{"id":1443,"date":"2022-07-22T12:26:39","date_gmt":"2022-07-22T12:26:39","guid":{"rendered":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/les-faits-saillants-sur-le-cancer-du-rein-du-symposium-2022-de-lasco-gu-2\/"},"modified":"2026-03-31T15:30:55","modified_gmt":"2026-03-31T15:30:55","slug":"kidney-cancer-highlights-from-asco-2022-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/kidney-cancer-highlights-from-asco-2022-2\/","title":{"rendered":"Les faits saillants sur le cancer du rein du Symposium 2022 de l&rsquo;ASCO-GU"},"content":{"rendered":"<div class=\"wpb-content-wrapper\"><p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]<em>Source :\u00a0<a href=\"https:\/\/ikcc.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">International Kidney Cancer Coalition (IKCC)<\/a><\/em><\/p>\n<p>La r\u00e9union annuelle de l\u2019American Society of Clinical\u00a0<span class=\"tooltipsall tooltip_post_id_6492 classtoolTips266\" data-hasqtip=\"146\">Oncology<\/span> Genitourinary (ASCO GU) s\u2019est tenue en pr\u00e9sentiel et en mode virtuel du 2 au 7 juin 2022. Les pr\u00e9sentations peuvent \u00eatre consult\u00e9es sur le site Web de l\u2019ASCO.\u00a0L\u2019International Kidney Cancer Coalition (IKCC) a particip\u00e9 au programme scientifique virtuel pour se tenir au courant des derni\u00e8res avanc\u00e9es en mati\u00e8re de soins et de traitement des personnes atteintes d\u2019un cancer du rein.<\/p>\n<p><em>Remarque : Le pr\u00e9sent r\u00e9sum\u00e9 a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 par des d\u00e9fenseurs des droits des patients, dans l\u2019int\u00e9r\u00eat des organisations de patients du monde entier qui se consacrent au domaine du cancer du rein. Bien que ce r\u00e9sum\u00e9 ait fait l\u2019objet d\u2019une r\u00e9vision par des professionnels m\u00e9dicaux, les renseignements qu\u2019il contient reposent sur des donn\u00e9es publiques partag\u00e9es lors de cette r\u00e9union et n\u2019entendent aucunement \u00eatre exhaustifs, ni ne constituent des conseils m\u00e9dicaux. Chaque patient doit parler \u00e0 son m\u00e9decin des soins et des traitements qui lui sont appropri\u00e9s.<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6>Le traitement adjuvant peut-il aider les personnes atteintes d\u2019un cancer du rein \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9?<\/h6>\n<p>Un traitement adjuvant est un m\u00e9dicament administr\u00e9 quelques semaines apr\u00e8s une intervention chirurgicale pour tenter de pr\u00e9venir ou de retarder le retour du cancer. Il peut \u00eatre utilis\u00e9 pour tuer les cellules canc\u00e9reuses microscopiques restantes qui sont impossibles \u00e0 d\u00e9tecter sur les examens d\u2019imagerie, ou encore pour contr\u00f4ler la croissance de tout cancer restant.<\/p>\n<p>La n\u00e9phrectomie constitue le traitement de r\u00e9f\u00e9rence pour le cancer du rein localis\u00e9; cependant, il arrive que le cancer revienne apr\u00e8s l\u2019intervention chirurgicale (r\u00e9cidive). Un traitement adjuvant aiderait \u00e0 pr\u00e9venir la r\u00e9cidive de la maladie apr\u00e8s la n\u00e9phrectomie chez les patients atteints d\u2019un cancer du rein localis\u00e9 \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9. Les inhibiteurs de la tyrosine kinase (ITK) et les immunoth\u00e9rapies ont \u00e9t\u00e9 test\u00e9s comme traitements adjuvants pour le cancer du rein, mais les effets b\u00e9n\u00e9fiques pour les patients se sont av\u00e9r\u00e9s in\u00e9gaux.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6>Le recours pr\u00e9coce \u00e0 un traitement adjuvant est-il b\u00e9n\u00e9fique pour la sant\u00e9, rentable et avis\u00e9? La perspective du patient.<\/h6>\n<p>Au cours de cette discussion, Deb Maskens, membre fondatrice et ancienne vice-pr\u00e9sidente de l\u2019IKCC, a parl\u00e9 des co\u00fbts et de l\u2019efficacit\u00e9 du traitement adjuvant pour le cancer du rein selon la perspective des patients. La pr\u00e9sentation s\u2019appuyait sur des donn\u00e9es tir\u00e9es de sondages men\u00e9s par KCCure et l\u2019IKCC.<\/p>\n<p>Il existe un important besoin non satisfait pour un traitement adjuvant du cancer du rein qui aiderait \u00e0 prolonger la vie des patients tout en am\u00e9liorant leur qualit\u00e9 de vie. Le traitement adjuvant id\u00e9al permettrait de s\u00e9lectionner les patients en fonction du risque pr\u00e9sent\u00e9 par chacun, procurerait aux patients des bienfaits \u00e9vidents, serait bien tol\u00e9r\u00e9 en n\u2019entra\u00eenant aucun effet secondaire \u00e0 long terme et serait abordable, accessible et acceptable pour les patients et leur famille.<\/p>\n<p>L\u2019opinion des patients concernant les traitements adjuvants cibl\u00e9s (les inhibiteurs de la tyrosine kinase, ou ITK) \u00e9tait dans l\u2019ensemble d\u00e9favorable. Selon les r\u00e9sultats d\u2019un sondage men\u00e9 par KCCure, les patients accepteraient seulement de recevoir un traitement adjuvant si celui-ci apportait des bienfaits \u00e9vidents en mati\u00e8re de survie (25 %) ou entra\u00eenait une p\u00e9riode prolong\u00e9e sans cancer selon les examens d\u2019imagerie de suivi (60 %). Le traitement adjuvant par ITK a suscit\u00e9 peu d\u2019int\u00e9r\u00eat en raison de l\u2019absence de bienfaits en mati\u00e8re de survie et des effets secondaires connus.<\/p>\n<p>Chez les personnes recevant une immunoth\u00e9rapie adjuvante, la moiti\u00e9 des r\u00e9pondants au sondage estimaient \u00e0 environ 40 \u00e0 50 % le risque que leur cancer revienne. Moins de 10 % des patients ont affirm\u00e9 qu\u2019ils refuseraient de recevoir une immunoth\u00e9rapie adjuvante en raison des effets secondaires potentiels. Dans une question de suivi, environ 50 % des r\u00e9pondants ont dit qu\u2019ils accepteraient le risque associ\u00e9 \u00e0 l\u2019utilisation de corticost\u00e9ro\u00efdes pour la prise en charge des effets secondaires si ce risque \u00e9tait de 20 \u00e0 25 %.