitements adjuvants pour le CCR, mais sans qu\u2019on puisse conclure \u00e0 des b\u00e9n\u00e9fices significatifs pour les patients.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude de phase 3 KEYNOTE 564 s\u2019est pench\u00e9e sur l\u2019utilisation du pembrolizumab apr\u00e8s la n\u00e9phrectomie, en tant que traitement adjuvant chez des patients atteints d\u2019un CCR \u00e0 cellules claires. Les patients ont \u00e9t\u00e9 assign\u00e9s de mani\u00e8re al\u00e9atoire \u00e0 deux groupes pr\u00e9sentant des caract\u00e9ristiques similaires et ont re\u00e7u du pembrolizumab ou un placebo pendant environ un an. Pendant et apr\u00e8s le traitement, les patients ont \u00e9t\u00e9 suivis pour d\u00e9celer une r\u00e9cidive de leur cancer.<\/p>\n<p>Le pembrolizumab a consid\u00e9rablement diminu\u00e9 le risque relatif d\u2019une r\u00e9cidive du cancer, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019environ 32 %. Apr\u00e8s deux ans, 68,1 % des patients ayant re\u00e7u le placebo demeuraient exempts de la maladie. Cela signifie que 31,9 % des patients sur placebo pr\u00e9sentaient un risque de r\u00e9cidive apr\u00e8s la chirurgie. Parmi les patients sous pembrolizumab, 77,3 % ont \u00e9t\u00e9 exempts d\u2019une r\u00e9cidive, ce qui permet de conclure \u00e0 une r\u00e9duction des risques de r\u00e9cidive d\u2019environ un tiers (32 %) chez les patients ayant re\u00e7u le pembrolizumab en traitement adjuvant. Il faudra poursuivre les recherches avant de disposer de donn\u00e9es fiables sur la survie globale.<\/p>\n<p>Les patients ayant re\u00e7u au moins une dose de pembrolizumab ou de placebo ont r\u00e9pondu \u00e0 des questionnaires sur leur qualit\u00e9 de vie avant leur premi\u00e8re infusion, \u00e0 plusieurs moments durant leur traitement ainsi qu\u2019\u00e0 la fin du traitement, 30 jours apr\u00e8s avoir re\u00e7u leur derni\u00e8re dose et par la suite annuellement, jusqu\u2019\u00e0 ce que le cancer r\u00e9cidive ou que le patient d\u00e9bute un nouveau traitement.<\/p>\n<p>Parmi les 496 patients sous pembrolizumab et les 498 patients sous placebo, plus de 90 % ont rempli les questionnaires initiaux sur la qualit\u00e9 de vie et plus de 60 % l\u2019ont fait \u00e0 nouveau apr\u00e8s un an.<\/p>\n<p>Seule une l\u00e9g\u00e8re d\u00e9t\u00e9rioration de la qualit\u00e9 de vie a \u00e9t\u00e9 not\u00e9e chez les patients sous pembrolizumab en comparaison avec ceux recevant le placebo, ce que les chercheurs n\u2019ont pas consid\u00e9r\u00e9 comme statistiquement significatif. Notablement, la qualit\u00e9 de vie est demeur\u00e9e stable au fil du temps. Les participants ont d\u00e9clar\u00e9 que le pembrolizumab \u00e9tait supportable de leur point de vue de patients.<\/p>\n<p>Le pembrolizumab est pr\u00e9sentement approuv\u00e9 par plusieurs autorit\u00e9s en mati\u00e8re de sant\u00e9 partout dans le monde, en combinaison avec l\u2019axitinib, dans le traitement de premi\u00e8re intention de patients atteints d\u2019un CCR avanc\u00e9. En association avec les donn\u00e9es sur la survie de l\u2019\u00e9tude KEYNOTE 564, ces r\u00e9sultats laissent croire que la qualit\u00e9 de vie n\u2019est pas impact\u00e9e de mani\u00e8re significative par la prise de pembrolizumab, lorsqu\u2019il est administr\u00e9 sur une p\u00e9riode maximum d\u2019un an apr\u00e8s la chirurgie.