{"id":1350,"date":"2022-03-23T10:22:44","date_gmt":"2022-03-23T10:22:44","guid":{"rendered":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/les-faits-saillants-sur-le-cancer-du-rein-du-symposium-2022-de-lasco-gu\/"},"modified":"2026-03-31T15:30:02","modified_gmt":"2026-03-31T15:30:02","slug":"summary-of-kidney-cancer-highlights-from-asco-gu-2022-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/summary-of-kidney-cancer-highlights-from-asco-gu-2022-2\/","title":{"rendered":"Les faits saillants sur le cancer du rein du Symposium 2022 de l&rsquo;ASCO-GU"},"content":{"rendered":"<div class=\"wpb-content-wrapper\"><p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]<em>Source : <a href=\"https:\/\/ikcc.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">International Kidney Cancer Coalition (IKCC)<\/a><\/em><\/p>\n<p>La r\u00e9union annuelle de l&rsquo;American Society of Clinical Oncology Genitourinary (ASCO GU) s&rsquo;est tenue en pr\u00e9sentiel et en mode virtuel du 17 au 19 f\u00e9vrier 2022. Les pr\u00e9sentations peuvent \u00eatre consult\u00e9es sur le <a href=\"https:\/\/meetinglibrary.asco.org\/results\/ASCO%20GU%202022\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">site Web de l&rsquo;ASCO<\/a> si vous vous \u00eates pr\u00e9alablement connect\u00e9 au site. L\u2019International Kidney Cancer Coalition (IKCC) a particip\u00e9 au programme scientifique virtuel pour se tenir au courant des derni\u00e8res avanc\u00e9es en mati\u00e8re de soins et de traitement des personnes atteintes d\u2019un cancer du rein.<\/p>\n<p><em>Remarque : Le pr\u00e9sent r\u00e9sum\u00e9 a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 par des d\u00e9fenseurs des droits des patients, dans l\u2019int\u00e9r\u00eat des organisations de patients du monde entier qui se consacrent au domaine du cancer du rein. Bien que ce r\u00e9sum\u00e9 ait fait l\u2019objet d\u2019une r\u00e9vision par des professionnels m\u00e9dicaux, les renseignements qu\u2019il contient reposent sur des donn\u00e9es publiques partag\u00e9es lors de cette r\u00e9union et n\u2019entendent aucunement \u00eatre exhaustifs, ni ne constituent des conseils m\u00e9dicaux. Chaque patient doit parler \u00e0 son m\u00e9decin des soins et des traitements qui lui sont appropri\u00e9s.<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6>Quelle est l\u2019exp\u00e9rience des patients de diverses parties du monde atteints d\u2019un cancer du rein, \u00e0 l\u2019\u00e9tape du diagnostic et au cours du traitement?<\/h6>\n<p>Le nombre de patients atteints d\u2019un cancer du rein est en augmentation dans le monde entier, ce qui alourdit le fardeau des patients et de leurs familles et exerce une pression accrue sur les syst\u00e8mes de sant\u00e9. On dispose de peu de donn\u00e9es sur les diff\u00e9rences entre les pays en ce qui concerne les traitements pour le cancer du rein et l\u2019exp\u00e9rience qu\u2019en font les patients. Un sondage mondial des patients sur le diagnostic, les traitements et le fardeau que repr\u00e9sente le cancer du rein a fait l\u2019objet d\u2019une pr\u00e9sentation sur affiche lors de la deuxi\u00e8me biennale mondiale de l\u2019<em>International Kidney Cancer Coalition (IKCC)<\/em>.<\/p>\n<p>L&rsquo;enqu\u00eate avait pour but d\u2019am\u00e9liorer les connaissances sur le cancer du rein \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale et de contribuer \u00e0 en r\u00e9duire la charge. Les patients et les aidants ont rempli un sondage comportant 35 questions pour identifier les diff\u00e9rences entre les pays en ce qui a trait \u00e0 l\u2019\u00e9ducation des patients, leur exp\u00e9rience, la sensibilisation \u00e0 la maladie, l\u2019acc\u00e8s aux traitements et aux essais cliniques, les meilleures pratiques, la qualit\u00e9 de vie et les besoins psychosociaux non satisfaits. Le sondage a \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9 via les r\u00e9seaux sociaux, en 13 langues, par les 46 organisations affili\u00e9es de l\u2019<em>IKCC<\/em>.<\/p>\n<p>Plus de 2 000 patients provenant de 41 pays ont particip\u00e9 \u00e0 l\u2019enqu\u00eate. Les donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9es de fa\u00e7on ind\u00e9pendante. La version int\u00e9grale du rapport global final est publi\u00e9e sur le site web de l\u2019IKCC. En mati\u00e8re de diagnostic, pr\u00e8s de la moiti\u00e9 (48 %) des patients s\u2019\u00e9taient vu offrir une biopsie afin de v\u00e9rifier le diagnostic et de mieux comprendre leur cancer. Seulement 3 % d\u2019entre eux ont refus\u00e9 de subir la biopsie tandis que 47 % ont dit qu\u2019ils accepteraient d\u2019en subir une biopsie dans l\u2019avenir.<\/p>\n<p>En ce qui concerne le traitement, plusieurs patients ne comprenaient pas leur pronostic; 42 % des patients ont d\u00e9clar\u00e9 que la probabilit\u00e9 qu\u2019ils survivent \u00e0 leur cancer plus de 5 ans ne leur avait pas \u00e9t\u00e9 expliqu\u00e9e. Les patients \u00e2g\u00e9s de 65 ans ou plus ont \u00e9prouv\u00e9 plus de difficult\u00e9s \u00e0 acc\u00e9der \u00e0 un traitement de qualit\u00e9, ils en connaissaient moins sur leur maladie et ils ont attendu plus longtemps pour obtenir un diagnostic.<\/p>\n<p>Environ la moiti\u00e9 (49 %) des patients ne se sont pas senti impliqu\u00e9s autant qu\u2019ils \u00ab l\u2019auraient souhait\u00e9 \u00bb dans la planification de leur traitement. En outre, 56 % d\u2019entre eux ont d\u00e9clar\u00e9 avoir fait face \u00e0 des obstacles pour avoir acc\u00e8s aux traitements. Seulement 41 % des patients ont dit avoir discut\u00e9 de la possibilit\u00e9 de participer \u00e0 un essai clinique, tandis que seulement 31 % ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 s\u2019y enr\u00f4ler.<\/p>\n<p>En mati\u00e8re de soins autonomes et de qualit\u00e9 de vie, 45 % des patients ont d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019ils n\u2019\u00e9taient pas assez actifs physiquement et la moiti\u00e9 (50 %) ont dit ressentir de l\u2019anxi\u00e9t\u00e9 \u00ab tr\u00e8s fr\u00e9quemment \u00bb ou \u00ab constamment \u00bb \u00e0 propos de leur cancer. Quant \u00e0 la crainte d\u2019une r\u00e9cidive de leur maladie, plus de la moiti\u00e9 des patients (55 %) a mentionn\u00e9 ressentir cette peur \u00ab tr\u00e8s fr\u00e9quemment \u00bb ou \u00ab constamment \u00bb, tandis que 52 % en ont discut\u00e9 avec leur m\u00e9decin traitant ou un professionnel de la sant\u00e9. Les probl\u00e8mes financiers ont constitu\u00e9 des causes de stress \u00ab tr\u00e8s fr\u00e9quemment \u00bb ou \u00ab constamment \u00bb chez le quart (26 %) des patients qui ont souffert de stress.<\/p>\n<p><em>L&rsquo;IKCC <\/em>et ses organisations affili\u00e9es sur les cinq\u00a0continents utiliseront les r\u00e9sultats de cette enqu\u00eate afin de s\u2019assurer que les voix des patients soient entendues. Les organisations de chacun des pays participants seront en mesure d\u2019approfondir leur compr\u00e9hension de l\u2019exp\u00e9rience de \u00ab\u00a0leurs\u00a0\u00bb patients et de contribuer \u00e0 am\u00e9liorer la qualit\u00e9 des soins dans leur r\u00e9gion du globe.