{"id":1506,"date":"2022-11-08T14:36:28","date_gmt":"2022-11-08T14:36:28","guid":{"rendered":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/faits-saillants-du-congres-de-lesmo-2022\/"},"modified":"2026-03-31T15:31:28","modified_gmt":"2026-03-31T15:31:28","slug":"highlights-from-the-esmo-congress-2022-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/highlights-from-the-esmo-congress-2022-2\/","title":{"rendered":"FAITS SAILLANTS DU CONGR\u00c8S DE L\u2019ESMO 2022"},"content":{"rendered":"<div class=\"wpb-content-wrapper\"><p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]<em>Source: <a href=\"https:\/\/ikcc.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">International Kidney Cancer Coalition (IKCC)<\/a><\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Le congr\u00e8s de la European Society for Medical Oncology (ESMO) s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9 en personne (pour la premi\u00e8re fois depuis deux ans) ainsi que virtuellement du 9 au 13\u00a0septembre 2022. Si vous vous \u00eates pr\u00e9alablement connect\u00e9 au <a href=\"https:\/\/www.esmo.org\/meetings\/past-meetings\/esmo-congress-2022\/abstracts\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">site de l&rsquo;ESMO<\/a>, vous pouvez y consulter les pr\u00e9sentations. L&rsquo;International Kidney Cancer Coalition (IKCC) a assist\u00e9 au programme scientifique en vue de se tenir au fait des derni\u00e8res avanc\u00e9es dans la prise en charge et le traitement des personnes atteintes d\u2019un cancer du rein.<\/p>\n<p><em>Remarque : Le r\u00e9sum\u00e9 suivant a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9 pour le compte de d\u00e9fenseurs des droits des patients et d\u2019organisations de patients du domaine du cancer du rein partout dans le monde. Il a \u00e9t\u00e9 revu sur le plan m\u00e9dical. Sachez toutefois qu\u2019il contient des informations s\u2019appuyant sur des donn\u00e9es publiques transmises durant l\u2019\u00e9v\u00e9nement et ne se veut pas un document exhaustif ou un avis m\u00e9dical. Les patients doivent consulter leur professionnel de la sant\u00e9 pour ce qui est de leurs propres soins et traitements.<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6>LES TRAITEMENTS ADJUVANTS SOUS FORME D\u2019IMMUNOTH\u00c9RAPIE SONT-ILS EFFICACES POUR LES PATIENTS PR\u00c9SENTANT UN RISQUE \u00c9LEV\u00c9 DE R\u00c9CIDIVE DE LEUR CANCER?<\/h6>\n<p>La chirurgie (n\u00e9phrectomie) repr\u00e9sente la norme en mati\u00e8re de soins pour un cancer du rein localis\u00e9; cependant, le cancer peut revenir (r\u00e9cidive) \u00e0 la suite d\u2019une n\u00e9phrectomie. Le traitement adjuvant consiste en l\u2019administration d\u2019un m\u00e9dicament suivant la chirurgie pour tenter d&#8217;emp\u00eacher une r\u00e9apparition du cancer.<\/p>\n<p>Par le pass\u00e9, des comprim\u00e9s d&rsquo;un inhibiteur de la tyrosine kinase (ITK) ciblant les r\u00e9cepteurs du facteur de croissance de l\u2019endoth\u00e9lium vasculaire (VEGF), ainsi que des cytokines ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s comme traitements adjuvants contre le cancer du rein. Les avantages de ces traitements varient en fonction des patients et ils comportent des effets secondaires importants. Leur utilisation est donc limit\u00e9e; de plus, de nombreux patients connaissent une r\u00e9cidive de leur cancer quelque mois ou parfois quelques ann\u00e9es suivant le traitement.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>La combinaison de nivolumab plus ipilimumab comme traitement adjuvant permet-elle de r\u00e9duire la possibilit\u00e9 du retour d&rsquo;un cancer du rein localis\u00e9 comportant un risque \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive \u00e0 la suite d\u2019une chirurgie?<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Dans un r\u00e9cent essai clinique de phase 3 (CheckMate 914), le nivolumab a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9 en combinaison avec l\u2019ipilimumab comme traitement adjuvant chez les personnes atteintes d&rsquo;un cancer du rein localis\u00e9. Au total, 816 personnes ont particip\u00e9 \u00e0 cette \u00e9tude, chacune ayant r\u00e9cemment subi un retrait total ou partiel de leur rein et pr\u00e9sentant un risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive de leur cancer.<\/p>\n<p>Les patients ont \u00e9t\u00e9 choisis au hasard pour recevoir soit un traitement combin\u00e9 de nivolumab plus ipilimumab, soit un placebo (une perfusion ne contenant aucun m\u00e9dicament actif). Les r\u00e9sultats ont d\u00e9montr\u00e9 que le traitement par nivolumab plus ipilimumab n&rsquo;\u00e9tait pas plus efficace que le placebo \u00e0 pr\u00e9venir la r\u00e9apparition du cancer (survie sans r\u00e9cidive) et n&rsquo;am\u00e9liorait pas la survie globale comparativement au placebo. Les patients ayant re\u00e7u le nivolumab plus ipilimumab ont connu sensiblement plus d&rsquo;effets secondaires. En outre, il s&rsquo;agit d&rsquo;un traitement co\u00fbteux. L&rsquo;innocuit\u00e9 du nivolumab plus ipilimumab \u00e9tait semblable \u00e0 celle rapport\u00e9e par d&rsquo;autres essais cliniques.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9tude se poursuit en se penchant sur l\u2019utilisation du nivolumab seul en comparaison \u00e0 un placebo.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>L&rsquo;at\u00e9zolizumab est-il efficace comme traitement adjuvant chez les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein localis\u00e9 et pr\u00e9sentant un risque accru de r\u00e9cidive \u00e0 la suite d\u2019une chirurgie?<\/strong><\/span><\/p>\n<p>IMmotion010 est une \u00e9tude randomis\u00e9e de phase 3 comparant l&rsquo;at\u00e9zolizumab \u00e0 un placebo. L&rsquo;\u00e9tude est \u00e0 double insu, ce qui signifie que le m\u00e9decin et le patient ignorent tous deux quel traitement re\u00e7oit le patient. L&rsquo;efficacit\u00e9 de l&rsquo;at\u00e9zolizumab a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e en tant que traitement adjuvant chez des patients atteints d&rsquo;un cancer du rein localis\u00e9 et pr\u00e9sentant un risque accru de r\u00e9cidive \u00e0 la suite d\u2019une chirurgie.