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h4>Monoth\u00e9rapies pour le traitement du CCR avanc\u00e9<\/h4>\n<p><strong>Le pembrolizumab en monoth\u00e9rapie comme traitement de premi\u00e8re intention (KEYNOTE 427)<br \/>\n<\/strong>L\u2019\u00e9tude de phase 2 KEYNOTE 427 examine l\u2019efficacit\u00e9 du pembrolizumab en tant que traitement de premi\u00e8re intention chez des patients atteints d\u2019un CCR avanc\u00e9 \u00e0 cellules claires (cohorte A) ou \u00e0 cellules non-claires (cohorte B).<\/p>\n<p>Cette pr\u00e9sentation sur affiche consistait en une mise \u00e0 jour des r\u00e9sultats sur l\u2019efficacit\u00e9 et l\u2019innocuit\u00e9 du pembrolizumab apr\u00e8s un minimum de 41 mois (pr\u00e8s de trois ans et demi) de suivi des patients atteints d\u2019un CCR \u00e0 cellules claires (cohorte A). Les patients ont re\u00e7u le pembrolizumab aux 3 semaines, pour un maximum de 35 doses, jusqu\u2019\u00e0 une aggravation du cancer ou au moment o\u00f9 le patient n\u2019a plus tol\u00e9r\u00e9 les effets secondaires.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude a recrut\u00e9 110 patients atteints pour la plupart d\u2019un CCR \u00e0 risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9 (61,8 %). La dur\u00e9e moyenne des traitements a \u00e9t\u00e9 de 8,5 mois et l\u2019\u00e9tude se poursuit. Les donn\u00e9es de cette pr\u00e9sentation ont \u00e9t\u00e9 recueillies 47 mois en moyenne apr\u00e8s le recrutement des patients.<\/p>\n<p>Plus du tiers des patients (36,4%) ont r\u00e9pondu au traitement par pembrolizumab et leur cancer a r\u00e9gress\u00e9. La dur\u00e9e moyenne de cette r\u00e9ponse a \u00e9t\u00e9 de 19 mois et on a estim\u00e9 qu\u2019elle a dur\u00e9 au minimum deux ans chez 43,5 % de ces patients. Globalement, plus des deux tiers (69 %) ont vu le nombre de leurs tumeurs diminuer et 19,1 % ont eu une r\u00e9duction d\u2019au moins 80 %. Les patients dont la maladie \u00e9tait \u00e0 risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9 ont sembl\u00e9 mieux r\u00e9pondre au traitement (39,7 %) que ceux dont la maladie \u00e9tait \u00e0 risque favorable (31 %).<\/p>\n<p>La dur\u00e9e moyenne entre le d\u00e9but du traitement et le moment o\u00f9 le pembrolizumab a cess\u00e9 d\u2019\u00eatre efficace et que le cancer a recommenc\u00e9 \u00e0 progresser (survie sans progression) a \u00e9t\u00e9 de 7,1 mois et la moyenne de dur\u00e9e de la survie globale a \u00e9t\u00e9 de 40,7 mois. Pr\u00e8s de 20 % des patients ont eu une dur\u00e9e de survie sans progression d\u2019un minimum de 30 mois et pr\u00e8s des deux tiers (62,6 %) ont eu une dur\u00e9e de survie globale de 30 mois. Tant la dur\u00e9e de la survie sans progression que celle de la survie globale ont \u00e9t\u00e9 plus longues chez les patients dont la maladie \u00e9tait \u00e0 risque favorable que chez ceux atteints d\u2019une maladie \u00e0 risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>\u00c9tude men\u00e9e dans des conditions r\u00e9elles sur le cabozantinib, chez des patients atteints d\u2019un CCR avanc\u00e9<br \/>\n<\/strong>Le cabozantinib est un inhibiteur de la tyrosine kinase approuv\u00e9 en Europe pour le traitement des adultes atteints d\u2019un CCR avanc\u00e9 \u00e0 risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9. Il peut \u00eatre administr\u00e9 \u00e0 des patients qui ont re\u00e7u un traitement qui cible le facteur de croissance endoth\u00e9lial vasculaire (VEGF) au pr\u00e9alable, ou \u00e0 des patients qui n\u2019ont