<\/p>\n<p>Pour qui le traitement adjuvant est-il avis\u00e9? Avant de recevoir une immunoth\u00e9rapie adjuvante, les gens doivent r\u00e9fl\u00e9chir aux effets secondaires potentiels (environ le cinqui\u00e8me des patients pr\u00e9sentent des effets secondaires graves ou pouvant mettre leur vie en danger), au fait de recevoir un traitement qui n\u2019est pas n\u00e9cessaire, aux co\u00fbts des m\u00e9dicaments (dans les pays d\u00e9pourvus d\u2019un syst\u00e8me de sant\u00e9 public), \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de se rendre \u00e0 l\u2019h\u00f4pital pendant environ un an pour l\u2019administration des perfusions d\u2019immunoth\u00e9rapie et \u00e0 leur qualit\u00e9 de vie pendant le traitement.<\/p>\n<p>Le traitement pr\u00e9coce est-il b\u00e9n\u00e9fique pour la sant\u00e9, rentable et avis\u00e9? Cela d\u00e9pend de plusieurs questions : le traitement peut-il \u00eatre retard\u00e9 sans risque que le cancer ne r\u00e9apparaisse? Les m\u00e9tastases peuvent-elles \u00eatre trait\u00e9es localement (par radioth\u00e9rapie, par exemple)? Les traitements combin\u00e9s finiront-ils par gu\u00e9rir le cancer du rein qui s\u2019est propag\u00e9 \u00e0 d\u2019autres parties du corps (cancer du rein m\u00e9tastatique)? O\u00f9 l\u2019immunoth\u00e9rapie adjuvante s\u2019inscrit-elle dans l\u2019algorithme th\u00e9rapeutique? Malheureusement, aucun essai clinique comparatif n\u2019a \u00e9t\u00e9 men\u00e9 pour nous permettre de r\u00e9pondre \u00e0 ces questions, ni \u00e0 l\u2019heure actuelle ni dans le futur.<\/p>\n<p>Le d\u00e9veloppement de nouveaux traitements doit se faire en consultation avec les patients de fa\u00e7on \u00e0 s\u2019assurer que les essais cliniques utilisent des param\u00e8tres d\u2019\u00e9valuation pertinents pour les patients, que des \u00e9valuations significatives de la qualit\u00e9 de vie sont effectu\u00e9es et que les patients ont leur mot \u00e0 dire sur la conception de l\u2019\u00e9tude. Les patients ont \u00e9galement besoin d\u2019outils pour la prise de d\u00e9cision partag\u00e9e qui les aideront \u00e0 choisir un traitement avec leurs cliniciens. Il n\u2019est ni b\u00e9n\u00e9fique ni avis\u00e9 d\u2019exclure les patients!<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6>Le traitement adjuvant par \u00e9v\u00e9rolimus peut-il pr\u00e9venir une r\u00e9cidive apr\u00e8s une intervention chirurgicale?<\/h6>\n<p>Cette \u00e9tude de phase III (appel\u00e9e EVEREST) a examin\u00e9 l\u2019effet d\u2019un traitement adjuvant au moyen d\u2019un comprim\u00e9 d\u2019\u00e9v\u00e9rolimus, un inhibiteur de mTOR. Les participants \u00e0 l\u2019\u00e9tude \u00e9taient atteints d\u2019un cancer qui ne s\u2019\u00e9tait pas encore propag\u00e9, mais ils pr\u00e9sentaient un risque \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude regroupait 1545 patients, qui ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis al\u00e9atoirement dans deux groupes : la moiti\u00e9 ont re\u00e7u de l\u2019\u00e9v\u00e9rolimus, l\u2019autre moiti\u00e9 ont re\u00e7u un placebo. Tous pr\u00e9sentaient un risque moyen \u00e0 \u00e9lev\u00e9 de voir leur cancer r\u00e9appara\u00eetre. La plupart \u00e9taient atteints d\u2019un carcinome \u00e0 cellules claires, tandis que 17 % \u00e9taient atteints d\u2019un autre type de cancer du rein.<\/p>\n<p>Les patients ont fait l\u2019objet d\u2019un suivi pendant en moyenne plus de six ans. Au cours de cette p\u00e9riode, l\u2019\u00e9v\u00e9rolimus a am\u00e9lior\u00e9 la survie sans cancer par rapport au placebo, mais la diff\u00e9rence n\u2019\u00e9tait pas significative (64 % contre 61 % apr\u00e8s 6 ans). Il est donc possible que ce r\u00e9sultat soit attribuable au hasard et non \u00e0 un effet r\u00e9el. Chez les patients pr\u00e9sentant un risque tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 de voir leur cancer revenir, l\u2019\u00e9v\u00e9rolimus a permis d\u2019am\u00e9liorer la survie sans cancer de 21 %. Ce r\u00e9sultat s\u2019est av\u00e9r\u00e9 statistiquement significatif. La dur\u00e9e de la survie globale \u00e9tait semblable pour le groupe trait\u00e9 par \u00e9v\u00e9rolimus et pour celui recevant le placebo. Les participants qui ont d\u00fb se retirer de l\u2019\u00e9tude en raison d\u2019effets secondaires \u00e9taient plus nombreux dans le groupe trait\u00e9 par \u00e9v\u00e9rolimus (37 % contre 5 %), et la majorit\u00e9 de ces effets \u00e9taient graves ou mettaient la vie du patient en danger.<\/p>\n<p>En conclusion, comparativement au placebo, l\u2019\u00e9v\u00e9rolimus n\u2019a pas am\u00e9lior\u00e9 de fa\u00e7on significative la survie sans cancer apr\u00e8s une n\u00e9phrectomie chez les personnes atteintes d\u2019un cancer du rein pr\u00e9sentant un risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive. Le traitement adjuvant par \u00e9v\u00e9rolimus conviendrait peut-\u00eatre davantage aux patients pr\u00e9sentant un risque tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 de conna\u00eetre une r\u00e9cidive de leur cancer. La principale question est de savoir si ce traitement sera utilis\u00e9 alors que d\u2019autres options, comme le traitement adjuvant par pembrolizumab, pourraient s\u2019av\u00e9rer plus efficaces pour ce qui est d\u2019emp\u00eacher le cancer du rein de revenir.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6>Les bact\u00e9ries dans l\u2019intestin peuvent-elles aider \u00e0 accro\u00eetre l\u2019efficacit\u00e9 et la tol\u00e9rabilit\u00e9 de l\u2019immunoth\u00e9rapie chez les personnes atteintes d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique?<\/h6>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\"><\/span><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Les bact\u00e9ries intestinales peuvent-elles renforcer l\u2019efficacit\u00e9 de l\u2019immunoth\u00e9rapie?<\/span><\/strong><\/p>\n<p>Cette \u00e9tude a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e parce qu\u2019on a remarqu\u00e9 que les personnes qui prennent des antibiotiques durant une immunoth\u00e9rapie r\u00e9pondaient moins bien au traitement que celles qui ne prenaient pas d\u2019antibiotiques. Cela pourrait \u00eatre d\u00fb au fait que les antibiotiques modifient le type de bact\u00e9ries pr\u00e9sentes dans l\u2019intestin, ce qui influe sur le fonctionnement du syst\u00e8me immunitaire intestinal. Ces changements finissent par avoir une incidence sur la capacit\u00e9 du syst\u00e8me immunitaire entier \u00e0 combattre non seulement les bact\u00e9ries, mais aussi le cancer.<\/p>\n<p>De r\u00e9centes donn\u00e9es laissent entendre que les bact\u00e9ries pr\u00e9sentes dans l\u2019intestin (le microbiote intestinal) interagissent avec l\u2019immunoth\u00e9rapie dans le cancer du rein m\u00e9tastatique. La bact\u00e9rie Clostridium butyricum, qui produit le butyrate, a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e pour d\u00e9terminer si elle peut modifier les bact\u00e9ries dans l\u2019intestin. Les r\u00e9sultats cliniques chez les patients atteints d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique trait\u00e9s par l\u2019association de deux m\u00e9dicaments d\u2019immunoth\u00e9rapie, le nivolumab et l\u2019ipilimumab, ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9s. Le Clostridium butyricum est la principale bact\u00e9rie de la souche CBM 588.<\/p>\n<p>Certaines \u00e9tudes ant\u00e9rieures ont d\u00e9montr\u00e9 que la souche CBM 588 semblait am\u00e9liorer la r\u00e9ponse \u00e0 l\u2019immunoth\u00e9rapie chez les personnes prenant des antibiotiques.<\/p>\n<p>L\u2019objectif de l\u2019\u00e9tude actuelle \u00e9tait de d\u00e9terminer s\u2019il \u00e9tait possible d\u2019am\u00e9liorer la r\u00e9ponse \u00e0 l\u2019immunoth\u00e9rapie en modifiant les g\u00e8nes marqueurs de r\u00e9sistance aux antibiotiques au moyen du CBM 588. On a ainsi r\u00e9parti en deux groupes 29 patients atteints d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique pr\u00e9sentant un risque \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9velopper une maladie grave. Le premier groupe a \u00e9t\u00e9 trait\u00e9 par l\u2019association de nivolumab et d\u2019ipilimumab, tandis que le deuxi\u00e8me a re\u00e7u l\u2019association de nivolumab et d\u2019ipilimumab en plus du CBM 588.<\/p>\n<p>Les \u00e9chantillons de selles des patients ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9s afin de d\u00e9tecter la pr\u00e9sence de bact\u00e9ries. Les chercheurs ont \u00e9galement examin\u00e9 les g\u00e8nes marqueurs de r\u00e9sistance aux antibiotiques pour les types d\u2019antibiotiques les plus courants.<\/p>\n<p>Le nombre de patients ayant r\u00e9pondu \u00e0 l\u2019immunoth\u00e9rapie \u00e9tait pr\u00e8s de trois fois plus \u00e9lev\u00e9 dans le groupe prenant le CBM 588 que dans celui n\u2019en prenant pas. De plus, les g\u00e8nes de r\u00e9sistance aux antibiotiques \u00e9taient moins pr\u00e9sents chez les personnes trait\u00e9es par le CBM 588 en plus de l\u2019ipilimumab et du nivolumab.<\/p>\n<p>Cette \u00e9tude montre que la r\u00e9ponse des patients atteints d\u2019un cancer du rein \u00e0 l\u2019immunoth\u00e9rapie peut \u00eatre am\u00e9lior\u00e9e en changeant les types de bact\u00e9ries pr\u00e9sentes dans l\u2019intestin. L\u2019\u00e9tude, bien qu\u2019elle ait \u00e9t\u00e9 de tr\u00e8s petite envergure, a donn\u00e9 des r\u00e9sultats tr\u00e8s int\u00e9ressants. D\u2019autres \u00e9tudes sont attendues.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><\/span><\/span><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Les bact\u00e9ries intestinales pourraient aider \u00e0 pr\u00e9venir les effets secondaires chez les personnes atteintes d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique trait\u00e9es par immunoth\u00e9rapie<\/span><\/strong><\/p>\n<p>Les bact\u00e9ries pr\u00e9sentes dans l\u2019intestin jouent un r\u00f4le essentiel dans le d\u00e9veloppement d\u2019une immunit\u00e9 aux maladies et pourraient \u00eatre capables de contr\u00f4ler la r\u00e9ponse immunitaire caus\u00e9e par l\u2019immunoth\u00e9rapie chez les personnes atteintes d\u2019un cancer. Cette \u00e9tude de phase I s\u2019est pench\u00e9e sur une intervention appel\u00e9e transplantation de selles (ou transplantation de microbiote f\u00e9cal), dans le cadre de laquelle des bact\u00e9ries f\u00e9cales et d\u2019autres microbes provenant de personnes en bonne sant\u00e9 sont transf\u00e9r\u00e9s \u00e0 d\u2019autres pour aider \u00e0 traiter une maladie. Cette intervention a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e avant l\u2019immunoth\u00e9rapie de fa\u00e7on \u00e0 accro\u00eetre la r\u00e9silience des bact\u00e9ries intestinales, \u00e0 rendre le traitement plus tol\u00e9rable et \u00e0 am\u00e9liorer la r\u00e9ponse au traitement.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude actuellement en cours \u00e9value l\u2019innocuit\u00e9 de la transplantation de selles associ\u00e9e \u00e0 l\u2019immunoth\u00e9rapie comme premier traitement du cancer du rein m\u00e9tastatique. Elle vise aussi \u00e0 d\u00e9terminer si la transplantation de selles peut r\u00e9duire le nombre d\u2019effets secondaires de nature immunitaire caus\u00e9s par l\u2019immunoth\u00e9rapie.