<\/p>\n<p>Les 778 patients ont re\u00e7u toutes les 3 semaines pendant un an des perfusions d\u2019at\u00e9zolizumab ou un placebo. La dur\u00e9e moyenne du suivi \u00e9tait d&rsquo;un peu plus de 3 ans et demi. La survie moyenne sans r\u00e9cidive \u00e9tait de pr\u00e8s de 5 ans (57,2 mois) chez les patients recevant l\u2019at\u00e9zolizumab et d&rsquo;un peu plus de 4 ans (49,5 mois) chez les patients recevant un placebo. Cette diff\u00e9rence n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e statistiquement significative, ce qui signifie que l&rsquo;\u00e9tude n&rsquo;a pas permis de mettre en \u00e9vidence un ralentissement dans la r\u00e9cidive du cancer chez le groupe de participants trait\u00e9s par at\u00e9zolizumab.<\/p>\n<p>Des effets secondaires graves ou mettant la vie en danger se sont manifest\u00e9s chez 27 % des patients recevant l\u2019at\u00e9zolizumab et chez 21 % des patients recevant le placebo. Le taux de d\u00e9c\u00e8s \u00e9tait inf\u00e9rieur \u00e0 1 % dans chaque groupe, aucun d\u00e9c\u00e8s n\u2019\u00e9tant li\u00e9 au traitement.<\/p>\n<p>En conclusion, l&rsquo;at\u00e9zolizumab comme traitement adjuvant n&rsquo;a pas retard\u00e9 de mani\u00e8re significative le retour du cancer comparativement au placebo \u00e0 la suite d\u2019une chirurgie pour un cancer du rein localis\u00e9.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>L&rsquo;utilisation du nivolumab avant et apr\u00e8s la chirurgie peut-elle pr\u00e9venir la r\u00e9cidive du cancer du rein chez les patients \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9?<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Dans le cadre de cette \u00e9tude randomis\u00e9e de phase 3, l\u2019on a administr\u00e9 le nivolumab \u00e0 des patients pr\u00e9sentant un cancer du rein localis\u00e9 \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9 afin de stimuler leur syst\u00e8me immunitaire avant la chirurgie (traitement n\u00e9oadjuvant), puis comme traitement adjuvant \u00e0 la suite de la chirurgie. Cette approche a \u00e9t\u00e9 compar\u00e9e \u00e0 la chirurgie seule.<\/p>\n<p>Les 819 patients inscrits \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis en deux groupes. Les patients du groupe de traitement ont re\u00e7u une dose de nivolumab 4 semaines avant la chirurgie, suivie d\u2019une dose toutes les 4 semaines apr\u00e8s la chirurgie, pour un total de 9 doses. Les patients du groupe t\u00e9moin ont subi une chirurgie et ont \u00e9t\u00e9 suivis \u00e0 titre d\u2019observation.<\/p>\n<p>La survie sans r\u00e9cidive \u00e9tait semblable chez les deux groupes de patients; l&rsquo;\u00e9tude a donc \u00e9t\u00e9 interrompue pr\u00e9matur\u00e9ment en raison de son manque d&rsquo;efficacit\u00e9. Les dur\u00e9es moyennes de survie sans r\u00e9cidive et de survie globale n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 atteintes, mais les donn\u00e9es \u00e9taient semblables chez les deux groupes de patients. Des effets secondaires graves ou mettant la vie en danger ont \u00e9t\u00e9 signal\u00e9s par 20 % des patients trait\u00e9s par nivolumab, en comparaison \u00e0 6 % de ceux du groupe t\u00e9moin.<\/p>\n<p>Dans le cadre de cette \u00e9tude, le nivolumab administr\u00e9 avant et apr\u00e8s la chirurgie n&rsquo;a pas am\u00e9lior\u00e9 la survie sans r\u00e9cidive chez les patients atteints d\u2019un cancer du rein qui pr\u00e9sentent un risque \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive de leur cancer.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6>NOUVEAUX TRAITEMENTS COMBIN\u00c9S POUR LE CANCER DU REIN<\/h6>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Le traitement par bempegaldesleukin plus nivolumab est-il plus efficace que les comprim\u00e9s de ITK VEGF chez les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 et n\u2019ayant re\u00e7u aucun traitement pr\u00e9c\u00e9dent?<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s depuis les quelques derni\u00e8res ann\u00e9es relativement aux traitements de premi\u00e8re intention du cancer du rein avanc\u00e9, de nouveaux traitements se profilent toujours \u00e0 l&rsquo;horizon. Cette \u00e9tude s\u2019est pench\u00e9e sur un nouveau m\u00e9dicament du nom de bempegaldesleukin utilis\u00e9 en combinaison avec le nivolumab pour le traitement des patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9. Les patients appartenant \u00e0 tout groupe de risque (faible, interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9) et inscrits \u00e0 l&rsquo;International Metastatic Renal Carcinoma Database Consortium (IMDC) ont \u00e9t\u00e9 admis \u00e0 cette \u00e9tude, de m\u00eame que les patients aux prises avec certaines incapacit\u00e9s dans leur quotidien (score de Karnofsky de 70). La bempegaldesleukin est une forme modifi\u00e9e d&rsquo;une cytokine que l\u2019on appelle interleukine 2. Les modifications changent la fa\u00e7on dont l&rsquo;interleukine 2 se lie aux cellules, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019elle se lie de fa\u00e7on pr\u00e9f\u00e9rentielle \u00e0 un certain r\u00e9cepteur \u00e0 la surface des cellules.<\/p>\n<p>PIVOT-09 est un essai randomis\u00e9 de phase 3 qui compare le traitement par bempegaldesleukin en combinaison avec le nivolumab \u00e0 un traitement par comprim\u00e9s de ITK VEGF (th\u00e9rapie cibl\u00e9e), chez des patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 ou m\u00e9tastatique n&rsquo;ayant re\u00e7u aucun traitement pr\u00e9c\u00e9dent.<\/p>\n<p>Un total de 623 patients ont \u00e9t\u00e9 inscrits \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude et r\u00e9partis en deux groupes \u00e9gaux pour \u00eatre trait\u00e9s soit par une perfusion de bempegaldesleukin plus nivolumab toutes les 3 semaines, soit par comprim\u00e9s de ITK VEGF (sunitinib ou cabozantinib).<\/p>\n<p>Apr\u00e8s une dur\u00e9e de suivi moyenne de 15,5 mois, 23 % des patients du groupe recevant la bempegaldesleukin plus nivolumab ont r\u00e9pondu au traitement en connaissant une r\u00e9duction de leur cancer comparativement \u00e0 30,6 % des patients du groupe du traitement par ITK. La dur\u00e9e moyenne de survie globale \u00e9tait de 29 mois chez les patients du groupe de traitement combin\u00e9, mais aucune n\u2019a \u00e9t\u00e9 atteinte chez le groupe du traitement par ITK, ce qui montre que le traitement exp\u00e9rimental n&rsquo;est pas sup\u00e9rieur au traitement par ITK standard.