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6>L\u2019immunoth\u00e9rapie peut elle aider les patients qui ont subi une chirurgie pour un cancer du rein \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9?<\/h6>\n<p>La chirurgie qui consiste en l\u2019ablation d\u2019un rein, qu\u2019on appelle n\u00e9phrectomie, constitue la norme de soins dans les cas de grosses tumeurs r\u00e9nales qui ne se sont pas propag\u00e9es \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur du rein. En pr\u00e9sence de tumeurs de grande dimension, le cancer du rein est dit \u00ab \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9 \u00bb. Chez certains patients, le cancer peut r\u00e9appara\u00eetre apr\u00e8s la n\u00e9phrectomie, il s\u2019agit alors d\u2019une r\u00e9cidive. On appelle \u00ab traitement adjuvant \u00bb le suivi d\u2019une th\u00e9rapie post chirurgicale additionnelle, dans le but de se prot\u00e9ger d\u2019une \u00e9ventuelle r\u00e9cidive du cancer.<\/p>\n<p>Il n\u2019existe pas de traitement adjuvant standard pour le cancer du rein pr\u00e9coce \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9. Dans le pass\u00e9, plusieurs essais cliniques portant sur les inhibiteurs de la tyrosine kinase (ITK) ciblant les r\u00e9cepteurs du facteur de croissance de l\u2019endoth\u00e9lium vasculaire (VEGF), des traitements oraux qui bloquent l\u2019approvisionnement en sang de la tumeur, ont \u00e9t\u00e9 test\u00e9s en tant que traitements adjuvants pour le cancer du rein.<\/p>\n<p>Toutefois, le b\u00e9n\u00e9fice pour les patients s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 peu significatif et in\u00e9gal. L\u2019immunoth\u00e9rapie, qui consiste \u00e0 administrer des anticorps sous perfusion, constitue une nouvelle forme de traitement pour plusieurs types de cancer. L\u2019immunoth\u00e9rapie est maintenant utilis\u00e9e dans plusieurs pays en tant que traitement du cancer du rein avanc\u00e9 qui s\u2019est propag\u00e9 \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur du rein. Plusieurs essais cliniques sont en cours afin de d\u00e9terminer si un traitement d\u2019immunoth\u00e9rapie administr\u00e9 \u00e0 des patients qui ont subi une n\u00e9phrectomie et qui souffrent d\u2019un cancer du rein pr\u00e9coce \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9 est en mesure d\u2019emp\u00eacher la r\u00e9cidive du cancer dans d\u2019autres parties du corps.<\/p>\n<p>L\u2019essai clinique KEYNOTE 564 a utilis\u00e9 un m\u00e9dicament d\u2019immunoth\u00e9rapie appel\u00e9 pembrolizumab en tant que traitement adjuvant pour ces patients. Les tr\u00e8s grosses tumeurs, la propagation du cancer dans les vaisseaux sanguins ou les ganglions lymphatiques limitrophes, des caract\u00e9ristiques agressives vues sous microscope sont tous ou en partie des signes d\u2019un cancer du rein \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9. Les patients qui pr\u00e9sentaient certaines de ces caract\u00e9ristiques ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis de mani\u00e8re al\u00e9atoire entre deux groupes et, pendant un an, ils ont re\u00e7u soit le pembrolizumab, soit un placebo. Les patients ont \u00e9t\u00e9 suivis pour d\u00e9tecter une r\u00e9cidive de leur cancer ainsi que pour analyser les effets du traitement.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats de cet essai clinique ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9s et publi\u00e9s. Le premier rapport a conclu que le pembrolizumab en adjuvant r\u00e9duisait d\u2019environ un tiers (32 %) le risque relatif d\u2019une r\u00e9cidive du cancer apr\u00e8s 2 ans de traitement. Cela dit, en valeurs absolues, 22 % des patients ayant re\u00e7u le pembrolizumab ont eu une r\u00e9cidive, contre 33 % de ceux sur placebo. En d\u2019autres termes, environ 9 patients devraient prendre du pembrolizumab pendant un an pour que le cancer ne r\u00e9cidive pas chez 1 seul d\u2019entre eux. Quant aux 8 autres des 9 patients, 7 auraient \u00e9t\u00e9 gu\u00e9ris de toute fa\u00e7on par la n\u00e9phrectomie et le dernier (1 patient) aurait eu une r\u00e9cidive malgr\u00e9 le traitement au pembrolizumab.<\/p>\n<p>Les chercheurs ont suivi ce groupe de patients pendant 6 mois additionnels et les donn\u00e9es recueillies ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 cette pr\u00e9sente \u00e9dition de l\u2019ASCO GU. La proportion de patients des 2 groupes qui ont eu une r\u00e9cidive de leur cancer est rest\u00e9e inchang\u00e9e malgr\u00e9 la dur\u00e9e additionnelle du suivi. Aussi, le nombre de patients qui ont eu des effets secondaires reli\u00e9s au pembrolizumab n\u2019a pas chang\u00e9 et il est demeur\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9 que celui des patients sous placebo. Des effets secondaires s\u00e9rieux ou potentiellement mortels ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s chez le groupe de patients sous pembrolizumab apr\u00e8s 2 ans et 2,5 ans de traitement dans une proportion de 8,6 % contre 8,8 % respectivement, comparativement \u00e0 0,6 % des patients sous placebo pour les deux p\u00e9riodes de temps.<\/p>\n<p>La principale question concernant l\u2019usage adjuvant de l\u2019immunoth\u00e9rapie demeure sans r\u00e9ponse : un traitement au pembrolizumab administr\u00e9 imm\u00e9diatement apr\u00e8s la n\u00e9phrectomie \u00e0 des patients atteints d\u2019un cancer du rein pr\u00e9coce \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9 permet il \u00e0 ces derniers de vivre plus longtemps? Emp\u00eache t il les patients de mourir plus rapidement? Aujourd\u2019hui, on ne dispose pas encore de donn\u00e9es qui permettraient aux chercheurs d\u2019\u00e9tablir des comparaisons sur la dur\u00e9e de la survie globale. En attendant, les m\u00e9decins et leurs patients doivent prendre les d\u00e9cisions les mieux \u00e9clair\u00e9es possibles sur la question de suivre un traitement adjuvant au pembrolizumab.<\/p>\n<p>La qualit\u00e9 de vie des patients participant \u00e0 l\u2019essai KEYNOTE 564 a aussi \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e. On a constat\u00e9 une d\u00e9t\u00e9rioration minime de la qualit\u00e9 de vie chez les patients trait\u00e9s au pembrolizumab par rapport \u00e0 ceux sous placebo. Cette diff\u00e9rence n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme statistiquement significative par les chercheurs. De mani\u00e8re plus importante, la qualit\u00e9 de vie est demeur\u00e9e stable pendant la dur\u00e9e de l\u2019essai. Les patients ont rapport\u00e9 qu\u2019\u00e0 leur point de vue, le pembrolizumab \u00e9tait tol\u00e9rable. Toutefois on n\u2019a pas compar\u00e9 la perception de la qualit\u00e9 de vie des patients qui n\u2019ont pas re\u00e7u de perfusions intraveineuses de placebo.