<\/p>\n<p>Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, dix patients atteints d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique ont subi une transplantation de selles en association avec leur immunoth\u00e9rapie. Tous pr\u00e9sentaient une maladie \u00e0 risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9 et ont fait l\u2019objet d\u2019un suivi pendant pr\u00e8s de 6 mois. Quatre patients ont abandonn\u00e9 l\u2019\u00e9tude en raison d\u2019effets secondaires de nature immunitaire (colite et arthrite) et huit au total ont signal\u00e9 des effets secondaires de nature immunitaire, y compris la diarrh\u00e9e et des \u00e9ruptions cutan\u00e9es. La plupart des effets secondaires \u00e9taient graves ou mettaient la vie en danger (60 %). Quatre patients ont r\u00e9pondu au traitement et leur cancer a diminu\u00e9 de taille.<\/p>\n<p>D\u2019autres \u00e9tudes sont n\u00e9cessaires pour d\u00e9terminer le r\u00f4le de la transplantation de selles dans la pr\u00e9vention des effets secondaires de l\u2019immunoth\u00e9rapie et \u00e9valuer les changements sur le plan des bact\u00e9ries intestinales.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6>La survie et la qualit\u00e9 de vie avec l\u2019association de cabozantinib et de nivolumab<\/h6>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><\/span><strong>L\u2019ampleur de la r\u00e9ponse au cabozantinib en association avec le nivolumab influe-t-elle sur les r\u00e9sultats cliniques?<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats en cours de l\u2019essai clinique de phase III CheckMate 9ER portant sur le nivolumab (un traitement d\u2019immunoth\u00e9rapie administr\u00e9 par perfusion) en association avec le cabozantinib (un inhibiteur de la tyrosine kinase en comprim\u00e9) ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s. Des donn\u00e9es ant\u00e9rieures tir\u00e9es de l\u2019\u00e9tude CheckMate 9ER ont d\u00e9montr\u00e9 que l\u2019association de nivolumab et de cabozantinib a permis de doubler le temps moyen avant que le traitement ne cesse de fonctionner et que le cancer ne recommence \u00e0 progresser par rapport au sunitinib. De plus, pr\u00e8s de deux fois plus de patients ont r\u00e9pondu \u00e0 l\u2019association.<\/p>\n<p>Dans cette pr\u00e9sentation, la r\u00e9duction de la taille de la tumeur a \u00e9t\u00e9 compar\u00e9e aux r\u00e9sultats cliniques chez les personnes atteintes d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique trait\u00e9es par l\u2019association de nivolumab et de cabozantinib ou par sunitinib.<\/p>\n<p>Dans l\u2019ensemble, les patients trait\u00e9s par l\u2019association \u00e9taient plus nombreux que ceux trait\u00e9s par sunitinib \u00e0 voir la taille de leur tumeur r\u00e9duite de plus de 50 %. Ces r\u00e9ponses ont \u00e9t\u00e9 associ\u00e9es \u00e0 un d\u00e9lai plus long avant que le cancer ne recommence \u00e0 progresser apr\u00e8s 12 mois, comparativement au sunitinib. Les dur\u00e9es de survie globale \u00e9taient cependant semblables avec le traitement combin\u00e9 et avec le sunitinib, bien qu\u2019on ne comprenne pas enti\u00e8rement pourquoi la dur\u00e9e de survie au sein du premier groupe n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 consid\u00e9rablement prolong\u00e9e.<\/p>\n<p>Au cours de l\u2019\u00e9tude, un plus grand nombre de patients trait\u00e9s par l\u2019association de nivolumab et de cabozantinib ont connu une r\u00e9duction importante de la taille de leur tumeur, comparativement \u00e0 ceux recevant du sunitinib. Les importantes r\u00e9ductions de la taille de la tumeur n\u2019\u00e9taient pas li\u00e9es \u00e0 une survie plus longue, bien qu\u2019on ne sache pas enti\u00e8rement quels facteurs influencent la survie.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><\/span><strong>Comment la qualit\u00e9 de vie influe-t-elle sur les r\u00e9sultats cliniques produits par l\u2019association de cabozantinib et de nivolumab?<\/strong><\/span><\/p>\n<p>D\u2019autres donn\u00e9es de suivi provenant de l\u2019essai clinique de phase III CheckMate 9ER montrent que le cabozantinib employ\u00e9 en association avec le nivolumab est toujours plus b\u00e9n\u00e9fique que la prise d\u2019un comprim\u00e9 d\u2019inhibiteur de la tyrosine kinase employ\u00e9 seul pour r\u00e9duire la taille du cancer et am\u00e9liorer la survie chez les patients atteints d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique n\u2019ayant pris aucun m\u00e9dicament auparavant.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s un suivi moyen de pr\u00e8s de trois ans (33 mois), les patients trait\u00e9s au moyen de l\u2019association de cabozantinib et de nivolumab ont continu\u00e9 de pr\u00e9senter un temps de survie plus long, un cancer mieux ma\u00eetris\u00e9 et une tumeur de taille r\u00e9duite sur les examens d\u2019imagerie, comparativement \u00e0 ceux trait\u00e9s par sunitinib (un comprim\u00e9 d\u2019inhibiteur de la tyrosine kinase).<\/p>\n<p>Les chercheurs voulaient voir s\u2019il existait un lien direct entre la qualit\u00e9 de vie et la survie chez les patients trait\u00e9s au moyen de l\u2019association de cabozantinib et de nivolumab pour leur cancer du rein m\u00e9tastatique.<\/p>\n<p>Un plus grand nombre de patients se sont sentis mal avant que leur cancer ne s\u2019aggrave en raison d\u2019effets secondaires comme la fatigue. La dur\u00e9e de la survie globale \u00e9tait li\u00e9e \u00e0 la qualit\u00e9 de vie. Les patients qui avaient une meilleure qualit\u00e9 de vie au d\u00e9but de l\u2019\u00e9tude pr\u00e9sentaient un risque plus faible de d\u00e9c\u00e8s. Apr\u00e8s 6 mois, les patients dont la qualit\u00e9 de vie s\u2019\u00e9tait am\u00e9lior\u00e9e ou stabilis\u00e9e ont vu leur risque de d\u00e9c\u00e8s r\u00e9duit de 52 % par rapport \u00e0 ceux dont la qualit\u00e9 de vie s\u2019\u00e9tait d\u00e9t\u00e9rior\u00e9e.