re\u00e7u aucun traitement pour leur cancer. Cette affiche pr\u00e9sentait des donn\u00e9es provisoires tir\u00e9es de l\u2019\u00e9tude CASSIOPE sur l\u2019utilisation du cabozantinib dans des conditions r\u00e9elles chez des patients atteints d\u2019un CCR avanc\u00e9 et qui avaient re\u00e7u un traitement ant\u00e9rieur ciblant le VEGF ou du nivolumab. Cette analyse int\u00e9rimaire planifi\u00e9e a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e au moment o\u00f9 50 % des patients avaient compl\u00e9t\u00e9 un minimum de 3 mois de suivi.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude a recrut\u00e9 337 patients trait\u00e9s par cabozantinib apr\u00e8s avoir re\u00e7u un traitement ciblant le VEGF (majoritairement le sunitinib ou le pazopanib) ou le nivolumab (pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des patients avaient re\u00e7u le nivolumab en premi\u00e8re ou en deuxi\u00e8me intention de traitement). La plupart des patients (pr\u00e8s de 90 %) \u00e9taient atteints d\u2019un CCR \u00e0 cellules claires.<\/p>\n<p>Durant les 3 premiers mois de suivi, pr\u00e8s de 40 % des 58 patients qui avaient \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s avec le nivolumab pour ensuite recevoir le cabozantinib ont eu une r\u00e9ponse partielle au traitement et la maladie est rest\u00e9e stable chez un autre 45 %. Malheureusement, la maladie s\u2019est aggrav\u00e9e chez 12 % de cette cohorte. La dose de cabozantinib a d\u00fb \u00eatre modifi\u00e9e chez la plupart des patients (79 %) pendant le suivi int\u00e9rimaire : la dose a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duite, on a am\u00e9nag\u00e9 une pause dans le traitement au cabozantinib ou on l\u2019a compl\u00e8tement cess\u00e9. Plus de 90 % des patients ont signal\u00e9 au moins un effet secondaire attribuable au traitement et les effets rapport\u00e9s \u00e9taient g\u00e9rables. Aucune mort n\u2019a \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9e au traitement.<\/p>\n<p>L\u2019analyse int\u00e9rimaire de cette \u00e9tude donne \u00e0 penser que l\u2019utilisation du cabozantinib est tol\u00e9rable dans des conditions r\u00e9elles et qu\u2019il peut \u00eatre efficace pour des patients ayant re\u00e7u un traitement ant\u00e9rieur ciblant le VEGF, ou du nivolumab.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h4>Traitements prometteurs de cancers du rein plus rares<\/h4>\n<p>Deux \u00e9tudes portant sur les traitements du CCR \u00e0 cellules non claires ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 l\u2019ESMO cette ann\u00e9e. Le CCR \u00e0 cellules non claires repr\u00e9sente de 20 \u00e0 25 % de l\u2019ensemble des diagnostics de CCR et ses r\u00e9sultats de survie sont g\u00e9n\u00e9ralement inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux du CCR \u00e0 cellules claires. Le cabozantinib et les inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaire ont tous deux d\u00e9montr\u00e9 leur capacit\u00e9 \u00e0 aider les patients atteints d\u2019un CCR \u00e0 cellules non claires.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Le pembrolizumab pour le CCR \u00e0 cellules non claires (KEYNOTE 427)<br \/>\n<\/strong>KEYNOTE 427 est une \u00e9tude de phase 2 qui a examin\u00e9 le traitement de premi\u00e8re intention par pembrolizumab des personnes atteintes d\u2019un CCR \u00e0 cellules claires (cohorte A) et d\u2019un CCR \u00e0 cellules non claires (cohorte B). Cette affiche pr\u00e9sentait une mise \u00e0 jour des donn\u00e9es sur l\u2019efficacit\u00e9 et l\u2019innocuit\u00e9 du pembrolizumab apr\u00e8s presque trois ans de suivi des personnes atteintes d\u2019un CCR \u00e0 cellules non claires (cohorte B).