<\/p>\n<p>Bien que la mise \u00e0 jour des r\u00e9sultats de KEYNOTE 564 d\u00e9montre que le traitement adjuvant au pembrolizumab peut r\u00e9duire les risques d\u2019apparition des signes de r\u00e9currence du cancer sur les scans des patients atteints d\u2019un cancer du rein \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive, \u00e0 ce jour, on ne dispose d\u2019aucune preuve que ce traitement am\u00e9liore la dur\u00e9e de survie. Plusieurs mises en garde s\u2019appliquent quant \u00e0 la prise de pembrolizumab dans un contexte adjuvant et les patients devraient examiner avec prudence leur cas particulier avec leur m\u00e9decin et peser le pour et le contre des avantages et des risques potentiels de ce traitement. Les patients sont diff\u00e9rents les uns des autres, chaque cancer est diff\u00e9rent et on ne dispose pas encore de test sanguin ou de scan qui permettent de pr\u00e9dire quel patient est \u00e0 plus haut risque de r\u00e9cidive de son cancer. En l\u2019absence d\u2019un test permettant d\u2019identifier les personnes qui seraient les plus susceptibles de b\u00e9n\u00e9ficier du traitement, ou celles qui pourraient souffrir de graves effets secondaires, le surtraitement risque probablement de se produire.<\/p>\n<p>Les cliniciens devront s\u2019assurer de bien renseigner les patients sur les effets secondaires potentiellement graves du pembrolizumab, d\u2019autant plus que les \u00e9tudes sur la qualit\u00e9 de vie ne tiennent pas compte des effets secondaires chroniques qui peuvent affecter jusqu\u2019\u00e0 40 % des patients sous immunoth\u00e9rapie. La possibilit\u00e9 d\u2019effets secondaires graves reli\u00e9s au pembrolizumab doit s\u00e9rieusement \u00eatre envisag\u00e9e.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6>Quel est le meilleur traitement pour chacune des personnes atteintes d\u2019un cancer du rein avanc\u00e9?<\/h6>\n<p>Lorsque le cancer du rein se propage \u00e0 d\u2019autres parties du corps, on l\u2019appelle \u00ab m\u00e9tastatique \u00bb, ou cancer du rein avanc\u00e9. Les traitements qui bloquent l\u2019approvisionnement en sang de la tumeur r\u00e9nale (th\u00e9rapies orales ITK VEGF) ou les m\u00e9dicaments d\u2019immunoth\u00e9rapie administr\u00e9s par intraveineuse tel que le pembrolizumab mentionn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, sont souvent utilis\u00e9s, l\u00e0 o\u00f9 ils sont disponibles, pour aider les patients \u00e0 vivre mieux et plus longtemps. Toutefois d\u2019autres traitements peuvent parfois s&rsquo;av\u00e9rer efficaces, par exemple la radioth\u00e9rapie pour certains patients ou m\u00eame la chirurgie pour d\u2019autres.<\/p>\n<p>On recommande parfois la n\u00e9phrectomie, m\u00eame lorsque le cancer s\u2019est d\u00e9j\u00e0 propag\u00e9, dans le but de r\u00e9duire la charge tumorale (la quantit\u00e9 totale de cellules canc\u00e9reuses dans l\u2019organisme) et d\u2019\u00e9viter ou de diminuer les sympt\u00f4mes tels que la douleur ou les saignements provenant de la tumeur r\u00e9nale qui affectent n\u00e9gativement les patients souffrant d\u2019un cancer du rein avanc\u00e9. On soup\u00e7onne par ailleurs que de laisser la tumeur dans le rein pourrait favoriser la croissance des cellules canc\u00e9reuses qui se sont propag\u00e9es ailleurs dans le corps, que ce soit parce que la tumeur r\u00e9nale envoie des signaux en ce sens, ou qu\u2019elle inhibe le syst\u00e8me immunitaire.<\/p>\n<p>En se fondant sur ces consid\u00e9rations, les m\u00e9decins peuvent recommander \u00e0 certains patients de subir une n\u00e9phrectomie, m\u00eame lorsque le cancer du rein s\u2019est d\u00e9j\u00e0 propag\u00e9. Cette option en est au stade exp\u00e9rimental; une \u00e9tude pr\u00e9sent\u00e9e lors d\u2019une pr\u00e9c\u00e9dente conf\u00e9rence de l\u2019ASCO GU (l\u2019essai clinique CARMENA) n\u2019a pas pu \u00e9tablir de b\u00e9n\u00e9fices en faveur de proc\u00e9der \u00e0 une n\u00e9phrectomie avant d\u2019entreprendre un traitement oral de type ITK VEGF. Toutefois, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, l\u2019immunoth\u00e9rapie a supplant\u00e9 ces types de th\u00e9rapies orales en tant que traitement de premi\u00e8re intention et les m\u00e9decins se posent \u00e0 nouveau la question du bien fond\u00e9 d\u2019avoir recours \u00e0 la n\u00e9phrectomie et si oui, \u00e0 quel moment? Deux \u00e9tudes, pr\u00e9sent\u00e9es au Symposium de l\u2019ASCO GU, ont examin\u00e9 les b\u00e9n\u00e9fices potentiels de proc\u00e9der \u00e0 une n\u00e9phrectomie suivie de l\u2019administration d\u2019une combinaison de m\u00e9dicaments d\u2019immunoth\u00e9rapie \u00e0 des patients atteints d\u2019un cancer du rein avanc\u00e9.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>La n\u00e9phrectomie suivie d\u2019un traitement d\u2019immunoth\u00e9rapie de combinaison chez des patients pr\u00e9sentant des m\u00e9tastases au poumon<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Cette \u00e9tude men\u00e9e en situation r\u00e9elle (c\u2018est \u00e0 dire hors du contexte d\u2019un essai clinique) a examin\u00e9 les donn\u00e9es de 1084 patients atteints d\u2019un cancer du rein avanc\u00e9. Certains d\u2019entre eux avaient subi une n\u00e9phrectomie et leur cancer du rein avait r\u00e9cidiv\u00e9 par la suite, certains autres avaient re\u00e7u un diagnostic de cancer du rein avanc\u00e9, puis ils avaient subi une n\u00e9phrectomie pour finalement suivre un traitement d\u2019immunoth\u00e9rapie de combinaison (soit une association de deux m\u00e9dicaments d\u2019immunoth\u00e9rapie, ou un traitement d\u2019immunoth\u00e9rapie consistant en la perfusion d\u2019un seul m\u00e9dicament en combinaison avec un traitement oral de type ITK VEGF). Certains patients pr\u00e9sentaient des m\u00e9tastases aux poumons (le cancer s\u2019\u00e9tait propag\u00e9 aux poumons) et possiblement \u00e0 d\u2019autres organes. La majorit\u00e9 de ces patients (84 %) ont \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9s \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9 parce que leur cancer pr\u00e9sentait des caract\u00e9ristiques d\u00e9favorables et qu\u2019on pouvait en d\u00e9duire que le cancer du rein avanc\u00e9 se propagerait rapidement et causerait des sympt\u00f4mes presque imm\u00e9diatement.<\/p>\n<p>Des 1084 patients qui ont particip\u00e9 \u00e0 cette \u00e9tude, 898 ont eu un suivi r\u00e9gulier par imagerie m\u00e9dicale qui a permis de d\u00e9celer et de suivre l\u2019\u00e9volution de leur fardeau tumoral. 4 % de ce sous-groupe de patients ont eu une r\u00e9ponse compl\u00e8te \u00e0 leur traitement et toute trace de cancer avait disparu apr\u00e8s la n\u00e9phrectomie et l\u2019immunoth\u00e9rapie de combinaison. 