<\/p>\n<p>Ces r\u00e9sultats ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un lien entre la qualit\u00e9 de vie et les r\u00e9sultats cliniques chez les patients trait\u00e9s par l\u2019association de cabozantinib et de nivolumab. Par cons\u00e9quent, les r\u00e9sultats rapport\u00e9s par les patients peuvent s\u2019av\u00e9rer utiles pour d\u00e9crire leur exp\u00e9rience au cours d\u2019un essai clinique et pr\u00e9dire les r\u00e9sultats cliniques au cours de la pratique clinique courante.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><\/span><strong>Donn\u00e9es de suivi de trois ans tir\u00e9es de l\u2019\u00e9tude sur le belzutifan chez les patients atteints d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique ayant d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u un traitement<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Les traitements du cancer du rein m\u00e9tastatique ont chang\u00e9 au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, am\u00e9liorant consid\u00e9rablement l\u2019\u00e9volution de l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 des patients et leur survie. Cependant, la plupart des gens finissent malheureusement par voir leur cancer s\u2019aggraver pendant leur traitement actuel.<\/p>\n<p>Des \u00e9tudes men\u00e9es sur les g\u00e8nes des personnes atteintes d\u2019un cancer du rein ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des mutations dans un g\u00e8ne appel\u00e9 von Hippel-Lindau (VHL). Cette mutation entra\u00eene une \u00e9l\u00e9vation des taux d\u2019une prot\u00e9ine appel\u00e9e facteur induit par l\u2019hypoxie, ou HIF-2\u03b1, dans le sang de ces patients. Cela produit des changements dans les cellules canc\u00e9reuses entra\u00eenant la croissance de la tumeur. Un nouveau m\u00e9dicament sous forme de comprim\u00e9 appel\u00e9 belzutifan, un inhibiteur du facteur induit par l\u2019hypoxie 2\u03b1 (HIF-2\u03b1), bloque l\u2019action du HIF-2\u03b1. Cela se produit chez plus de 90 % des patients atteints d\u2019un cancer du rein \u00e0 cellules claires.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude ant\u00e9rieure a d\u00e9montr\u00e9 que le belzutifan pr\u00e9sentait une activit\u00e9 antitumorale de longue dur\u00e9e et \u00e9tait bien tol\u00e9r\u00e9 par les personnes atteintes d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique.<\/p>\n<p>Au moment du Symposium 2022 de l\u2019ASCO, les plus r\u00e9cents r\u00e9sultats de cet essai comprenaient plus de trois ans de donn\u00e9es de suivi. Des 55 patients de l\u2019\u00e9tude, 16 % ont poursuivi leur traitement par belzutifan apr\u00e8s trois ans; 62 % des patients ont malheureusement d\u00fb abandonner le traitement parce que leur cancer s\u2019est aggrav\u00e9.<\/p>\n<p>En moyenne, le traitement a cess\u00e9 de faire effet et le cancer a recommenc\u00e9 \u00e0 progresser apr\u00e8s 14,5 mois. Le cancer a \u00e9t\u00e9 ma\u00eetris\u00e9 chez 80 % des patients.<\/p>\n<p>Quarante pour cent des patients ont connu un effet secondaire grave; il s\u2019agissait la plupart du temps d\u2019une diminution de la concentration d\u2019h\u00e9moglobine dans le sang (an\u00e9mie) et d\u2019une diminution de la quantit\u00e9 d\u2019oxyg\u00e8ne dans le sang (hypoxie). Aucun effet secondaire mettant la vie des patients en danger ni aucun d\u00e9c\u00e8s attribuables au traitement n\u2019ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s durant les trois ann\u00e9es de suivi.<\/p>\n<p>Ces r\u00e9sultats d\u00e9montrent que le belzutifan peut permettre de ma\u00eetriser le cancer chez un pourcentage \u00e9lev\u00e9 de patients atteints d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique qui ont d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u un traitement anticanc\u00e9reux auparavant. Le belzutifan est bien tol\u00e9r\u00e9 par la plupart des patients. Un essai de phase III men\u00e9 aupr\u00e8s de patients atteints d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique est en cours afin de comparer le belzutifan \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e9rolimus. Si cette \u00e9tude r\u00e9v\u00e8le que le belzutifan pr\u00e9sente un avantage par rapport \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e9rolimus, le belzutifan sera probablement approuv\u00e9 comme traitement chez les patients atteints d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6>De nouveaux traitements combin\u00e9s pour le cancer du rein m\u00e9tastatique<\/h6>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><\/span><strong>Le durvalumab ou le savolitinib employ\u00e9s seuls ou en association avec le tr\u00e9m\u00e9limumab peuvent-ils am\u00e9liorer le taux de survie chez les patients atteints d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique?<\/strong><\/span><\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude de phase II CALYPSO a \u00e9valu\u00e9 trois nouveaux m\u00e9dicaments utilis\u00e9s dans le traitement du cancer du rein m\u00e9tastatique qui s\u2019est propag\u00e9 \u00e0 d\u2019autres parties du corps. Les m\u00e9dicaments test\u00e9s \u00e9taient le durvalumab (une immunoth\u00e9rapie appel\u00e9e inhibiteur de la PD-L1 administr\u00e9e par perfusion), le savolitinib (un traitement cibl\u00e9 appel\u00e9 inhibiteur de la MET sous forme de comprim\u00e9) et le tr\u00e9m\u00e9limumab (une immunoth\u00e9rapie appel\u00e9e inhibiteur de CTLA-4 administr\u00e9e par perfusion). Le durvalumab et le savolitinib ont \u00e9t\u00e9 test\u00e9s seuls, et le durvalumab a aussi \u00e9t\u00e9 test\u00e9 en association avec le savolitinib ou le tr\u00e9m\u00e9limumab chez des patients atteints d\u2019un cancer du rein \u00e0 cellules claires ou de type papillaire au stade m\u00e9tastatique.