<\/p>\n<p>Les effets secondaires les plus courants observ\u00e9s chez le groupe recevant la bempegaldesleukin plus nivolumab \u00e9taient une temp\u00e9rature \u00e9lev\u00e9e, des d\u00e9mangeaisons de la peau, une sensation de malaise (naus\u00e9es), des taux de globules blancs sup\u00e9rieurs \u00e0 la normale, une glande thyro\u00efde hyperactive, des \u00e9ruptions cutan\u00e9es et des douleurs articulaires. Plus d&rsquo;un quart des patients ont pr\u00e9sent\u00e9 des effets secondaires graves ou mettant la vie en danger et 3 patients sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s.<\/p>\n<p>Dans cette \u00e9tude men\u00e9e aupr\u00e8s de patients non pr\u00e9c\u00e9demment trait\u00e9s pour un cancer du rein avanc\u00e9 ou m\u00e9tastatique, le traitement combin\u00e9 de bempegaldesleukin plus nivolumab n&rsquo;a pas am\u00e9lior\u00e9 la survie comparativement au traitement par ITK.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>L&rsquo;\u00e9fficacit\u00e9 d&rsquo;une trith\u00e9rapie, cabozantinib, nivolumab et ipilimumab, chez les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9 non pr\u00e9c\u00e9demment trait\u00e9<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Le cabozantinib, un type de comprim\u00e9 de ITK VEGF (th\u00e9rapie cibl\u00e9e) agit en bloquant plusieurs types de r\u00e9cepteurs \u00e0 la surface des cellules, notamment les kinases MET, VEGF et TAM. Il peut \u00e9galement renforcer l&rsquo;action des m\u00e9dicaments d&rsquo;immunoth\u00e9rapie. Les traitements combin\u00e9s de cabozantinib plus nivolumab et d\u2019ipilimumab plus nivolumab sont tous deux utilis\u00e9s dans plusieurs pays comme premier traitement chez les personnes atteintes d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9, en particulier d\u2019un cancer \u00e0 risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9, tel que d\u00e9fini par certains facteurs simples, notamment un faible taux de globules rouges, et le temps \u00e9coul\u00e9 entre le diagnostic et la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;un traitement pour leur cancer.<\/p>\n<p>COSMIC-313 est la premi\u00e8re \u00e9tude \u00e0 ajouter le cabozantinib \u00e0 la combinaison nivolumab plus ipilimumab, deux m\u00e9dicaments immunostimulants administr\u00e9s par voie intraveineuse, et \u00e0 comparer ce traitement \u00e0 la combinaison d\u2019ipilimumab plus nivolumab pour le traitement des personnes atteintes d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 \u00e0 risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n<p>Un total de 855 patients ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s dans cette \u00e9tude de phase 3. Les patients ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis au hasard pour recevoir soit un traitement par nivolumab, ipilimumab et cabozantinib, soit un traitement par nivolumab, ipilimumab et placebo. L&rsquo;\u00e9tude \u00e9tait \u00e0 double insu, ce qui signifie que le m\u00e9decin et le patient ignoraient tous deux quel traitement recevait chaque patient. Tous les patients \u00e9taient atteints d&rsquo;un cancer du rein \u00e0 cellules claires, \u00e0 risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats pr\u00e9liminaires de l&rsquo;essai clinique ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s. Ils d\u00e9montrent que l&rsquo;ajout du cabozantinib \u00e0 la combinaison de nivolumab plus ipilimumab a r\u00e9ussi \u00e0 prolonger la dur\u00e9e de l\u2019effet du traitement, c\u2019est-\u00e0-dire le temps \u00e9coul\u00e9 avant que le cancer recommence \u00e0 cro\u00eetre (survie sans progression). La survie moyenne sans progression n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 atteinte avec la trith\u00e9rapie, mais elle \u00e9tait d\u2019un peu plus de 11 mois avec la combinaison d&rsquo;ipilimumab plus nivolumab.<\/p>\n<p>L\u2019on n&rsquo;a pas indiqu\u00e9 si la combinaison de trois m\u00e9dicaments a augment\u00e9 la dur\u00e9e de survie globale comparativement \u00e0 la combinaison de nivolumab plus ipilimumab \u2014 l&rsquo;essai se poursuit encore pour recueillir ces renseignements. Le cancer a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duit chez 43 % des patients trait\u00e9s par la trith\u00e9rapie, en comparaison \u00e0 36 % des patients trait\u00e9s par la combinaison d\u2019ipilimumab plus nivolumab. Seulement 3 % des patients dans l&rsquo;un et l&rsquo;autre des groupes ont vu leur maladie dispara\u00eetre compl\u00e8tement, un taux d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment faible.<\/p>\n<p>Des effets secondaires graves ou mettant la vie en danger ont \u00e9t\u00e9 signal\u00e9s par 73 % des patients \u00e0 la suite d&rsquo;une trith\u00e9rapie et par 41 % de ceux suivant le traitement par ipilimumab plus nivolumab, une inflammation du foie s\u2019\u00e9tant d\u00e9velopp\u00e9e chez un plus grand nombre de patients ayant re\u00e7u la trith\u00e9rapie. Il y a eu 3 d\u00e9c\u00e8s (1 %) li\u00e9s au traitement dans chaque groupe. 12 % et 5 % des patients du groupe de la trith\u00e9rapie et du groupe de l\u2019ipilimumab plus nivolumab, respectivement, ont abandonn\u00e9 le traitement.<\/p>\n<p>Pour r\u00e9sumer, la trith\u00e9rapie cabozantinib, ipilimumab et nivolumab a r\u00e9ussi \u00e0 prolonger la dur\u00e9e de l\u2019effet du traitement (temps \u00e9coul\u00e9 avant que le cancer recommence \u00e0 cro\u00eetre), en comparaison \u00e0 celle de la combinaison d\u2019ipilimumab plus nivolumab, chez les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 non pr\u00e9c\u00e9demment trait\u00e9 et pr\u00e9sentant un risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9. Cependant, \u00e0 l&rsquo;heure actuelle, nous ignorons si la trith\u00e9rapie am\u00e9liore la survie. Nous constatons \u00e9galement un faible pourcentage de patients connaissant une disparition compl\u00e8te de leur maladie, ainsi qu\u2019un taux \u00e9lev\u00e9 de toxicit\u00e9. Nous avons besoin de davantage de temps et d&rsquo;informations pour d\u00e9terminer si cette combinaison de trois m\u00e9dicaments devrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un r\u00e9gime de traitement pr\u00e9conis\u00e9.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6>EXAMEN DE DIFF\u00c9RENTS SCH\u00c9MAS DE TRAITEMENT \u2014 ITK ET IMMUNOTH\u00c9RAPIE<\/h6>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Les traitements par nivolumab, ainsi que par nivolumab plus ipilimumab pour le cancer du rein m\u00e9tastatique peuvent-ils \u00eatre personnalis\u00e9s?