38 % de ces m\u00eames patients ont vu leur cancer r\u00e9gresser \u00e0 la suite du traitement, mais sans qu\u2019il disparaisse compl\u00e8tement (r\u00e9ponse partielle) et pour 35 % des patients, les tumeurs sont demeur\u00e9es stables pendant un certain temps. Quant au dernier 23 % des patients, leur cancer a progress\u00e9 apr\u00e8s une n\u00e9phrectomie et une immunoth\u00e9rapie de combinaison. Il semble que la survie \u00e0 long terme des patients trait\u00e9s par immunoth\u00e9rapie soit plus longue que celle des patients qui suivent un traitement oral de type ITK VEGF. La plupart des patients qui ont eu une r\u00e9ponse compl\u00e8te \u00e9taient toujours vivants \u00e0 la fin de cette \u00e9tude; on ne peut donc pas encore calculer une dur\u00e9e moyenne de survie pour ce sous groupe. Chez ceux qui ont eu une r\u00e9ponse partielle, la dur\u00e9e moyenne de survie a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie \u00e0 56 mois, en comparaison \u00e0 48 mois de survie moyenne chez les patients dont la maladie \u00e9tait demeur\u00e9e stable. Enfin, la dur\u00e9e de survie moyenne chez les patients dont le cancer a imm\u00e9diatement progress\u00e9 n\u2019a \u00e9t\u00e9 que de 13 mois.<\/p>\n<p>Lorsqu\u2019on compare ces donn\u00e9es \u00e0 celles d\u2019\u00e9tudes pr\u00e9c\u00e9dentes o\u00f9 les patients recevaient un traitement d\u2019immunoth\u00e9rapie comportant un seul m\u00e9dicament (monoth\u00e9rapie), cette \u00e9tude en situation r\u00e9elle sugg\u00e8re que les patients atteints d\u2019un cancer du rein pr\u00e9sentant des m\u00e9tastases aux poumons et qui ont subi une n\u00e9phrectomie sont plus susceptibles de r\u00e9pondre \u00e0 un traitement d\u2019immunoth\u00e9rapie de combinaison. L\u2019\u00e9tude donne aussi \u00e0 croire que les patients dont le cancer du rein est moins agressif sont plus susceptibles de tirer b\u00e9n\u00e9fice d\u2019une n\u00e9phrectomie suivie d\u2019une immunoth\u00e9rapie de combinaison que ceux dont la maladie est \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9. D\u2019autres facteurs, tels que le sexe, l\u2019\u00e2ge, une histologie \u00e0 composantes sarcomato\u00efdes, le statut de fumeur et la pr\u00e9sence de m\u00e9tastases au foie ou au cerveau, n\u2019ont pas eu d\u2019incidence significative sur la r\u00e9ponse au traitement. Des analyses suppl\u00e9mentaires sont planifi\u00e9es afin d\u2019\u00e9tudier les effets d\u2019autres facteurs cliniques sur la survie. L\u2019information dont on dispose est de nature hypoth\u00e9tique et elle ne constitue pas une recommandation que les patients subissent une n\u00e9phrectomie avant d\u2019entamer un traitement d\u2019immunoth\u00e9rapie. Une nouvelle \u00e9tude sera n\u00e9cessaire pour v\u00e9rifier cette hypoth\u00e8se.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Quelles sont les options des patients dont le cancer du rein se propage dans les veines?<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Chez environ 10 \u00e0 20 % des nombreux patients qui re\u00e7oivent un diagnostic de cancer du rein de stade pr\u00e9coce apr\u00e8s qu\u2019on a d\u00e9cel\u00e9 une masse dans un de leurs reins, le cancer s\u2019est propag\u00e9 dans les veines qui relient le rein \u00e0 la veine principale situ\u00e9e \u00e0 l\u2019arri\u00e8re de l\u2019abdomen qu\u2019on appelle la veine cave inf\u00e9rieure. Lorsque les cellules canc\u00e9reuses envahissent cette veine, on parle alors de tumeur r\u00e9nale avec thrombus. Le pronostic et les options de traitement de ces patients sont difficiles \u00e0 \u00e9tablir. Dans le pass\u00e9, l\u2019ablation du rein (n\u00e9phrectomie) ainsi que d\u2019une partie des veines qui l\u2019entourent constituait la norme de soins pour les patients qui pr\u00e9sentaient une tumeur r\u00e9nale avec thrombus. Toutefois, depuis l\u2019arriv\u00e9e de traitements plus efficaces pour le cancer du rein, par exemple ceux de type ITK VEGF et l\u2019immunoth\u00e9rapie, les options de traitements sont plus complexes. Devrait on offrir \u00e0 ces patients une n\u00e9phrectomie suivie d\u2019un traitement m\u00e9dicamenteux, ou seulement un traitement m\u00e9dicamenteux sans n\u00e9phrectomie?<\/p>\n<p>Des \u00e9tudes ant\u00e9rieures portant sur des patients qui viennent de recevoir un diagnostic de cancer du rein avanc\u00e9 ont men\u00e9 \u00e0 deux d\u00e9couvertes importantes. La premi\u00e8re est que les patients pr\u00e9sentant une tumeur r\u00e9nale avec thrombus tiraient les m\u00eames b\u00e9n\u00e9fices des th\u00e9rapies cibl\u00e9es ou de l\u2019immunoth\u00e9rapie que les patients ne pr\u00e9sentant pas de thrombus. La deuxi\u00e8me \u00e9tait que la n\u00e9phrectomie associ\u00e9e \u00e0 un traitement m\u00e9dicamenteux semblait prolonger la dur\u00e9e de la survie chez ces patients. Une \u00e9tude plus r\u00e9cente rassemblant 226 patients a examin\u00e9 de plus pr\u00e8s ces r\u00e9sultats. Parmi les patients qui pr\u00e9sentaient une tumeur r\u00e9nale avec thrombus (28 %), pr\u00e8s des trois quarts (72 %) ont eu une n\u00e9phrectomie suivie d\u2019un traitement m\u00e9dicamenteux (principalement de type ITK VEGF), tandis que le reste des patients n\u2019a re\u00e7u que le traitement m\u00e9dicamenteux. Ces patients ont tous \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s avant que l\u2019immunoth\u00e9rapie ne soit devenue disponible.<\/p>\n<p>Lorsque le seul traitement administr\u00e9 \u00e9tait celui de type ITK VEGF (sans la n\u00e9phrectomie), la dur\u00e9e moyenne de survie \u00e9tait la m\u00eame pour l\u2019ensemble des patients, qu\u2019ils pr\u00e9sentent une tumeur r\u00e9nale avec thrombus ou pas. Toutefois, les patients qui pr\u00e9sentaient une tumeur r\u00e9nale avec thrombus et qui avaient subi une n\u00e9phrectomie suivie d\u2019un traitement m\u00e9dicamenteux ont surv\u00e9cu beaucoup plus longtemps que ceux qui n\u2019avaient pas subi la n\u00e9phrectomie (29,4 mois contre 12,1 mois). Compte tenu du petit nombre de patients dans cette \u00e9tude, elle ne peut pas justifier un changement de la norme de pratique clinique. En outre, les patients qui n\u2019avaient pas subi de n\u00e9phrectomie ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s seulement par des m\u00e9dicaments oraux de type ITK VEGF et n\u2019ont pas re\u00e7u d\u2019immunoth\u00e9rapie. Il sera int\u00e9ressant de v\u00e9rifier si le b\u00e9n\u00e9fice au niveau de la survie observ\u00e9 chez les patients dont la tumeur r\u00e9nale avec thrombus a \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9e lors de la n\u00e9phrectomie sera maintenu chez les patients qui auront re\u00e7u un des nouveaux traitements d\u2019immunoth\u00e9rapie de combinaison. Il sera aussi int\u00e9ressant de v\u00e9rifier si les patients pr\u00e9sentant une tumeur r\u00e9nale avec thrombus et qui ont bien r\u00e9pondu \u00e0 un traitement par immunoth\u00e9rapie de combinaison auront toujours besoin d\u2019une n\u00e9phrectomie.<\/p>\n<p>De prochaines recherches \u00e9tudieront comment aider les patients \u00e0 choisir les meilleures combinaisons et s\u00e9quences de traitements, comment mesurer l\u2019efficacit\u00e9 des immunoth\u00e9rapies de combinaison chez les patients pr\u00e9sentant une tumeur r\u00e9nale avec thrombus et de quelle fa\u00e7on on pourra identifier sur les scans les caract\u00e9ristiques qui permettront de pr\u00e9dire la r\u00e9ponse du thrombus au traitement.