<\/p>\n<p>Le pembrolizumab \u00e9tait administr\u00e9 toutes les 3 semaines pour un total de 35 doses, jusqu\u2019\u00e0 une aggravation du cancer ou jusqu\u2019\u00e0 ce que le patient ne tol\u00e8re plus les effets secondaires.<\/p>\n<p>La cohorte B r\u00e9unissait 165 patients atteints d\u2019un CCR \u00e0 cellules non claires dont 71,5 % pr\u00e9sentaient un CCR papillaire, 12,7 % un CCR chromophobe et 15,8 % un CCR d\u2019une histologie non classifi\u00e9e. La dur\u00e9e moyenne de traitement a \u00e9t\u00e9 de pr\u00e8s de 7 mois, le tiers des patients a suivi plus d\u2019un an de traitement et 15 % d\u2019entre eux ont re\u00e7u la totalit\u00e9 des 35 doses de pembrolizumab.<\/p>\n<p>Le quart des patients a r\u00e9pondu au traitement par pembrolizumab et leur cancer a r\u00e9gress\u00e9. La dur\u00e9e moyenne de cette r\u00e9ponse a \u00e9t\u00e9 de 29 mois. La dur\u00e9e moyenne entre le d\u00e9but du traitement et le moment o\u00f9 le pembrolizumab a cess\u00e9 d\u2019\u00eatre efficace et que le cancer a recommenc\u00e9 \u00e0 progresser (survie sans progression) a \u00e9t\u00e9 de 4,2 mois et la moyenne de dur\u00e9e de la survie globale a \u00e9t\u00e9 de 29,9 mois. Chez la plupart des patients (59,4 %), la charge tumorale a diminu\u00e9 et 16,4 % d\u2019entre eux ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019une diminution de 80 % et plus.<\/p>\n<p>Les taux de r\u00e9ponse ont vari\u00e9 selon les sous-types histologiques. Les patients de sous type papillaire (taux de r\u00e9ponse de 28,8 %) et de CCR non classifi\u00e9 (taux de r\u00e9ponse de 30,8%) ont sembl\u00e9 mieux r\u00e9pondre au m\u00e9dicament que ceux atteints d\u2019un CCR chromophobe (taux de r\u00e9ponse de 9,5 %). La survie m\u00e9diane sans progression et la survie globale ont dur\u00e9 plus longtemps chez les patients atteints d\u2019un CCR papillaire (5,5 et 31 mois) par rapport aux patients d\u2019histologie chromophobe (3,9 et 23,5 mois) ou non classifi\u00e9e (2,8 \u00e0 17,6 mois).<\/p>\n<p>Aucun nouvel effet secondaire li\u00e9 au pembrolizumab n\u2019a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9 tandis que pr\u00e8s de 70 % des patients ont fait \u00e9tat d\u2019au moins un effet secondaire li\u00e9 au traitement. De ces effets secondaires, 17 % ont \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9s comme graves ou potentiellement mortels et deux patients sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s des suites d\u2019effets secondaires li\u00e9s au traitement (pneumonie et arr\u00eat cardiaque).<\/p>\n<p>Apr\u00e8s un suivi de pr\u00e8s de 3 ans, le traitement de premi\u00e8re intention au pembrolizumab semble manifester une activit\u00e9 anticanc\u00e9reuse prometteuse chez des patients atteints d\u2019un CCR \u00e0 cellules non claires. Parmi les sous groupes histologiques du CCR \u00e0 cellules non claires, le pembrolizumab semble d\u00e9montrer une plus grande efficacit\u00e9 chez des patients atteints du CCR papillaire.