<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Si le cancer du rein se propage (devient m\u00e9tastatique), certains m\u00e9dicaments peuvent aider \u00e0 contr\u00f4ler le cancer afin de prolonger la vie et d\u2019att\u00e9nuer les sympt\u00f4mes qu\u2019il occasionne. Au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, les principaux traitements consistaient de comprim\u00e9s d&rsquo;un inhibiteur de la tyrosine kinase (ITK) qui bloque l&rsquo;apport sanguin \u00e0 la tumeur afin d\u2019emp\u00eacher la croissance du cancer. Ces quelques derni\u00e8res ann\u00e9es, la recherche a montr\u00e9 que les immunoth\u00e9rapies visant \u00e0 stimuler le syst\u00e8me immunitaire du patient pour se d\u00e9fendre contre le cancer s\u2019av\u00e8rent efficaces chez certaines personnes.<\/p>\n<p>Deux des premiers m\u00e9dicaments d&rsquo;immunoth\u00e9rapie qui ont \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9s sont le nivolumab et l&rsquo;ipilimumab. Ils sont administr\u00e9s en combinaison toutes les 3 semaines pendant 3 mois (4 traitements) sous forme de perfusion. Si une r\u00e9ponse positive est obtenue, ce traitement est suivi d&rsquo;une perfusion de nivolumab pendant un maximum de 2 ans.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9tude TITAN-RCC visait \u00e0 d\u00e9terminer si une approche plus personnalis\u00e9e pouvait am\u00e9liorer les r\u00e9sultats cliniques et l&rsquo;exp\u00e9rience des personnes trait\u00e9es par immunoth\u00e9rapie. Les patients ont entrepris un traitement par nivolumab seul, puis ont re\u00e7u une combinaison de nivolumab plus ipilimumab au besoin pour contr\u00f4ler le cancer.<\/p>\n<p>Un total de 207 patients atteints d&rsquo;un cancer du rein m\u00e9tastatique \u00e0 risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 inscrits \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude. Environ la moiti\u00e9 de ces personnes n&rsquo;avaient pas re\u00e7u de traitement pr\u00e9c\u00e9dent; l&rsquo;autre moiti\u00e9 avait \u00e9t\u00e9 trait\u00e9e au moyen de comprim\u00e9s de ITK. Les patients ont commenc\u00e9 par recevoir des perfusions de nivolumab toutes les 2 semaines. Apr\u00e8s 16 semaines, les patients dont la maladie \u00e9tait stable ou dont le cancer s&rsquo;\u00e9tait aggrav\u00e9 (qui n&rsquo;avait pas r\u00e9pondu au traitement) ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s par la combinaison d\u2019ipilimumab plus nivolumab (de 2 \u00e0 4 doses). Les patients obtenant une r\u00e9ponse au moyen du nivolumab seul ont continu\u00e9 \u00e0 recevoir le nivolumab, mais pouvaient recevoir la combinaison si leur cancer s&rsquo;aggravait.<\/p>\n<p>Parmi les personnes qui n&rsquo;avaient pas \u00e9t\u00e9 trait\u00e9es auparavant, 28 % ont r\u00e9pondu au nivolumab seul en connaissant une r\u00e9duction de leur cancer. Du groupe de personnes ayant re\u00e7u un traitement par ITK avant l&rsquo;\u00e9tude, 18 % ont r\u00e9pondu au nivolumab seul.<\/p>\n<p>Tout au long de l&rsquo;\u00e9tude, 44 % des patients non trait\u00e9s pr\u00e9c\u00e9demment et 53 % des patients trait\u00e9s pr\u00e9c\u00e9demment ont vu l\u2019ipilimumab ajout\u00e9 \u00e0 leur traitement puisque leur cancer s\u2019\u00e9tait aggrav\u00e9. Apr\u00e8s un suivi moyen de pr\u00e8s de 16 mois, 36 % des patients qui n&rsquo;avaient pas \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s auparavant ont connu une r\u00e9duction de leur cancer, comparativement \u00e0 32 % des patients qui avaient \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s par des comprim\u00e9s de ITK avant l&rsquo;\u00e9tude. Chez les patients non trait\u00e9s ant\u00e9rieurement, la dur\u00e9e moyenne de l\u2019effet du traitement (temps \u00e9coul\u00e9 avant que le cancer recommence \u00e0 cro\u00eetre) \u00e9tait de 6,3 mois et, chez les patients trait\u00e9s pr\u00e9c\u00e9demment, elle \u00e9tait de 3,7 mois. La dur\u00e9e de survie globale \u00e9tait de 32 mois et de 25,9 mois, respectivement.<\/p>\n<p>Cette \u00e9tude d\u00e9montre que l&rsquo;ajout d&rsquo;ipilimumab de fa\u00e7on diff\u00e9r\u00e9e suivant un traitement par nivolumab stimule modestement la r\u00e9duction du cancer et augmente le temps \u00e9coul\u00e9 avant la progression de la maladie comparativement au nivolumab seul. Le cancer a \u00e9galement r\u00e9pondu au traitement combin\u00e9 suivant son aggravation pendant le traitement d&rsquo;entretien par nivolumab. Cependant, l&rsquo;efficacit\u00e9 globale de cette approche personnalis\u00e9e semble \u00eatre inf\u00e9rieure \u00e0 celle du traitement combin\u00e9 d\u2019ipilimumab plus nivolumab de premi\u00e8re intention et n&rsquo;est donc pas recommand\u00e9e.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Mise \u00e0 jour sur l&rsquo;\u00e9tude portant sur l\u2019utilisation de la combinaison de lenvatinib plus pembrolizumab en comparaison au sunitinib chez les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9<\/span><\/strong><\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats de l&rsquo;\u00e9tude CLEAR de phase 3 r\u00e9v\u00e8lent que le lenvatinib (un comprim\u00e9 de ITK VEGF) utilis\u00e9 conjointement avec le pembrolizumab (une immunoth\u00e9rapie par perfusion) prolonge la survie et r\u00e9duit le cancer comparativement au sunitinib, lorsqu\u2019utilis\u00e9 chez des patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 n\u2019ayant pas re\u00e7u de traitement pr\u00e9c\u00e9dent. Nous vous pr\u00e9sentons une mise \u00e0 jour sur les patients qui ont termin\u00e9 2 ans d\u2019un traitement par pembrolizumab plus lenvatinib pour ensuite poursuivre un traitement par lenvatinib seul.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9tude comptait 1 069 patients, r\u00e9partis en trois groupes : un groupe trait\u00e9 par lenvatinib plus pembrolizumab, un deuxi\u00e8me par lenvatinib plus \u00e9v\u00e9rolimus, et un troisi\u00e8me par sunitinib. Les patients ont \u00e9t\u00e9 suivis pendant pr\u00e8s de 3 ans.<\/p>\n<p>Chez les patients trait\u00e9s par lenvatinib plus pembrolizumab, la dur\u00e9e de l\u2019effet du traitement, c\u2019est-\u00e0-dire le temps \u00e9coul\u00e9 avant que le cancer recommence \u00e0 cro\u00eetre (survie sans progression), \u00e9tait de pr\u00e8s de 2 ans, contre 9,2 mois pour le sunitinib. La dur\u00e9e de la r\u00e9ponse au traitement \u00e9tait plus longue chez les patients prenant la combinaison de lenvatinib plus pembrolizumab (26 mois) comparativement \u00e0 ceux prenant le sunitinib (14,7 mois).