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Quel est le meilleur traitement lorsque le cancer du rein se propage au pancr\u00e9as?<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Comme tout autre cancer, celui du rein peut se propager \u00e0 plusieurs parties de l\u2019organisme, mais cette propagation peut s\u2019effectuer d\u2019une mani\u00e8re assez inhabituelle chez certains patients qui pr\u00e9sentent des m\u00e9tastases uniquement dans les organes qui produisent des hormones, par exemple, le pancr\u00e9as et la glande thyro\u00efde. Chez les patients qui pr\u00e9sentent ce type de diss\u00e9mination limit\u00e9e, la croissance du cancer semble souvent plus lente; on croit qu\u2019ils ont tir\u00e9 des b\u00e9n\u00e9fices des traitements ITK VEGF, mais, curieusement, pas de l\u2019immunoth\u00e9rapie. Deux pr\u00e9sentations sur affiche de l\u2019\u00e9dition 2022 de l\u2019ASCO GU ont clarifi\u00e9 cette \u00e9nigme. Un groupe de chercheurs s&rsquo;est pench\u00e9 sur la biologie des cellules canc\u00e9reuses du rein qui s\u2019\u00e9taient propag\u00e9es au pancr\u00e9as, en comparaison avec celles qui s\u2019\u00e9taient diss\u00e9min\u00e9es \u00e0 d\u2019autres parties de l\u2019organisme; ils ont conclu que les cellules pr\u00e9sentes dans le pancr\u00e9as \u00e9taient moins agressives et qu\u2019en outre, le syst\u00e8me immunitaire avait du mal \u00e0 les identifier. Un second groupe de chercheurs a analys\u00e9 une banque de donn\u00e9es sur le cancer du rein, l\u2019<em>International Metastatic RCC Database Consortium (IMDC)<\/em> qui rassemble les donn\u00e9es de patients atteints du cancer du rein de partout dans le monde. Les donn\u00e9es recueillies semblent confirmer la th\u00e8se selon laquelle l\u2019immunoth\u00e9rapie de combinaison ne serait pas le meilleur choix de traitement pour les patients pr\u00e9sentant des m\u00e9tastases aux organes qui fabriquent des hormones, dont le pancr\u00e9as. Par contre, la combinaison d\u2019immunoth\u00e9rapie avec un traitement oral de type ITK VGEF pourrait s\u2019av\u00e9rer le meilleur traitement pour ces patients.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6>Quelle combinaison de traitements devrions nous choisir pour les patients atteints d\u2019un cancer du rein avanc\u00e9?<\/h6>\n<p>Cette question toujours sans r\u00e9ponse est d\u2019une extr\u00eame importance pour les patients atteints d\u2019un cancer du rein avanc\u00e9.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, le traitement du cancer du rein avanc\u00e9 consiste principalement en deux types de combinaisons qui utilisent des m\u00e9dicaments diff\u00e9rents. Le premier type de traitement consiste en l\u2019administration de deux m\u00e9dicaments d\u2019immunoth\u00e9rapie, le nivolumab et l\u2019ipilimumab, en deux infusions distinctes qui stimulent le syst\u00e8me immunitaire. Le second type de traitement combine un m\u00e9dicament d\u2019immunoth\u00e9rapie, par exemple l\u2019avelumab, le pembrolizumab ou le nivolumab, avec un traitement oral cibl\u00e9 de type ITK VEGF, par exemple des comprim\u00e9s d\u2019axitinib, de lenvatinib ou de cabozantinib. Plusieurs autres combinaisons de m\u00e9dicaments ont \u00e9t\u00e9 test\u00e9es et d\u2019autres sont en d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>Les traitements de combinaison ont continu\u00e9 de susciter un grand int\u00e9r\u00eat \u00e0 l\u2019ASCO GU 2022 o\u00f9 on a pr\u00e9sent\u00e9 des mises \u00e0 jour sur plusieurs essais cliniques en cours. Mais aucune de ces \u00e9tudes ne nous aide vraiment \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 la question fondamentale qui demeure enti\u00e8re : quelle combinaison de traitements est la meilleure pour un patient individuel atteint d\u2019un cancer du rein avanc\u00e9?<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Les b\u00e9n\u00e9fices observ\u00e9s dans la combinaison de cabozantinib et de nivolumab persistent ils au cours d\u2019un suivi plus long?<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Des informations suppl\u00e9mentaires dans le cadre d\u2019une mise \u00e0 jour de l\u2019essai clinique de phase 3 CheckMate 9ER d\u00e9montrent que la combinaison de cabozantinib (un comprim\u00e9 de type ITK VEGF) et de nivolumab (un m\u00e9dicament d\u2019immunoth\u00e9rapie administr\u00e9 par perfusion) continue d\u2019\u00eatre plus efficace que le traitement de type ITK VEGF en monoth\u00e9rapie pour faire diminuer le cancer et augmenter la dur\u00e9e de survie chez des patients atteints d\u2019un cancer du rein avanc\u00e9 qui n\u2019ont re\u00e7u aucun traitement au pr\u00e9alable.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s un suivi moyen de pr\u00e8s de trois ans (33 mois), la combinaison de cabozantinib et de nivolumab continue de pr\u00e9senter une dur\u00e9e de survie plus longue, un meilleur contr\u00f4le du cancer et une diminution de la charge tumorale observ\u00e9e sur des scans, en comparaison avec le sunitinib (un ITK VEGF) en monoth\u00e9rapie. Le temps \u00e9coul\u00e9 avant que le traitement de combinaison cesse de fonctionner et que le cancer reprenne sa progression a \u00e9t\u00e9 deux fois plus long, en comparaison avec le sunitinib (16,6 mois contre 8,3 mois respectivement). En outre, le nombre de patients qui ont eu une r\u00e9ponse compl\u00e8te (aucune trace de cancer sur les scans) ou une r\u00e9ponse partielle (une diminution des zones canc\u00e9reuses sur les scans) \u00e9tait plus grand pour la combinaison que pour le sunitinib (55,7 %, par rapport \u00e0 28,4 %). La proportion de patients qui ont eu une r\u00e9ponse compl\u00e8te avec la combinaison (12,4 %) a \u00e9t\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e que pour le sunitinib (5,2 %). Les effets secondaires sont plus pr\u00e9sents et souvent plus s\u00e9v\u00e8res chez les patients qui re\u00e7oivent le traitement de combinaison, ce qui est toutefois coh\u00e9rent avec les conclusions d\u2019\u00e9tudes pr\u00e9c\u00e9dentes. Apr\u00e8s une longue p\u00e9riode de traitement, les patients des deux groupes ont r\u00e9pondu \u00e0 un questionnaire. Ceux du groupe recevant la combinaison cabozantinib plus nivolumab ont r\u00e9pondu avoir une meilleure qualit\u00e9 de vie que ceux du groupe trait\u00e9s par sunitinib. Globalement, 7,5 % des patients ont cess\u00e9 le traitement de combinaison en raison des effets secondaires.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s presque trois ann\u00e9es de suivi, la qualit\u00e9 de vie des patients recevant la combinaison de cabozantinib et de nivolumab est rest\u00e9e stable ou s\u2019est am\u00e9lior\u00e9e, tandis qu\u2019elle s\u2019est d\u00e9grad\u00e9e chez les patients du groupe sunitinib. Aussi, les patients suivant l\u2019immunoth\u00e9rapie de combinaison \u00e9taient 48 % moins susceptibles d\u2019\u00eatre g\u00ean\u00e9s par les effets secondaires reli\u00e9s aux traitements en comparaison avec ceux qui recevaient le sunitinib. Cependant, les donn\u00e9es qui pr\u00e9c\u00e8dent ne nous disent rien sur la sup\u00e9riorit\u00e9 de la combinaison cabozantinib plus nivolumab en comparaison avec toute autre combinaison d\u2019un m\u00e9dicament d\u2019immunoth\u00e9rapie et d\u2019un traitement oral de type ITK VEGF. Aussi, nous ignorons toujours si la combinaison de cabozantinib et de nivolumab est sup\u00e9rieure \u00e0 celle de deux m\u00e9dicaments d\u2019immunoth\u00e9rapie, par exemple le nivolumab plus l\u2019ipililumab.