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Le cabozantinib pour le CCR des tubes collecteurs (BONSAI)<br \/>\n<\/strong>Le carcinome des tubes collecteurs est l\u2019une des formes les plus agressives de CCR et il compte parmi les moins \u00e9tudi\u00e9s et les moins compris. Il existe un besoin non satisfait pour un traitement efficace des patients qui en sont atteints alors qu\u2019on compte tr\u00e8s peu d\u2019essais cliniques qui acceptent de les enr\u00f4ler.<\/p>\n<p>Cette \u00e9tude unicentrique de phase 2 a \u00e9tudi\u00e9 le carcinome des tubes collecteurs qui s\u2019est r\u00e9pandu (m\u00e9tastatique) chez des patients qui n\u2019avaient pas re\u00e7u de traitement. Elle a examin\u00e9 les r\u00e9sultats du cabozantinib en ce qui concerne la survie et les effets secondaires. L\u2019\u00e9tude a aussi tent\u00e9 d\u2019identifier les mutations g\u00e9n\u00e9tiques associ\u00e9es \u00e0 ce sous type de CCR.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude a recrut\u00e9 25 patients dont 23 ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s par cabozantinib. La plupart des patients \u00e9taient de sexe masculin et leur \u00e2ge moyen \u00e9tait de 66 ans. Les sites de propagation du cancer les plus courants \u00e9taient les ganglions lymphatiques, les poumons et le foie. Le suivi des patients a dur\u00e9 8 mois en moyenne.<br \/>\nTrente-cinq pour cent (35 %) des patients ont r\u00e9pondu au traitement et leur cancer a diminu\u00e9. Un patient a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019une r\u00e9ponse compl\u00e8te, et sept ont eu une r\u00e9ponse partielle. La dur\u00e9e moyenne entre le d\u00e9but du traitement et le moment o\u00f9 le cabozantinib a cess\u00e9 d\u2019\u00eatre efficace et que le cancer a recommenc\u00e9 \u00e0 progresser (survie sans progression) a \u00e9t\u00e9 de 6 mois.<\/p>\n<p>Tous les patients ont rapport\u00e9 au moins un effet secondaire l\u00e9ger ou mod\u00e9r\u00e9 et les plus courants ont \u00e9t\u00e9 la fatigue, une activit\u00e9 r\u00e9duite de la glande thyro\u00efde (hypothyro\u00efdie), des douleurs buccales, une diminution de l\u2019app\u00e9tit, un syndrome palmoplantaire, de la haute tension ou de la diarrh\u00e9e. Cinq patients ont fait \u00e9tat d\u2019effets secondaires s\u00e9rieux (deux cas de caillots sanguins, deux cas de haute tension et un cas de fatigue s\u00e9v\u00e8re); il n\u2019y a pas eu d\u2019effet secondaire dangereux pour la vie ni de d\u00e9c\u00e8s li\u00e9s au traitement. La dose de cabozantinib a d\u00fb \u00eatre r\u00e9duite chez 17 % des patients.<\/p>\n<p>Le s\u00e9quen\u00e7age de l\u2019ADN n\u2019a pas \u00e9tabli de corr\u00e9lation entre le nombre de mutations tumorales et la r\u00e9ponse au cabozantinib. Toutefois, les patients qui ont le mieux r\u00e9pondu au traitement et b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de plus de 6 mois de survie sans progression pr\u00e9sentaient un grand nombre de mutations affectant la d\u00e9sint\u00e9gration de certaines prot\u00e9ines dans les cellules tumorales (d\u00e9subiquitination), la communication intercellulaire et un facteur de croissance \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des cellules canc\u00e9reuses. Ces d\u00e9couvertes pourraient expliquer le mode de croissance de ce type de tumeur et ouvrir la voie \u00e0 une nouvelle classe de traitements anticanc\u00e9reux.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude conclut \u00e0 une efficacit\u00e9 mod\u00e9r\u00e9e et \u00e0 une tol\u00e9rabilit\u00e9 acceptable du cabozantinib chez des patients atteints d\u2019un carcinome des tubes collecteurs.