<\/p>\n<p>On a d\u00e9couvert qu\u2019une prot\u00e9ine appel\u00e9e MET (ou r\u00e9cepteur du facteur de croissance h\u00e9patocytaire) stimule la formation et la croissance de tumeurs. Le savolitinib peut bloquer la prot\u00e9ine MET, ce qui s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 efficace chez les patients atteints d\u2019un cancer du rein papillaire.<\/p>\n<p>Cette pr\u00e9sentation rend compte de l\u2019efficacit\u00e9 de ces m\u00e9dicaments chez les patients atteints d\u2019un cancer du rein \u00e0 cellules claires de stade m\u00e9tastatique. Les patients avaient d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u un traitement cibl\u00e9 par inhibiteur de la tyrosine kinase, mais jamais d\u2019immunoth\u00e9rapie ou d\u2019inhibiteur de la MET. La pr\u00e9sentation pr\u00e9sente les donn\u00e9es obtenues aupr\u00e8s de 139 patients apr\u00e8s 12 mois de traitement.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats de l\u2019\u00e9tude n\u2019ont pas r\u00e9v\u00e9l\u00e9 de bienfaits significatifs pour le traitement par savolitinib employ\u00e9 seul ou en association avec le durvalumab ou le tr\u00e9m\u00e9limumab chez les patients atteints d\u2019un cancer du rein \u00e0 cellules claires de stade m\u00e9tastatique. On ne sait pas encore si ces m\u00e9dicaments sont plus efficaces chez les patients atteints d\u2019un cancer du rein papillaire.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6>De possibles biomarqueurs de l\u2019efficacit\u00e9 des traitements contre le cancer du rein<\/h6>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><\/span><strong>La surveillance de l\u2019efficacit\u00e9 du sunitinib dans le traitement du cancer du rein m\u00e9tastatique au moyen de renseignements personnalis\u00e9s sur les tumeurs et d\u2019analyses de l\u2019ADNtc<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Environ le tiers des cancers du rein se sont d\u00e9j\u00e0 propag\u00e9s \u00e0 d\u2019autres tissus et organes au moment de leur diagnostic (cancers de stade 4). Le pronostic est mauvais chez les patients atteints d\u2019un cancer du rein de stade 4 ou m\u00e9tastatique, et moins de la moiti\u00e9 d\u2019entre eux survivront pendant 5 ans. Les m\u00e9decins ont besoin d\u2019un moyen d\u2019\u00e9valuer l\u2019efficacit\u00e9 des m\u00e9dicaments contre le cancer du rein m\u00e9tastatique et de suivre l\u2019\u00e9volution de la maladie.<\/p>\n<p>Les biomarqueurs sont des substances naturellement pr\u00e9sentes dans l\u2019organisme qui peuvent \u00eatre utilis\u00e9es pour \u00e9valuer l\u2019\u00e9volution d\u2019une maladie ou d\u2019un processus biologique. Des biomarqueurs liquides, comme l\u2019ADN tumoral circulant (ADNtc), se trouvent dans le sang et peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour \u00e9valuer la fa\u00e7on dont une maladie r\u00e9pond au traitement. Ils peuvent \u00e9galement servir \u00e0 surveiller l\u2019\u00e9tat de la maladie au fil du temps et en pr\u00e9dire la progression.<\/p>\n<p>Cette \u00e9tude avait pour objectif de d\u00e9terminer si des analyses d\u2019ADNtc personnalis\u00e9es pour les tumeurs du cancer du rein pouvaient \u00eatre utilis\u00e9es dans le but d\u2019\u00e9valuer la r\u00e9ponse des patients atteints d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique au traitement par sunitinib.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude comptait 21 patients atteints d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique. Tous ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s par sunitinib et ont subi une intervention chirurgicale visant \u00e0 retirer leur cancer du rein au cours du deuxi\u00e8me cycle de leur traitement.<\/p>\n<p>Des taux d\u2019ADNtc plus \u00e9lev\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9cel\u00e9s dans le sang des patients pr\u00e9sentant plusieurs m\u00e9tastases, comparativement aux patients pr\u00e9sentant seulement une m\u00e9tastase. Les patients dont le taux d\u2019ADNtc avait augment\u00e9 depuis le d\u00e9but de l\u2019\u00e9tude \u00e9taient plus susceptibles de voir leur cancer progresser que ceux dont le taux d\u2019ADNtc avait diminu\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude a montr\u00e9 qu\u2019au cours du traitement par sunitinib, la progression de la maladie \u00e9tait plus probable chez les patients dont le taux d\u2019ADNtc avait augment\u00e9 depuis le d\u00e9but de l\u2019\u00e9tude. Des taux \u00e9lev\u00e9s d\u2019ADNtc dans le sang \u00e9taient associ\u00e9s \u00e0 un d\u00e9lai plus court entre le premier traitement par sunitinib et la progression de la maladie. Cela vient justifier le changement de m\u00e9dicament afin d\u2019am\u00e9liorer la r\u00e9ponse au traitement. Il est n\u00e9cessaire de r\u00e9aliser d\u2019autres \u00e9tudes aupr\u00e8s de patients atteints d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6>Des traitements combin\u00e9s contre le cancer du rein chez les patients ayant d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u un traitement<\/h6>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><\/span><strong>Le batiraxcept en association avec le cabozantinib s\u2019annonce prometteur pour les patients atteints d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique ayant d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u un traitement<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Le batiraxcept est une prot\u00e9ine bloquant l\u2019action de l\u2019AXL, une autre prot\u00e9ine qui favorise la croissance des cellules tumorales et affaiblit le syst\u00e8me immunitaire. Le cabozantinib est un inhibiteur des r\u00e9cepteurs \u00e0 activit\u00e9 tyrosine kinase (ou ITK). Le premier objectif de l\u2019\u00e9tude de phase 1b \u00e9tait de trouver la meilleure dose de batiraxcept \u00e0 utiliser en association avec le cabozantinib chez les personnes atteintes d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique ayant d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u un traitement. Les objectifs secondaires consistaient \u00e0 d\u00e9terminer la meilleure dose \u00e0 utiliser dans les \u00e9tudes de phase 2, le taux de r\u00e9ponse au traitement et la dur\u00e9e de cette r\u00e9ponse.