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Les Asiatiques de l\u2019Est atteints d\u2019un cancer du rein avanc\u00e9 r\u00e9agissent ils diff\u00e9remment au traitement de combinaison par lenvatinib et pembrolizumab?<\/span><\/strong><\/p>\n<p>Le lenvatinib plus pembrolizumab est une autre combinaison d\u2019un m\u00e9dicament d\u2019immunoth\u00e9rapie et d\u2019un m\u00e9dicament de type ITK VEGF. Dans la phase 3 initiale de cet essai clinique international, l\u2019\u00e9tude CLEAR, 1069 patients venant de plusieurs pays du monde et n\u2019ayant re\u00e7u aucun traitement au pr\u00e9alable ont \u00e9t\u00e9 divis\u00e9s en 2 groupes. Le premier groupe a \u00e9t\u00e9 trait\u00e9 par une combinaison de lenvatinib (un traitement oral de type ITK VEGF) plus pembrolizumab (un m\u00e9dicament d\u2019immunoth\u00e9rapie administr\u00e9 par perfusion), tandis que le second groupe a re\u00e7u le sunitinib (un traitement oral de type ITK VEGF) en monoth\u00e9rapie. Les r\u00e9sultats de cette \u00e9tude donnent un avantage important en mati\u00e8re de survie et de diminution du cancer \u00e0 la combinaison en comparaison avec le sunitinib.<\/p>\n<p>La pr\u00e9sente \u00e9tude compare les donn\u00e9es de patients venant de l\u2019Asie de l\u2019Est \u00e0 celles recueillies chez les autres patients. Des 1069 patients de l\u2019\u00e9tude, on d\u00e9nombrait 140 Asiatiques de l\u2019Est dont 75 ont re\u00e7u la combinaison de lenvatinib plus pembrolizumab et 65 ont re\u00e7u le sunitinib. Les patients d\u2019Asie de l\u2019Est venaient du Japon et de la R\u00e9publique de Cor\u00e9e et les donn\u00e9es recueillies sur leur \u00e9tat de sant\u00e9, leur bien-\u00eatre et les caract\u00e9ristiques de leur cancer \u00e9taient similaires \u00e0 celles de la population g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019\u00e9tude.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019instar de la population g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019\u00e9tude, le temps \u00e9coul\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 ce que le traitement cesse de fonctionner et que le cancer recommence \u00e0 progresser a \u00e9t\u00e9 deux fois plus long dans le groupe trait\u00e9 par la combinaison en comparaison avec le sunitinib (en moyenne 22,1 mois compar\u00e9s \u00e0 11,1 mois respectivement). Le cancer a r\u00e9gress\u00e9 chez un plus grand nombre de patients du groupe recevant la combinaison (65,3 %) en comparaison avec le groupe recevant le sunitinib (49,2 %). Le cancer a \u00e9t\u00e9 contr\u00f4l\u00e9 sur une plus longue dur\u00e9e chez les patients qui recevaient la combinaison (20,3 mois) par rapport \u00e0 ceux qui recevaient le sunitinib (12,9 mois). Chez les patients venant d\u2019Asie de l\u2019Est, le groupe qui recevait la combinaison de lenvatinib plus pembrolizumab a eu une r\u00e9ponse compl\u00e8te dans une proportion de 17,3 %, alors que 48 % d\u2019entre eux ont eu une r\u00e9gression de leur cancer (r\u00e9ponse partielle). Dans le groupe de patients de l\u2019Asie de l\u2019Est qui recevaient le sunitinib, 7,7 % ont eu une r\u00e9ponse compl\u00e8te et 41,5 % ont eu une r\u00e9ponse partielle. Les patients de l\u2019Asie de l\u2019Est semblent donc b\u00e9n\u00e9ficier de la combinaison lenvatinib plus pembrolizumab tout autant sinon plus que ceux du reste du monde.<\/p>\n<p>En ce qui concerne les effets secondaires, la cohorte de patients de l\u2019Asie de l\u2019Est s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e plus sujette que l\u2019ensemble du groupe \u00e0 en \u00e9prouver certains, par exemple, le syndrome palmoplantaire (rougeurs et craques de la peau de la paume des mains et de la plante des pieds), la prot\u00e9inurie (des prot\u00e9ines dans les urines) et la diminution du nombre de neutrophiles (globules blancs) dans le sang. Toutefois, le nombre total d\u2019effets secondaires a \u00e9t\u00e9 le m\u00eame chez les patients asiatiques que dans l\u2019ensemble de la cohorte et 16 % d\u2019entre eux ont interrompu leur traitement \u00e0 cause des effets secondaires par rapport \u00e0 9,7 % dans la population g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats de l\u2019\u00e9tude CLEAR montrent que l\u2019efficacit\u00e9 et l\u2019innocuit\u00e9 de la combinaison lenvatinib plus pembrolizumab ont \u00e9t\u00e9 les m\u00eames dans le groupe de patients asiatiques atteints d\u2019un cancer du rein avanc\u00e9 que dans le reste de la cohorte de patients de l\u2019\u00e9tude CLEAR.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6>Comment effectuer le bon choix parmi les combinaisons de traitements chez des patients atteints d\u2019un cancer du rein avanc\u00e9 qui n\u2019ont re\u00e7u aucun traitement ant\u00e9rieur?<\/h6>\n<p>Lors de cette rencontre de l\u2019<em>ASCO GU<\/em>, Dr Wenxin Xu MD de l\u2019<em>Harvard Medical School<\/em> et Dr Toni Choueiri MD du <em>Dana Farber Cancer Institute <\/em>aux \u00c9tats-Unis ont eu un \u00e9change sur les crit\u00e8res qui devraient guider le choix entre les diff\u00e9rentes combinaisons de traitement pour les patients atteints d\u2019un cancer du rein avanc\u00e9 qui n\u2019ont re\u00e7u aucun traitement ant\u00e9rieur.<\/p>\n<p>Les traitements de combinaisons ont chang\u00e9 la fa\u00e7on dont on traite les patients atteints d\u2019un cancer du rein avanc\u00e9 ou m\u00e9tastatique. La premi\u00e8re combinaison \u00e0 \u00eatre \u00e9tudi\u00e9e a \u00e9t\u00e9 celle de deux m\u00e9dicaments d\u2019immunoth\u00e9rapie, l\u2019ipililumab et le nivolumab, qui a am\u00e9lior\u00e9 la survie globale, en comparaison avec le sunitinib, chez des patients qui n\u2019avaient jamais re\u00e7u de traitements pour leur cancer du rein. De nombreux essais cliniques ont suivi sur de diverses combinaisons de m\u00e9dicaments d\u2019immunoth\u00e9rapie en perfusion associ\u00e9es \u00e0 de traitements oraux de type ITK VEGF (l\u2019axitinib plus le pembrolizumab, l\u2019axitinib plus l\u2019avelumab, le cabozantinib plus le nivolumab et le lenvatinib plus le pembrolizumab) chez des patients atteints d\u2019un cancer du rein avanc\u00e9 jamais trait\u00e9, confirmant les avantages de ces traitements en mati\u00e8re de survie compar\u00e9s au sunitinib. Malheureusement, toutes ces combinaisons ont \u00e9t\u00e9 compar\u00e9es avec le sunitinib qui ne constitue plus la norme de soins qu\u2019il a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 et on aurait tir\u00e9 avantage \u00e0 comparer les combinaisons cit\u00e9es ci dessus les unes contre les autres.