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h4>Belzutifan (MK 6482) plus cabozantinib pour le CCR \u00e0 cellules claires avanc\u00e9<\/h4>\n<p>Les cancers du rein pr\u00e9sentent souvent des mutations du g\u00e8ne von Hippel Lindau (VHL) qui provoquent une \u00e9l\u00e9vation des taux d\u2019une prot\u00e9ine appel\u00e9e facteur induit par l\u2019hypoxie, ou HIF 2\u03b1. Il en r\u00e9sulte plusieurs changements qui favorisent la croissance tumorale dans les cellules canc\u00e9reuses et leur environnement. Le belzutifan (MK 6482), un nouvel inhibiteur du facteur induit par l\u2019hypoxie 2\u03b1 (HIF 2\u03b1) bloque l\u2019action de la prot\u00e9ine appel\u00e9e HIF 2\u03b1.<\/p>\n<p>Cette pr\u00e9sentation faisait la mise \u00e0 jour des r\u00e9sultats d\u2019une petite \u00e9tude de phase 2 toujours en cours qui \u00e9value l\u2019innocuit\u00e9 et l\u2019efficacit\u00e9 du belzutifan en combinaison avec le cabozantinib chez des patients atteints d\u2019un CCR \u00e0 cellules claires ayant d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u un traitement d\u2019immunoth\u00e9rapie (cohorte 2) ou qui n\u2019avaient re\u00e7u aucun traitement ant\u00e9rieur (cohorte 1).<\/p>\n<p>Globalement, la cohorte 2 r\u00e9unissait 52 patients et les donn\u00e9es utilis\u00e9es dans cette analyse int\u00e9rimaire ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9colt\u00e9es en moyenne apr\u00e8s neuf mois. Un peu plus de la moiti\u00e9 des patients (54 %) avaient re\u00e7u un m\u00e9dicament d\u2019immunoth\u00e9rapie tandis que 46 % d\u2019entre eux en avaient re\u00e7u deux. La r\u00e9duction de la taille du cancer (taux de r\u00e9ponse globale) a \u00e9t\u00e9 de 22 %, y compris neuf r\u00e9ponses partielles. La maladie a \u00e9t\u00e9 contr\u00f4l\u00e9e chez 90 % des patients qui ont pr\u00e9sent\u00e9 une r\u00e9ponse compl\u00e8te, une r\u00e9ponse partielle ou une stabilisation de la maladie. La dur\u00e9e de la survie sans progression a \u00e9t\u00e9 de 16,8 mois et 81 % des patients ont surv\u00e9cu un minimum d\u2019un an.<\/p>\n<p>La presque totalit\u00e9 des patients (98 %) a souffert d\u2019un effet secondaire, bien que la plupart aient \u00e9t\u00e9 l\u00e9gers ou mod\u00e9r\u00e9s. Les effets secondaires plus graves les plus courants ont \u00e9t\u00e9 la haute tension (hypertension), la diminution du taux de fer dans le sang (an\u00e9mie) et une sensation de fatigue (fatigue). L\u2019\u00e9tude n\u2019a pas relev\u00e9 d\u2019effets secondaires potentiellement mortels et aucun d\u00e9c\u00e8s li\u00e9 au traitement ne s\u2019y est produit. Seulement six patients (12 %) ont arr\u00eat\u00e9 le traitement \u00e0 cause des effets secondaires du belzutifan et 8 patients (15%) ont arr\u00eat\u00e9 le traitement \u00e0 cause d\u2019effets secondaires li\u00e9s au cabozantinib.<\/p>\n<p>En conclusion, le belzutifan a d\u00e9montr\u00e9 une activit\u00e9 anticanc\u00e9reuse prometteuse lorsqu\u2019il est administr\u00e9 avec le cabozantinib \u00e0 des patients atteints d\u2019un CCR m\u00e9tastatique \u00e0 cellules claires qui ont d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u un traitement. On aura besoin de donn\u00e9es plus compl\u00e8tes afin de disposer de connaissances plus approfondies sur l\u2019efficacit\u00e9 du belzutifan et de d\u00e9terminer quel r\u00f4le il pourra jouer dans le continuum de traitements du CCR.