<\/p>\n<p>La plupart des patients ayant termin\u00e9 2 ans du traitement par pembrolizumab plus lenvatinib \u00e9taient atteints d\u2019un cancer du rein \u00e0 risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9. La dur\u00e9e de survie globale des patients ayant termin\u00e9 2 ans du traitement combin\u00e9 \u00e9tait de 3 ans. Parmi ces patients, 68 % ont pr\u00e9sent\u00e9 des effets secondaires li\u00e9s au traitement et \u00e9taient plus susceptibles de subir une r\u00e9duction de leur dose de traitement (environ deux tiers des patients) en comparaison aux patients du groupe du sunitinib (environ la moiti\u00e9 des patients). Cependant, les effets secondaires d\u00e9coulant de chaque traitement n&rsquo;\u00e9taient pas inattendus et \u00e9taient g\u00e9rables.<\/p>\n<p>71 % des patients ont r\u00e9pondu au traitement par lenvatinib plus pembrolizumab et ont connu une r\u00e9duction de leur cancer, comparativement \u00e0 36,1 % des patients prenant le sunitinib. 17,2 % des patients recevant le traitement combin\u00e9 ont vu leur tumeur dispara\u00eetre compl\u00e8tement, contre 4,2 % de ceux recevant le sunitinib. La dur\u00e9e m\u00e9diane de la r\u00e9ponse \u00e9tait de 26 mois au moyen de la combinaison de lenvatinib plus pembrolizumab, contre 14,7 mois avec le sunitinib.<\/p>\n<p>La combinaison de lenvatinib plus pembrolizumab continue de montrer une meilleure r\u00e9duction de la tumeur, un d\u00e9lai dans la croissance du cancer et une meilleure survie globale par rapport au sunitinib. Une grande partie des patients recevant le traitement combin\u00e9 ont termin\u00e9 2 ans de traitement et ont poursuivi avec un traitement par lenvatinib, ce dernier continuant d\u2019offrir un avantage clinique. Les r\u00e9sultats appuient la puissance du traitement combin\u00e9 de lenvatinib plus pembrolizumab chez les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 non trait\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment. Cependant, cette combinaison pr\u00e9sente \u00e9galement plusieurs effets secondaires \u2014 le patient et l&rsquo;\u00e9quipe soignante doivent collaborer \u00e9troitement pour veiller \u00e0 effectuer, comme il convient, des pauses de traitement et des r\u00e9ductions de dose en vue de maintenir une bonne qualit\u00e9 de vie chez le patient.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6>BIOMARQUEURS POTENTIELS POUR LE TRAITEMENT DU CANCER DU REIN<\/h6>\n<p>Jusqu&rsquo;\u00e0 1\/3 des cas de cancer du rein sont diagnostiqu\u00e9s lorsque le cancer s&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 propag\u00e9 \u00e0 d&rsquo;autres tissus et organes (stade 4). Les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein de stade 4 ou m\u00e9tastatique obtiennent de mauvais r\u00e9sultats cliniques, et moins de la moiti\u00e9 d&rsquo;entre eux survivront pendant 5 ans. Les m\u00e9decins ont besoin d&rsquo;un moyen d&rsquo;\u00e9valuer l&rsquo;efficacit\u00e9 des m\u00e9dicaments contre le cancer du rein m\u00e9tastatique et de suivre l&rsquo;\u00e9volution de la maladie.<\/p>\n<p>Les biomarqueurs sont des substances naturellement pr\u00e9sentes dans l&rsquo;organisme qui peuvent \u00eatre utilis\u00e9es pour \u00e9valuer l&rsquo;\u00e9volution d&rsquo;une maladie ou d&rsquo;un processus de l\u2019organisme. Les biomarqueurs peuvent \u00eatre des biomarqueurs liquides pr\u00e9sents dans le sang, des biomarqueurs g\u00e9n\u00e9tiques ou des biomarqueurs tissulaires pr\u00e9sents dans les tissus tumoraux. Ils peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour \u00e9valuer la r\u00e9ponse de la maladie au traitement. Ils peuvent \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9s pour surveiller l&rsquo;\u00e9tat de la maladie au fil du temps et pr\u00e9dire la r\u00e9cidive ou la progression.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Biomarqueurs tumoraux permettant de pr\u00e9dire l&rsquo;efficacit\u00e9 du nivolumab avec ou sans ipilimumab chez les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein m\u00e9tastatique n&rsquo;ayant re\u00e7u aucun traitement pr\u00e9c\u00e9dent<\/strong><\/span><\/p>\n<p>L&rsquo;essai BIONIKK de phase 2 a r\u00e9cemment permis de d\u00e9couvrir des biomarqueurs g\u00e9n\u00e9tiques potentiellement li\u00e9s \u00e0 une meilleure r\u00e9ponse au traitement au moyen d\u2019une immunoth\u00e9rapie par perfusion et des comprim\u00e9s de ITK VEGF chez des patients atteints d&rsquo;un cancer du rein m\u00e9tastatique non trait\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment. Cette \u00e9tude a \u00e9galement cern\u00e9 des biomarqueurs li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;efficacit\u00e9 du nivolumab avec ou sans ipilimumab \u2014 il s\u2019agit de biomarqueurs immunitaires provenant d&rsquo;\u00e9chantillons de tissus tumoraux.<\/p>\n<p>Les chercheurs ont examin\u00e9 des \u00e9chantillons de tissu tumoral pour y d\u00e9celer les principales cellules immunitaires, telles que les cellules T, les cellules B, les structures lympho\u00efdes tertiaires, ainsi que des biomarqueurs de l&rsquo;activit\u00e9 immunitaire appel\u00e9s cellules Ki67+PD1+.<\/p>\n<p>Des \u00e9chantillons de tumeurs ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9lev\u00e9s chez 160 patients atteints d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique. Chez les patients trait\u00e9s par nivolumab, plus de deux structures lympho\u00efdes tertiaires ont \u00e9t\u00e9 associ\u00e9es \u00e0 une meilleure r\u00e9ponse au traitement, \u00e0 une dur\u00e9e accrue de l\u2019effet du traitement (temps \u00e9coul\u00e9 avant que le cancer recommence \u00e0 cro\u00eetre) et \u00e0 une progression moins pr\u00e9coce du cancer.<\/p>\n<p>Chez les patients trait\u00e9s par nivolumab plus ipilimumab, encore une fois, plus de deux structures lympho\u00efdes tertiaires indiquaient une meilleure r\u00e9ponse au traitement. Un plus grand nombre de cellules Ki67+PD1+ \u00e9tait associ\u00e9 \u00e0 une dur\u00e9e accrue de l\u2019effet du traitement (temps \u00e9coul\u00e9 avant que le cancer recommence \u00e0 cro\u00eetre) ainsi qu&rsquo;\u00e0 une progression moins pr\u00e9coce du cancer.