<\/p>\n<p>Ces combinaisons de traitements ont syst\u00e9matiquement d\u00e9montr\u00e9 qu\u2019elles am\u00e9lioraient la survie des patients atteints d\u2019un cancer du rein avanc\u00e9. Toutefois, ce ne sont pas tous les patients qui ont besoin d\u2019un traitement de combinaison.<\/p>\n<ul>\n<li>Tous les patients atteints d\u2019un cancer du rein avanc\u00e9 n\u2019ont pas besoin d\u2019\u00eatre trait\u00e9s imm\u00e9diatement. Certains d\u2019entre eux ont un cancer \u00e0 croissance lente, leurs tumeurs sont de petite dimension, ou ils sont asymptomatiques. Ces patients pourraient tirer un meilleur avantage d\u2019une surveillance active minutieuse et pourraient profiter d\u2019une dur\u00e9e de vie sans traitement. Certains patients choisissent ainsi la surveillance active et la maintiennent plusieurs ann\u00e9es avant d\u2019avoir besoin d\u2019entreprendre un traitement.<\/li>\n<li>Les patients qui ne pr\u00e9sentent qu\u2019une ou deux m\u00e9tastases pourraient tirer avantage d\u2019un traitement qui cible directement ces derni\u00e8res; par exemple, subir une chirurgie pour enlever une zone canc\u00e9reuse qui s\u2019est agrandie, ou choisir un traitement de radioth\u00e9rapie cibl\u00e9e \u00e0 tr\u00e8s haute pr\u00e9cision (radioth\u00e9rapie st\u00e9r\u00e9otaxique), surtout lorsque la propagation du cancer s\u2019effectue dans des zones qui ne sont pas critiques. Ces patients pourraient pr\u00e9f\u00e9rer r\u00e9cup\u00e9rer d&rsquo;une chirurgie ou g\u00e9rer l\u2019impact de la radiation plut\u00f4t que de subir les effets secondaires qui accompagnent un traitement m\u00e9dicamenteux. Il est important de souligner que les chercheurs ignorent toujours si cette strat\u00e9gie am\u00e9liore la survie en comparaison avec le d\u00e9but imm\u00e9diat d\u2019un traitement de combinaison.<\/li>\n<li>Bien que les patients qui pr\u00e9sentent une maladie \u00e0 risque faible r\u00e9pondent bien aux traitements de combinaison, il n\u2019est pas clair que ces derniers am\u00e9liorent la survie globale de ces patients, en comparaison avec le sunitinib. Les patients \u00e0 faible risque constituent 20 % de la population g\u00e9n\u00e9rale des patients atteints d\u2019un cancer du rein avanc\u00e9. Certains d\u2019entre eux obtiennent de bons r\u00e9sultats en suivant une th\u00e9rapie orale de type ITK VEGF en premi\u00e8re intention, suivi d\u2019un traitement d\u2019immunoth\u00e9rapie en deuxi\u00e8me intention. Cela dit, les traitements de combinaison peuvent aussi \u00eatre envisag\u00e9s pour ces patients parce qu\u2019ils peuvent prolonger la p\u00e9riode pendant laquelle le cancer ne progresse pas.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Donc, la question de base demeure enti\u00e8re : quel traitement de combinaison les patients devraient ils choisir?<\/p>\n<ul>\n<li>Les avantages de l\u2019ipililumab plus nivolumab sont la possibilit\u00e9 d\u2019une survie \u00e0 long terme et l\u2019absence des effets secondaires reli\u00e9s aux traitements ITK VEGF. Le nivolumab se tol\u00e8re assez facilement et certains patients peuvent m\u00eame arr\u00eater le traitement s\u2019ils ont une r\u00e9ponse \u00e0 long terme. Les d\u00e9savantages de la combinaison ipililumab plus nivolumab sont un risque accru d\u2019effets secondaires li\u00e9s \u00e0 une r\u00e9action du syst\u00e8me immunitaire et une diminution plus lente de la tumeur, par rapport \u00e0 une combinaison d\u2019immunoth\u00e9rapie associ\u00e9e \u00e0 un traitement ITK VEGF.<\/li>\n<li>Les avantages d\u2019une combinaison d\u2019immunoth\u00e9rapie plus ITK VEGF comprennent une r\u00e9gression plus en profondeur et plus rapide du cancer et \u00e9ventuellement un risque moins \u00e9lev\u00e9 de subir des effets secondaires li\u00e9s \u00e0 une r\u00e9action du syst\u00e8me immunitaire. Toutefois, il y a g\u00e9n\u00e9ralement un plus grand nombre d\u2019effets secondaires reli\u00e9s tant \u00e0 l\u2019immunoth\u00e9rapie qu\u2019aux traitements ITK VEGF, dont certains sont \u00e0 long terme.<\/li>\n<li>Le choix du traitement de combinaison doit d\u00e9pendre de l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral du patient ainsi que de ses pr\u00e9f\u00e9rences. Par exemple, certains patients auront une mauvaise r\u00e9action \u00e0 un traitement oral de type ITK VEGF (cas de haute pression, maladie cardio vasculaire). D\u2019autres, dont la maladie est \u00e0 faible risque, voudront courir la chance d\u2019avoir une r\u00e9ponse \u00e0 long terme et choisiront l\u2019ipililumab plus le nivolumab. D\u2019autres encore, qui ressentent des sympt\u00f4mes du cancer, auront int\u00e9r\u00eat \u00e0 le faire r\u00e9gresser rapidement et une combinaison d\u2019immunoth\u00e9rapie et d\u2019un traitement ITK VEGF leur conviendra mieux.<\/li>\n<\/ul>\n<p>On d\u00e9nombre pr\u00e9sentement quatre combinaisons d\u2019immunoth\u00e9rapie associ\u00e9e \u00e0 un traitement oral de type ITK VEGF. Leur mode d\u2019action est similaire et il est difficile de les comparer, car ces th\u00e9rapies de combinaison n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 test\u00e9es les uns contre les autres dans des essais cliniques.<\/p>\n<p>Certains des m\u00e9dicaments utilis\u00e9s dans des th\u00e9rapies de combinaison procurent des b\u00e9n\u00e9fices diff\u00e9rents. Par exemple, le cabozantinib a un spectre d\u2019action l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rent qui pourrait aider les patients atteints d\u2019un cancer du rein non \u00e0 cellules claires. L\u2019axitinib ne reste pas longtemps dans le corps et pourrait \u00eatre un meilleur choix pour les patients qui souffrent de graves effets secondaires reli\u00e9s aux traitements de type ITK VEGF.<\/p>\n<p>Les th\u00e9rapies de combinaison ont chang\u00e9 la fa\u00e7on dont les patients atteints d\u2019un cancer du rein avanc\u00e9 sont trait\u00e9s. Toutes les th\u00e9rapies de combinaison sont meilleures que le sunitinib, mais le choix entre les multiples associations de m\u00e9dicaments n\u2019est pas clair, d\u2019autant plus qu\u2019aucune de ces combinaisons n\u2019a \u00e9t\u00e9 test\u00e9e dans des essais contr\u00f4l\u00e9s randomis\u00e9s.<\/p>\n<p>Les traitements futurs qui sont test\u00e9s en ce moment sont des inhibiteurs de la HIF 2a, le belzutifan et les triples combinaisons. Plusieurs questions se posent. Entre autres, les patients qui auront re\u00e7u un traitement adjuvant d\u2019immunoth\u00e9rapie et qui auront d\u00e9velopp\u00e9 des m\u00e9tastases pourront ils b\u00e9n\u00e9ficier de ces nouvelles combinaisons? On tentera aussi de v\u00e9rifier si les biomarqueurs m\u00e8neront au d\u00e9veloppement de traitements personnalis\u00e9s.<\/p>\n<p>L\u2019une des meilleures fa\u00e7ons d\u2019en savoir plus long sur l\u2019exp\u00e9rience des patients qui prennent ces m\u00e9dicaments est de les \u00e9tudier dans des situations r\u00e9elles, de multiplier les \u00e9tudes et de cr\u00e9er des registres. Demandez \u00e0 votre m\u00e9decin traitant s\u2019il partage votre exp\u00e9rience avec des essais cliniques internationaux.