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h4>L\u2019immunoth\u00e9rapie en comparaison avec le sunitinib en tant que traitement de premi\u00e8re intention du CCR avanc\u00e9 \u00e0 risque favorable<\/h4>\n<p>Tandis qu\u2019environ 80 % \u00e0 90 % des personnes atteintes d\u2019un CCR de stade pr\u00e9coce (stades un ou deux) ont une dur\u00e9e de survie d\u2019au moins cinq ans, seulement 12 % des personnes atteintes d\u2019un CCR qui s\u2019est propag\u00e9 (maladie m\u00e9tastatique) ont une dur\u00e9e de survie de cinq ans ou plus. Le traitement du CCR avanc\u00e9 est complexe. Des \u00e9tudes ant\u00e9rieures ont d\u00e9montr\u00e9 que les traitements d\u2019immunoth\u00e9rapie am\u00e9lioraient les r\u00e9sultats de survie chez ces patients.<\/p>\n<p>Cette pr\u00e9sentation collige les r\u00e9sultats de l\u2019analyse de tous les patients ayant particip\u00e9 \u00e0 une s\u00e9rie d\u2019essais cliniques diff\u00e9rents (m\u00e9ta analyse). Elle dresse une comparaison entre les r\u00e9sultats des traitements d\u2019immunoth\u00e9rapie et ceux des traitements au sunitinib en tant que traitement de premi\u00e8re intention des patients atteints d\u2019un CCR avanc\u00e9 \u00e0 risque favorable.<\/p>\n<p>Un total de six essais cliniques comparatifs randomis\u00e9s regroupant 5 021 patients ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9s. Ces essais concernaient plusieurs traitements de combinaison d\u2019immunoth\u00e9rapie diff\u00e9rents. Les six essais concluaient \u00e0 un avantage de l\u2019immunoth\u00e9rapie sur le sunitinib en ce qui concernait la survie dans tous les groupes de risques combin\u00e9s (maladie \u00e0 risque favorable, interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9). Cependant, chez les patients atteints d\u2019une maladie \u00e0 risque favorable, on n\u2019a pas relev\u00e9 de diff\u00e9rences entre l\u2019immunoth\u00e9rapie et le sunitinib en ce qui concerne la survie. Les effets secondaires ont \u00e9t\u00e9 les m\u00eames que ceux pr\u00e9c\u00e9demment li\u00e9s \u00e0 ces m\u00e9dicaments.<\/p>\n<p>L\u2019immunoth\u00e9rapie, en tant que traitement de premi\u00e8re intention, am\u00e9liore la survie globale et la survie sans progression chez des patients atteints d\u2019un CCR avanc\u00e9. Cette am\u00e9lioration de la survie en faveur de l\u2019immunoth\u00e9rapie, n\u2019a toutefois pas pu \u00eatre confirm\u00e9e chez les patients atteints d\u2019un CCR avanc\u00e9 \u00e0 risque favorable. Des \u00e9tudes de plus grande envergure et d\u2019une dur\u00e9e plus longue sur ce groupe de patients sont n\u00e9cessaires.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h4>Le traitement post chirurgical du CCR \u00e0 composantes sarcomato\u00efdes ou rhabdo\u00efdes par des inhibiteurs du point de contr\u00f4le immunitaire<\/h4>\n<p>La n\u00e9phrectomie cytor\u00e9ductive est l\u2019ablation chirurgicale de la tumeur r\u00e9nale dans le but de r\u00e9duire la quantit\u00e9 de cellules canc\u00e9reuses (charge tumorale), de diminuer les sympt\u00f4mes et l\u2019immunosuppression caus\u00e9s par la tumeur et de pr\u00e9venir les complications. Des \u00e9tudes r\u00e9centes ont remis en question le r\u00f4le de la n\u00e9phrectomie cytor\u00e9ductive chez des patients atteints d\u2019un CCR qui s\u2019est propag\u00e9 (CCR m\u00e9tastatique).