<\/p>\n<p>En combinant ces deux biomarqueurs (structures lympho\u00efdes tertiaires et cellules Ki67+PD1+), les chercheurs ont pu cerner les patients pr\u00e9sentant \u00e0 la fois des taux de r\u00e9ponse \u00e9lev\u00e9s (80 % contre 43 %) et une progression moins pr\u00e9coce de leur cancer (5 % contre 36 %).<\/p>\n<p>Cette \u00e9tude randomis\u00e9e sur les biomarqueurs a montr\u00e9 que le nombre de structures lympho\u00efdes tertiaires (lequel est semblable \u00e0 celui trouv\u00e9 dans les n\u0153uds lymphatiques d&rsquo;une personne non atteinte d\u2019un cancer du rein) et la quantit\u00e9 de cellules Ki67+PD1+ sont susceptibles de pr\u00e9dire l&rsquo;efficacit\u00e9 du nivolumab avec ou sans ipilimumab chez les patients atteints d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique non trait\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment. La combinaison de ces biomarqueurs aide les chercheurs \u00e0 cerner les patients dont les r\u00e9sultats sont am\u00e9lior\u00e9s par le nivolumab et l&rsquo;ipilimumab.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Changements exerc\u00e9s sur les bact\u00e9ries intestinales lors de th\u00e9rapies standard pour le cancer du rein m\u00e9tastatique<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Les bact\u00e9ries intestinales jouent un r\u00f4le essentiel dans le d\u00e9veloppement de l&rsquo;immunit\u00e9 contre les maladies et pourraient \u00eatre en mesure de contr\u00f4ler la r\u00e9ponse immunitaire amorc\u00e9e par l&rsquo;immunoth\u00e9rapie chez les personnes atteintes d\u2019un cancer. Cette \u00e9tude a examin\u00e9 le risque de cancer du rein (faible, interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9) en ce qui concerne l\u2019\u00e9tat des bact\u00e9ries intestinales \u00e0 la suite d\u2019un traitement par comprim\u00e9s de ITK et les changements exerc\u00e9s sur les bact\u00e9ries intestinales lors d\u2019une immunoth\u00e9rapie par perfusion et d\u2019un traitement par ITK.<\/p>\n<p>Des \u00e9chantillons de selles ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9lev\u00e9s de personnes atteintes d&rsquo;un cancer du rein m\u00e9tastatique qui avaient entrepris un traitement par immunoth\u00e9rapie ou par ITK en guise de premier ou de deuxi\u00e8me traitement, ou de traitement ult\u00e9rieur. Des \u00e9chantillons de selles ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9lev\u00e9s avant et pendant le traitement (dans les 1, 3, 6 et 12 mois suivant le d\u00e9but du traitement).<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9tude s\u2019est pench\u00e9e sur 127 patients. 48 % des patients suivant un traitement par ITK ont r\u00e9pondu au traitement et ont connu une r\u00e9duction de leur cancer. Cependant, plus de la moiti\u00e9 de ces patients ont d\u00e9velopp\u00e9 une diarrh\u00e9e. 31 % des patients suivant une immunoth\u00e9rapie ont r\u00e9pondu au traitement. Dans l\u2019ensemble, les chercheurs ont not\u00e9 des diff\u00e9rences entre les groupes de traitement relativement aux types de bact\u00e9ries pr\u00e9sentes dans l&rsquo;intestin.<\/p>\n<p>Dans le cadre de cette \u00e9tude, les chercheurs ont conclu que, contrairement \u00e0 un traitement par immunoth\u00e9rapie, un traitement par ITK provoquait une augmentation des bact\u00e9ries intestinales nocives, malgr\u00e9 le succ\u00e8s du traitement. Les ITK ont augment\u00e9 les types de bact\u00e9ries li\u00e9es au d\u00e9veloppement du cancer, \u00e0 la perte de poids, \u00e0 la perte de masse musculaire et \u00e0 l&rsquo;inflammation. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne pourrait \u00eatre expliqu\u00e9 par une toxicit\u00e9 intestinale. Ces donn\u00e9es peuvent influencer la prise de d\u00e9cision concernant le premier traitement et la s\u00e9quence ult\u00e9rieure des traitements contre le cancer du rein m\u00e9tastatique.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6>MISE \u00c0 JOUR SUR LE TRAITEMENT CONTRE LA MALADIE DE VON HIPPEL-LINDAU<\/h6>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Belzutifan pour les tumeurs de von Hippel-Lindau (VHL) : suivi de 3 ans<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Les cancers du rein pr\u00e9sentent fr\u00e9quemment des mutations du g\u00e8ne von Hippel-Lindau (VHL), lesquelles occasionnent des niveaux \u00e9lev\u00e9s d&rsquo;une prot\u00e9ine appel\u00e9e facteur inductible par l&rsquo;hypoxie, ou HIF-2\u03b1. Cela provoque de nombreux changements dans les cellules canc\u00e9reuses et leur environnement, favorisant la croissance de la tumeur. Le nouvel inhibiteur du facteur inductible par l\u2019hypoxie 2\u03b1 (HIF-2\u03b1), le belzutifan, bloque l&rsquo;action du HIF-2\u03b1.<\/p>\n<p>Le belzutifan est le premier inhibiteur oral du HIF-2\u03b1 approuv\u00e9 chez les patients atteints de la maladie de VHL qui n\u00e9cessitent un traitement pour un cancer du rein connexe, un h\u00e9mangioblastome du SNC ou une tumeur neuroendocrine du pancr\u00e9as (TNEp) qui ne n\u00e9cessite aucune chirurgie imm\u00e9diate. Cette \u00e9tude consiste d\u2019un suivi de plus de 3 ans dans le cadre de l&rsquo;\u00e9tude LITESPARK-004 de phase 2.<\/p>\n<p>Les personnes pr\u00e9sentant un g\u00e8ne VHL mut\u00e9 accompagn\u00e9 d\u2019une ou plusieurs tumeurs canc\u00e9reuses du rein ne s&rsquo;\u00e9tant pas propag\u00e9es \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur du rein ont \u00e9t\u00e9 incluses dans l&rsquo;\u00e9tude. Aucune des tumeurs ne n\u00e9cessitait une chirurgie imm\u00e9diate et aucun des patients n&rsquo;avait \u00e9t\u00e9 trait\u00e9 auparavant.<\/p>\n<p>Un total de 61 patients ont particip\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude. \u00c0 la suite du suivi de 3 ans, 38 patients (62 %) ont poursuivi le traitement. L\u2019arr\u00eat du traitement \u00e9tait principalement en fonction de la d\u00e9cision du patient (18 %) et de la progression de la maladie (10 %). Parmi les 61 patients atteints d\u2019une tumeur r\u00e9nale, 63 % ont r\u00e9pondu au traitement et ont connu une r\u00e9duction de leur tumeur. Le temps moyen du r\u00e9tr\u00e9cissement de la tumeur \u00e9tait d&rsquo;un peu plus de 11 mois. Les autres tumeurs non li\u00e9es au cancer du rein ont \u00e9galement continu\u00e9 \u00e0 afficher une tr\u00e8s bonne r\u00e9ponse au traitement.