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude regroupait 26 patients. Tous avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s soit par un traitement cibl\u00e9, soit par immunoth\u00e9rapie, soit par les deux. Les trois quarts pr\u00e9sentaient une maladie \u00e0 risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9. Les patients ont fait l\u2019objet d\u2019un suivi pendant en moyenne 5 mois, et 24 d\u2019entre eux ont poursuivi l\u2019\u00e9tude. Au total, 65 % ont connu des effets secondaires, le plus fr\u00e9quent \u00e9tant une perte d\u2019app\u00e9tit, la diarrh\u00e9e et la fatigue. Quatre patients ont connu des effets secondaires graves, mais aucun effet secondaire mettant la vie en danger ni aucun d\u00e9c\u00e8s n\u2019ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s.<\/p>\n<p>Tous les patients (100 %) r\u00e9pondaient toujours au traitement apr\u00e8s 3 mois. Apr\u00e8s 6 mois, le traitement avait emp\u00each\u00e9 le cancer de progresser et \u00e9tait toujours efficace chez 79 % des patients. L\u2019association du batiraxcept et du cabozantinib a \u00e9t\u00e9 bien tol\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><\/span><strong>Quel est l\u2019effet des traitements ult\u00e9rieurs chez les patients atteints d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique trait\u00e9s par lenvatinib en association avec le pembrolizumab ou par sunitinib?<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Dans cette pr\u00e9sentation, on a examin\u00e9 l\u2019effet des traitements chez les patients atteints d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique qui ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s par lenvatinib en association avec le pembrolizumab ou par sunitinib. Dans le cadre de l\u2019\u00e9tude de phase III CLEAR, le lenvatinib en association avec le pembrolizumab a consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9 le d\u00e9lai avant la progression du cancer et la dur\u00e9e de la survie globale par rapport au sunitinib lorsqu\u2019administr\u00e9 comme premier traitement. Cette \u00e9tude s\u2019est pench\u00e9e sur le d\u00e9lai avant que le cancer ne recommence \u00e0 progresser pendant le traitement de deuxi\u00e8me intention.<\/p>\n<p>Chez les patients trait\u00e9s pr\u00e9alablement au moyen de l\u2019association de lenvatinib et de pembrolizumab, le d\u00e9lai moyen avant que le deuxi\u00e8me traitement ne cesse de faire effet \u00e9tait de 12,2 mois. Chez les patients trait\u00e9s pr\u00e9alablement par sunitinib, ce d\u00e9lai \u00e9tait presque r\u00e9duit de moiti\u00e9, avec 6,4 mois.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude a d\u00e9montr\u00e9 que l\u2019association de lenvatinib et de pembrolizumab continue de pr\u00e9senter des bienfaits au cours du deuxi\u00e8me traitement apr\u00e8s l\u2019\u00e9chec de l\u2019association, ce qui vient confirmer davantage la place du lenvatinib et du pembrolizumab comme traitement de r\u00e9f\u00e9rence en premi\u00e8re intention pour le cancer du rein m\u00e9tastatique.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6>Le cancer du rein chez les personnes ayant subi une greffe de rein : quelle est la place du d\u00e9pistage?<\/h6>\n<p>Les personnes qui ont subi une greffe de rein pr\u00e9sentent un risque accru de d\u00e9velopper un cancer du rein en raison de l\u2019affaiblissement de leur syst\u00e8me immunitaire. La plupart des cancers du rein chez les personnes greff\u00e9es prennent naissance dans le rein d\u2019origine. Cela peut affecter la survie \u00e0 long terme. Le d\u00e9pistage du cancer du rein chez les personnes ayant subi une greffe n\u2019est pas syst\u00e9matique.<\/p>\n<p>On comptait 1 998 personnes ayant subi une greffe de rein dans un h\u00f4pital des \u00c9tats-Unis. De ce nombre, 16 (moins de 1 %) ont d\u00e9velopp\u00e9 un cancer du rein. Quatre autres personnes atteintes d\u2019un cancer du rein ont subi une greffe de rein dans un autre h\u00f4pital, mais ont fait l\u2019objet d\u2019un suivi dans le cadre de l\u2019\u00e9tude. Le nombre total de patients atteints d\u2019un cancer du rein ayant particip\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tude \u00e9tait donc de 20.<\/p>\n<p>Le d\u00e9lai moyen avant que le cancer du rein ne soit diagnostiqu\u00e9 \u00e9tait de 8 ans. La plupart (les trois quarts) des cancers \u00e9taient \u00e0 cellules claires; 20 % \u00e9taient des cancers du rein papillaires et 5 % \u00e9taient chromophobes. Chez ces patients, 60 % des cancers se sont d\u00e9velopp\u00e9s dans le rein d\u2019origine, tandis que 40 % se sont d\u00e9velopp\u00e9s dans le rein greff\u00e9.<\/p>\n<p>Les participants ont \u00e9t\u00e9 divis\u00e9s en deux groupes : ceux qui ont \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 un d\u00e9pistage r\u00e9gulier par \u00e9chographie ou tomodensitom\u00e9trie tous les deux ans (12 personnes) et ceux qui n\u2019ont \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 aucun d\u00e9pistage (8 personnes). Toutes les personnes ayant \u00e9t\u00e9 soumises \u00e0 un d\u00e9pistage ont \u00e9t\u00e9 \u00ab gu\u00e9ries \u00bb par n\u00e9phrectomie ou cryoth\u00e9rapie. Chez les patients qui n\u2019avaient pas fait l\u2019objet d\u2019un d\u00e9pistage r\u00e9gulier, plus du tiers \u00e9taient atteints d\u2019un cancer du rein de stade 4 et deux sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9es.