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6>L\u2019immunoth\u00e9rapie est elle efficace pour des patients dont le cancer du rein pr\u00e9sente des composantes sarcomato\u00efdes?<\/h6>\n<p>Le cancer du rein \u00e0 cellules claires et \u00e0 caract\u00e9ristiques sarcomato\u00efdes est un type agressif de cancer des cellules r\u00e9nales (CCR) dont les r\u00e9sultats sont d\u00e9favorables et pour lequel il n\u2019existe que peu d\u2019options de traitements. Toutefois, l\u2019immunoth\u00e9rapie s\u2019est av\u00e9r\u00e9e plus efficace que le sunitinib chez des patients atteints d\u2019un cancer du rein \u00e0 composantes sarcomato\u00efdes de risque \u00e9lev\u00e9. Le Symposium de L\u2019ASCO GU 2022 a expos\u00e9 deux pr\u00e9sentations sur affiches qui \u00e9tudiaient les r\u00e9sultats en mati\u00e8re de survie d\u2019un traitement d\u2019immunoth\u00e9rapie chez des patients atteints d\u2019un cancer du rein avanc\u00e9 \u00e0 composantes sarcomato\u00efdes.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Une immunoth\u00e9rapie de combinaison est elle efficace dans le traitement du cancer du rein \u00e0 composantes sarcomato\u00efdes? <\/strong><\/span><\/p>\n<p>La premi\u00e8re affiche pr\u00e9sentait les donn\u00e9es de suivi \u00e0 long terme de patients atteints d\u2019un cancer du rein sarcomato\u00efde \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9 qui faisaient partie de l\u2019\u00e9tude CheckMate 214 sur l\u2019ipililumab plus le nivolumab. Les patients avaient \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis de mani\u00e8re al\u00e9atoire entre un groupe qui recevait la combinaison d\u2019ipililumab plus nivolumab et un second groupe qui recevait le sunitinib. Des 1096 patients enr\u00f4l\u00e9s dans CheckMate 214, on en recensait 139 atteints d\u2019un cancer du rein sarcomato\u00efde \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9 dont 74 ont \u00e9t\u00e9 affect\u00e9s au groupe recevant la combinaison d\u2019immunoth\u00e9rapie, tandis que 65 ont \u00e9t\u00e9 affect\u00e9s au groupe qui recevait le sunitinib.<\/p>\n<p>Les patients atteints d\u2019un cancer du rein sarcomato\u00efde \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9 ont obtenu une meilleure survie \u00e0 long terme avec l\u2019immunoth\u00e9rapie de combinaison qu\u2019avec le sunitinib. Plus de patients ont exp\u00e9riment\u00e9 une diminution de leur cancer (61 % dans le groupe de l\u2019immunoth\u00e9rapie en rapport avec 23 % dans le groupe du sunitinib) et plusieurs autres ont connu une r\u00e9ponse compl\u00e8te au traitement (23 % dans le groupe de l\u2019immunoth\u00e9rapie en comparaison avec 6 % pour le groupe du sunitinib). La dur\u00e9e moyenne de survie globale a augment\u00e9 de mani\u00e8re importante (49 mois compar\u00e9 \u00e0 14 mois) tout comme le temps \u00e9coul\u00e9 avant que le m\u00e9dicament ne cesse de fonctionner et que le cancer recommence \u00e0 progresser (26 mois compar\u00e9 \u00e0 5 mois respectivement).<\/p>\n<p>Bien que la composante sarcomato\u00efde d\u2019un cancer du rein ne faisait pas partie du contenu original de l\u2019\u00e9tude CheckMate 214, le nombre de patients des deux groupes \u00e9tait sensiblement le m\u00eame et les r\u00e9sultats obtenus confirment que l\u2019immunoth\u00e9rapie de combinaison l\u2019emporte sur le sunitinib en mati\u00e8re d\u2019efficacit\u00e9 dans le traitement du cancer du rein sarcomato\u00efde. Les r\u00e9sultats de cette \u00e9tude sont d\u2019autant plus impressionnants si on tient compte de la nature agressive du cancer du rein sarcomato\u00efde et des pi\u00e8tres r\u00e9sultats obtenus dans le pass\u00e9 par les patients atteints de cette forme de cancer du rein.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>La survie des patients atteints d\u2019un cancer du rein sarcomato\u00efde sous divers traitements.<\/strong><\/span><\/p>\n<p>La deuxi\u00e8me affiche pr\u00e9sentait plusieurs essais cliniques r\u00e9cents de phase 3 qui portaient sur l\u2019immunoth\u00e9rapie, les th\u00e9rapies cibl\u00e9es et la chimioth\u00e9rapie; ils avaient pour but de d\u00e9terminer quel traitement \u00e9tait le plus en mesure d\u2019am\u00e9liorer la survie des patients atteints d\u2019un cancer du rein sarcomato\u00efde avanc\u00e9.<\/p>\n<p>Un total de 44 patients atteints d\u2019un cancer du rein sarcomato\u00efde avanc\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 examin\u00e9s et la plupart pr\u00e9sentaient un cancer du rein \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9 (94 %). Huit patients (18,2 %) ont re\u00e7u un traitement d\u2019immunoth\u00e9rapie en premi\u00e8re intention et 36 autres (81,8 %) ont re\u00e7u soit un traitement cibl\u00e9 ou de la chimioth\u00e9rapie. Les patients ont \u00e9t\u00e9 suivis pour une dur\u00e9e moyenne de cinq ans et demi. La dur\u00e9e moyenne de la survie globale des 44 patients a \u00e9t\u00e9 de 15,6 mois. La dur\u00e9e de la survie globale des 8 patients sous immunoth\u00e9rapie a \u00e9t\u00e9 tellement longue, qu\u2019on ne peut toujours pas \u00e9tablir une dur\u00e9e moyenne de survie globale pour ce groupe. La dur\u00e9e de survie globale des patients qui n\u2019ont pas re\u00e7u d\u2019immunoth\u00e9rapie a \u00e9t\u00e9 de 10,3 mois. La dur\u00e9e moyenne entre le moment o\u00f9 le traitement a cess\u00e9 de fonctionner et celui o\u00f9 le cancer a recommenc\u00e9 de progresser a \u00e9t\u00e9 de 24 mois chez les patients sous immunoth\u00e9rapie, en comparaison de 5,4 mois pour les patients qui recevaient d\u2019autres traitements.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 le petit nombre de patients, cette \u00e9tude confirme une fois de plus, dans des conditions r\u00e9elles, les b\u00e9n\u00e9fices de l\u2019immunoth\u00e9rapie pour les patients atteints d\u2019un cancer du rein sarcomato\u00efde avanc\u00e9. Dans le monde r\u00e9el, l\u2019immunoth\u00e9rapie en monoth\u00e9rapie ou en combinaison devrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme la norme de soins pour ces patients.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>REMERCIEMENTS<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>\u00c9diteur:<\/strong><br \/>\nDr Craig Gedye (AU)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9viseurs m\u00e9dicaux:<\/strong><br \/>\nDr Michael Jewett (CA)<br \/>\nDr Eric Jonasch (\u00c9-U.)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9dactrice m\u00e9dicale:<\/strong><br \/>\nDre Sharon Deveson Kell (R.-U.)[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]Source : International Kidney Cancer Coalition (IKCC) La r\u00e9union annuelle de l&rsquo;American Society of Clinical Oncology Genitourinary (ASCO GU) s&rsquo;est tenue en pr\u00e9sentiel et en mode virtuel du 17 au 19 f\u00e9vrier 2022. Les pr\u00e9sentations peuvent \u00eatre consult\u00e9es sur le site Web de l&rsquo;ASCO si vous vous \u00eates pr\u00e9alablement connect\u00e9 au site. 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