<\/p>\n<p>Des effets secondaires graves ont \u00e9t\u00e9 signal\u00e9s par 18 % des patients. Un faible taux de globules rouges (an\u00e9mie) \u00e9tait l&rsquo;effet secondaire le plus courant (11 %). Aucun effet secondaire mettant la vie en danger, ni aucun d\u00e9c\u00e8s, ni aucun nouvel effet secondaire n&rsquo;ont \u00e9t\u00e9 signal\u00e9s au cours de cette p\u00e9riode de suivi additionnelle.<\/p>\n<p>Un suivi moyen de plus de 3 ans d\u00e9montre que le belzutifan demeure un traitement efficace qui pr\u00e9sente des r\u00e9ponses durables chez les patients atteints de la maladie de VHL. Le belzutifan \u00e9tait bien tol\u00e9r\u00e9 et les effets secondaires \u00e9taient g\u00e9rables.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6>PR\u00c9SENTATIONS PAR AFFICHE<\/h6>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb5px\u00a0\u00bb][vc_column_text]<\/p>\n<ul>\n<li><strong>1474P<\/strong>:L&rsquo;objectif principal de cette \u00e9tude \u00e9tait d&rsquo;examiner le r\u00f4le d&rsquo;un biomarqueur portant le nom de r\u00e9cepteur PD-L1 en vue de pr\u00e9dire les r\u00e9sultats cliniques des patients atteints d&rsquo;un cancer du rein m\u00e9tastatique et trait\u00e9s uniquement au moyen de comprim\u00e9s de ITK VEGF. Le tissu tumoral de 242\u00a0patients a \u00e9t\u00e9 analys\u00e9 afin d\u2019y d\u00e9celer le r\u00e9cepteur PD-L1. La dur\u00e9e moyenne de survie globale des patients pr\u00e9sentant des niveaux \u00e9lev\u00e9s du r\u00e9cepteur PD-L1 \u00e9tait de 14,5\u00a0mois, et de 9,7\u00a0mois chez les patients pr\u00e9sentant de faibles niveaux de ce r\u00e9cepteur. Ce r\u00e9sultat \u00e9tait plus \u00e9vident chez les patients pr\u00e9sentant un cancer du rein \u00e0 faible risque et dont la dur\u00e9e moyenne de survie globale \u00e9tait sup\u00e9rieure \u00e0 3\u00a0ans. Cette \u00e9tude sugg\u00e8re que le r\u00e9cepteur PD-L1 pr\u00e9sent dans le tissu tumoral peut \u00eatre utilis\u00e9 pour pr\u00e9dire la survie des patients atteints d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique.<\/li>\n<\/ul>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb5px\u00a0\u00bb][vc_column_text]<\/p>\n<ul>\n<li><strong>1464P<\/strong>: Cette \u00e9tude observationnelle a examin\u00e9 l&rsquo;effet d&rsquo;une insuffisance r\u00e9nale sur l&rsquo;utilisation d\u2019immunoth\u00e9rapies pour le traitement du cancer du rein m\u00e9tastatique dans le monde r\u00e9el. Plus de trois quarts des 1\u00a0059\u00a0patients atteints d&rsquo;un cancer du rein et aux prises avec une insuffisance r\u00e9nale ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s par une combinaison d&rsquo;ipilimumab plus nivolumab, tandis que les autres ont re\u00e7u un comprim\u00e9 de ITK VEGF en guise de premier traitement. L&rsquo;\u00e9tude a montr\u00e9 qu\u2019une insuffisance r\u00e9nale ne r\u00e9duit pas l&rsquo;efficacit\u00e9 des traitements d&rsquo;immunoth\u00e9rapie combin\u00e9s administr\u00e9s comme traitement de premi\u00e8re intention contre le cancer du rein m\u00e9tastatique. Les m\u00e9decins ne devraient pas restreindre l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 ces traitements en pr\u00e9sence d\u2019une fonction r\u00e9nale r\u00e9duite, ce qui est important pour les patients ayant subi une n\u00e9phrectomie.<\/li>\n<\/ul>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb5px\u00a0\u00bb][vc_column_text]<\/p>\n<ul>\n<li><strong>1457P<\/strong>:Les patients pr\u00e9sentant des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales issues de la propagation d&rsquo;un cancer du rein obtiennent souvent de mauvais r\u00e9sultats. Cette \u00e9tude a examin\u00e9 des donn\u00e9es r\u00e9elles du Royaume-Uni provenant de patients aux prises avec des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales issues d\u2019un cancer du rein. Le nombre de personnes atteintes de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales a \u00e9t\u00e9 quantifi\u00e9 et le taux de survie de celles-ci a \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9. En tout, 1\u00a0173\u00a0patients atteints d\u2019un cancer du rein ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9s. Parmi eux, 154 souffraient de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales (13,1\u00a0%), dont 80\u00a0% ne pr\u00e9sentaient aucun sympt\u00f4me. Cette \u00e9tude a d\u00e9cel\u00e9 des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales chez un plus grand nombre des patients \u00e9tudi\u00e9s que ce \u00e0 quoi l\u2019on s\u2019attendait au d\u00e9part. De plus, la dur\u00e9e de survie globale des patients ayant re\u00e7u un traitement par immunoth\u00e9rapie avant le diagnostic de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales \u00e9tait plus longue que celle des patients ayant re\u00e7u un traitement \u00e0 la suite d\u2019un diagnostic de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales ou n\u2019ayant pas subi d\u2019immunoth\u00e9rapie. Les chercheurs recommandent l\u2019utilisation d\u2019une immunoth\u00e9rapie comme premier traitement \u00e0 la suite d\u2019une chirurgie et des scintigraphies c\u00e9r\u00e9brales de routine pour am\u00e9liorer la survie. Cette approche pourrait s\u2019av\u00e9rer importante pour les cas \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb5px\u00a0\u00bb][vc_column_text]<\/p>\n<ul>\n<li><strong>1458P<\/strong>:Cette \u00e9tude a examin\u00e9 le lien entre la qualit\u00e9 de vie li\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9 et les r\u00e9sultats cliniques chez les patients atteints d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique. La recherche s\u2019est appuy\u00e9e sur les donn\u00e9es de l&rsquo;\u00e9tude CheckMate 9ER. Les patients ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis al\u00e9atoirement pour recevoir soit le nivolumab plus cabozantinib, soit le sunitinib. On a constat\u00e9 une association positive entre la qualit\u00e9 de vie li\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9 et la dur\u00e9e de survie globale, ainsi que la dur\u00e9e de l\u2019effet du traitement (temps \u00e9coul\u00e9 avant que le cancer recommence \u00e0 cro\u00eetre) et le taux de r\u00e9ponse (degr\u00e9 de r\u00e9duction de la taille du cancer). Les patients ont continu\u00e9 \u00e0 signaler une meilleure qualit\u00e9 de vie par suite du traitement combin\u00e9 par rapport au sunitinib, et ce, peu importe les effets secondaires. Les r\u00e9sultats signal\u00e9s par les patients peuvent \u00eatre utiles pour d\u00e9crire l&rsquo;exp\u00e9rience du patient au cours d&rsquo;un essai clinique et pour pr\u00e9dire les r\u00e9sultats cliniques dans la pratique clinique courante. Voil\u00e0 un exemple de la pertinence des soins ax\u00e9s sur le patient.