<\/p>\n<p>Le CCR \u00e0 cellules claires \u00e0 composantes sarcomato\u00efdes ou rhabdo\u00efdes est un type de cancer du rein agressif qui r\u00e9pond bien \u00e0 un traitement d\u2019immunoth\u00e9rapie (inhibiteurs de point de contr\u00f4le immunitaire). Toutefois, le r\u00f4le de la n\u00e9phrectomie cytor\u00e9ductive dans ces types de CCR n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 auparavant. Cette pr\u00e9sentation sur affiche a examin\u00e9 les r\u00e9sultats de survie des patients atteints d\u2019un CCR \u00e0 composantes sarcomato\u00efdes ou rhabdo\u00efdes d\u2019abord trait\u00e9s par chirurgie cytor\u00e9ductive puis par des inhibiteurs de point de contr\u00f4le immunitaire.<\/p>\n<p>Les dossiers de patients atteints d\u2019un CCR \u00e0 composantes sarcomato\u00efdes ou rhabdo\u00efdes d&rsquo;un grand centre de canc\u00e9rologie en Am\u00e9rique ont \u00e9t\u00e9 pass\u00e9s en revue. Quatre vingt onze (91) de ces patients ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s par un inhibiteur de point de contr\u00f4le immunitaire. Le cancer s\u2019\u00e9tait propag\u00e9 sur plus d\u2019un site tumoral chez la plupart des patients (79%) et pr\u00e8s de 60 % d\u2019entre eux pr\u00e9sentaient une maladie \u00e0 risque interm\u00e9diaire. Les trois quarts des patients avaient re\u00e7u un traitement de premi\u00e8re intention par un inhibiteur de point de contr\u00f4le immunitaire, principalement la combinaison nivolumab+ipilimumab, ou un inhibiteur du point de contr\u00f4le PD 1 en monoth\u00e9rapie. Les patients trait\u00e9s par un inhibiteur de point de contr\u00f4le immunitaire qui avaient subi une n\u00e9phrectomie au pr\u00e9alable ou diff\u00e9r\u00e9e avaient b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019une dur\u00e9e de survie plus longue que ceux qui avaient re\u00e7u le m\u00eame traitement sans avoir eu de n\u00e9phrectomie (29 mois comparativement \u00e0 14 mois, respectivement).<\/p>\n<p>Cette \u00e9tude donne \u00e0 penser que la n\u00e9phrectomie cytor\u00e9ductive pourrait favoriser la survie des patients atteints d\u2019un CCR pr\u00e9sentant des composantes sarcomato\u00efdes ou rhabdo\u00efdes qui suivent un traitement aux inhibiteurs de point de contr\u00f4le immunitaire et que cette chirurgie peut \u00eatre envisag\u00e9e pour certains patients sp\u00e9cifiques. \u00c9tant donn\u00e9 le caract\u00e8re r\u00e9trospectif de cette \u00e9tude, ses r\u00e9sultats doivent \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9s avec prudence.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<hr \/>\n<h4>REMERCIEMENTS<\/h4>\n<p><strong>\u00c9diteurs:<\/strong><br \/>\nProfesseur James Larkin (R.-U.)<br \/>\nDr Andreas Schmitt (R.-U.)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9viseurs m\u00e9dicaux:<\/strong><br \/>\nDre Rachel Giles (P.-B.)<br \/>\nDr Michael Jewett (CA)<br \/>\nDr Eric Jonasch (\u00c9.-U.)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9dactrice m\u00e9dicale:<\/strong><br \/>\nDre Sharon Deveson Kell (R.-U.)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Source : International Kidney Cancer Coalition (IKCC) La r\u00e9union annuelle de l&rsquo;European Society of Medical Oncology (ESMO) s&rsquo;est tenue de fa\u00e7on virtuelle du 19 au 21 septembre 2021. Les pr\u00e9sentations peuvent \u00eatre consult\u00e9es sur le site Web de l\u2019ESMO si vous vous \u00eates pr\u00e9alablement connect\u00e9 au site. 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