<\/p>\n<p>Tous les patients ayant subi une greffe de rein qui ont fait l\u2019objet d\u2019un d\u00e9pistage ont re\u00e7u un diagnostic pr\u00e9coce de cancer du rein, et aucun n\u2019est d\u00e9c\u00e9d\u00e9. Le quart des personnes n\u2019ayant \u00e9t\u00e9 soumises \u00e0 aucun d\u00e9pistage \u00e9taient atteintes d\u2019un cancer avanc\u00e9 au moment du diagnostic et sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9es. Le d\u00e9pistage du cancer du rein chez les personnes ayant subi une greffe de rein est efficace pour le diagnostic pr\u00e9coce du cancer du rein et permet d\u2019am\u00e9liorer le taux de survie. C\u2019est le cas pour tous les sous-types de cancer du rein, y compris le cancer \u00e0 cellules claires, papillaire et chromophobe. D\u2019autres \u00e9tudes sont n\u00e9cessaires afin d\u2019\u00e9valuer le rapport co\u00fbt-efficacit\u00e9 du d\u00e9pistage.<\/p>\n<p>Cette \u00e9tude vient souligner la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9aliser un suivi \u00e0 long terme chez les personnes qui ont subi une greffe de rein. Les examens d\u2019imagerie doivent \u00eatre r\u00e9alis\u00e9s non seulement sur le rein greff\u00e9, mais aussi sur le rein d\u2019origine. Puisque ces patients sont immunod\u00e9prim\u00e9s, un diagnostic pr\u00e9coce se traduira par une am\u00e9lioration de la survie. Ces patients ont \u00e9galement une meilleure chance d\u2019\u00eatre trait\u00e9s au moyen d\u2019une n\u00e9phrectomie partielle ou d\u2019une cryoablation, ce qui permet de pr\u00e9server la fonction r\u00e9nale.<\/p>\n<p>Le taux de survie des patients ayant subi une greffe de rein a augment\u00e9 au cours des vingt derni\u00e8res ann\u00e9es, et ces personnes m\u00e9ritent que l\u2019on fasse le suivi de leurs reins (tant celui d\u2019origine que celui greff\u00e9) leur vie durant. Le pourcentage de personnes qui d\u00e9veloppent un cancer du rein au sein de cette population est semblable \u00e0 celui au sein de la population non greff\u00e9e.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6>L\u2019immunoth\u00e9rapie permet d\u2019am\u00e9liorer la survie dans les cas de cancers m\u00e9tastatiques aux \u00c9tats-Unis : r\u00e9percussion pour les patients \u00e2g\u00e9s (de 75 ans et plus)<\/h6>\n<p>Les immunoth\u00e9rapies ont transform\u00e9 le traitement de nombreux cancers. Il manque toutefois des donn\u00e9es sur l\u2019incidence des immunoth\u00e9rapies aux \u00c9tats-Unis, en particulier chez les personnes \u00e2g\u00e9es. Dans cette \u00e9tude, l\u2019effet de l\u2019immunoth\u00e9rapie dans le traitement de plusieurs cancers m\u00e9tastatiques diff\u00e9rents (m\u00e9lanome, cancer du poumon, cancer du rein, cancer de la t\u00eate et du cou, maladie de Hodgkin et cancer uroth\u00e9lial) a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9 \u00e0 partir d\u2019une base de donn\u00e9es.<\/p>\n<p>Au total, 363 191 patients atteints d\u2019un cancer m\u00e9tastatique ont \u00e9t\u00e9 inclus dans l\u2019\u00e9tude, dont 7 % \u00e9taient atteints d\u2019un cancer du rein. L\u2019\u00e2ge moyen des patients \u00e9tait de 66 ans. La dur\u00e9e de la survie globale \u00e9tait sup\u00e9rieure pour les cancers m\u00e9tastatiques diagnostiqu\u00e9s au moment o\u00f9 les immunoth\u00e9rapies \u00e9taient accessibles, \u00e0 l\u2019exception des cancers uroth\u00e9liaux. De tels r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s chez les patients \u00e2g\u00e9s (de 75 ans ou plus) atteints d\u2019un cancer du rein.<\/p>\n<p>La dur\u00e9e de la survie globale et la dur\u00e9e de la survie propre \u00e0 chaque cancer \u00e9taient sup\u00e9rieures pour les cancers m\u00e9tastatiques diagnostiqu\u00e9s au moment o\u00f9 les immunoth\u00e9rapies \u00e9taient accessibles, y compris chez les patients \u00e2g\u00e9s de 75 ans et plus. Les immunoth\u00e9rapies ne doivent pas \u00eatre refus\u00e9es aux patients en raison de leur \u00e2ge.<\/p>\n<p>Comme les gens vivent maintenant plus longtemps, de plus en plus de personnes \u00e2g\u00e9es recevront un diagnostic de cancer, dont le cancer du rein. Les patients \u00e2g\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 sous-repr\u00e9sent\u00e9s dans les essais cliniques. Cette \u00e9tude pr\u00e9sente des donn\u00e9es du monde r\u00e9el sur un traitement moderne qui peut \u00eatre administr\u00e9 \u00e0 des patients plus \u00e2g\u00e9s en g\u00e9n\u00e9rant des r\u00e9sultats enthousiasmants. Beaucoup de ces patients sont fragiles ou sont atteints d\u2019autres maladies, ce qui les emp\u00eache de prendre des m\u00e9dicaments associ\u00e9s \u00e0 de graves effets secondaires. Les immunoth\u00e9rapies constituent une option s\u00fbre, malgr\u00e9 leur co\u00fbt.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>ACKNOWLEDGEMENTS<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>\u00c9diteur:<\/strong><br \/>\nDr Stenio Zequi (BR)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9viseurs m\u00e9dicaux:<br \/>\n<\/strong>Dre Rachel Giles (P.-B.)<strong><br \/>\n<\/strong>Dr Michael Jewett (CA)<br \/>\nDr Eric Jonasch (\u00c9.-U.)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9dactrice m\u00e9dicale:<\/strong><br \/>\nDr Sharon Deveson Kell (R.-U.)[\/vc_column_text][vc_empty_space][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]Source :\u00a0International Kidney Cancer Coalition (IKCC) La r\u00e9union annuelle de l\u2019American Society of Clinical\u00a0Oncology Genitourinary (ASCO GU) s\u2019est tenue en pr\u00e9sentiel et en mode virtuel du 2 au 7 juin 2022. 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