<\/li>\n<\/ul>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb5px\u00a0\u00bb][vc_column_text]<\/p>\n<ul>\n<li><strong>1453P<\/strong>: Cette affiche a pr\u00e9sent\u00e9 une mise \u00e0 jour sur les r\u00e9sultats d&rsquo;une petite \u00e9tude de phase 2 en cours, \u00e9tudiant l\u2019innocuit\u00e9 et l&rsquo;efficacit\u00e9 du belzutifan en combinaison avec le cabozantinib chez des patients atteints d\u2019un cancer du rein qui avaient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment trait\u00e9s par immunoth\u00e9rapie ou qui n&rsquo;avaient pas \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s. L&rsquo;\u00e9tude comptait 52\u00a0patients, qui ont \u00e9t\u00e9 suivis en moyenne pendant un peu plus de deux ans. Le belzutifan plus cabozantinib a continu\u00e9 \u00e0 montrer une activit\u00e9 anticanc\u00e9reuse prometteuse chez les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein m\u00e9tastatique qui avaient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment trait\u00e9s. Le traitement combin\u00e9 de belzutifan plus cabozantinib est s\u00fbr, il n\u2019a pas occasionn\u00e9 d&rsquo;effets secondaires mettant la vie en danger et on lui a attribu\u00e9 un seul d\u00e9c\u00e8s. Cependant, ces donn\u00e9es ne diff\u00e8rent que l\u00e9g\u00e8rement d&rsquo;une plus ancienne \u00e9tude ayant \u00e9tudi\u00e9 le belzutifan seul dans une population semblable de patients (Choueiri et Jonasch, Lancet Oncology 2021). Il est important de consid\u00e9rer le compromis entre l&rsquo;efficacit\u00e9 potentiellement accrue d&rsquo;un traitement combin\u00e9 et les toxicit\u00e9s physique et financi\u00e8re associ\u00e9es \u00e0 la prise simultan\u00e9e de plusieurs m\u00e9dicaments.<\/li>\n<\/ul>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb5px\u00a0\u00bb][vc_column_text]<\/p>\n<ul>\n<li><strong>1461P<\/strong>:Cette \u00e9tude a port\u00e9 sur le premier traitement administr\u00e9 aux patients atteints d&rsquo;un sous-type de cancer du rein appel\u00e9 carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales \u00e0 translocation de la famille MiT. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un cancer agressif avec tr\u00e8s peu d&rsquo;options de traitement. Les 56\u00a0patients inscrits \u00e0 l\u2019\u00e9tude ont re\u00e7u une immunoth\u00e9rapie comme premier traitement. Ils ont \u00e9t\u00e9 suivis pendant un peu plus de 2\u00a0ans. La dur\u00e9e moyenne de survie globale \u00e9tait de 13,5\u00a0mois pour les patients recevant une immunoth\u00e9rapie, comparativement \u00e0 3\u00a0ans pour les patients n\u2019ayant pas re\u00e7u d&rsquo;immunoth\u00e9rapie. Cette \u00e9tude indique que certains patients atteints d\u2019un cancer r\u00e9nal \u00e0 translocation ne b\u00e9n\u00e9ficient pas d\u2019une immunoth\u00e9rapie en tant que premier traitement. L&rsquo;\u00e9tude met en \u00e9vidence les mauvaises perspectives pour les patients atteints de ce sous-type de cancer du rein et ses r\u00e9sultats aident \u00e9galement \u00e0 personnaliser le traitement de ce type de patients.<\/li>\n<\/ul>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb5px\u00a0\u00bb][vc_column_text]<\/p>\n<ul>\n<li><strong>1471P<\/strong>:Cette \u00e9tude a recherch\u00e9 un biomarqueur appel\u00e9 mol\u00e9cule KIM-1 (Kidney Injury Molecule-1) dans le sang pour d\u00e9terminer si celui-ci peut aider \u00e0 \u00e9valuer le risque de chirurgie chez les patients pr\u00e9sentant une masse r\u00e9nale. La d\u00e9tection de la KIM-1 dans le sang avant une chirurgie a permis de d\u00e9terminer si les masses r\u00e9nales \u00e9taient b\u00e9nignes ou malignes. Chez les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein, des taux \u00e9lev\u00e9s de KIM-1 avant la chirurgie \u00e9taient associ\u00e9s \u00e0 de plus faibles taux de survie. Les taux sanguins de KIM-1 pourraient \u00eatre utiles dans le diagnostic du cancer du rein, seuls ou en combinaison avec d&rsquo;autres biomarqueurs. D&rsquo;autres travaux sont en cours et une v\u00e9rification externe de ces r\u00e9sultats est n\u00e9cessaire pour confirmer ces conclusions.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\u00a0<\/p>\n<hr \/>\n<p><b><strong>REMERCIEMENTS:<\/strong><\/b><\/p>\n<p><strong>Editeur<\/strong>:<br \/>\nDr Stenio Zequi (BR)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9viseurs m\u00e9dicaux<\/strong>:<br \/>\nDre Rachel Giles (P.-B.)<br \/>\nDr Michael Jewett (CA)<br \/>\nDr Eric Jonasch (\u00c9.-U.)<\/p>\n<p><b>R\u00e9dactrice m\u00e9dicale<\/b><br \/>\nDre Sharon Deveson Kell (R.-U.)[\/vc_column_text][vc_empty_space][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]Source: International Kidney Cancer Coalition (IKCC) \u00a0 Le congr\u00e8s de la European Society for Medical Oncology (ESMO) s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9 en personne (pour la premi\u00e8re fois depuis deux ans) ainsi que virtuellement du 9 au 13\u00a0septembre 2022. Si vous vous \u00eates pr\u00e9alablement connect\u00e9 au site de l&rsquo;ESMO, vous pouvez y consulter les pr\u00e9sentations. L&rsquo;International Kidney Cancer [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1501,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[19],"tags":[42],"year-of-the-new":[53],"class_list":["post-1506","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-non-classifiee","tag-evenements","year-of-the-new-53"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1506","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1506"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1506\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1507,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1506\/revisions\/1507"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1501"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1506"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1506"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1506"},{"taxonomy":"year-of-the-new","embeddable":true,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/year-of-the-new?post=1506"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}