{"id":1866,"date":"2024-02-12T15:54:55","date_gmt":"2024-02-12T15:54:55","guid":{"rendered":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/resume-des-faits-saillants-sur-le-cancer-du-rein-de-lasco-gu-2024\/"},"modified":"2026-03-31T15:34:53","modified_gmt":"2026-03-31T15:34:53","slug":"summary-of-kidney-cancer-highlights-from-asco-gu-2024-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/summary-of-kidney-cancer-highlights-from-asco-gu-2024-2\/","title":{"rendered":"R\u00e9sum\u00e9 des faits saillants sur le cancer du rein de l\u2019ASCO-GU 2024"},"content":{"rendered":"<div class=\"wpb-content-wrapper\"><p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]<em>Source: <a href=\"https:\/\/ikcc.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">International Kidney Cancer Coalition (IKCC)<\/a><\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Cette ann\u00e9e, le symposium de l&rsquo;American Society of Clinical Oncology Genitourinary Cancers (ASCO-GU) s&rsquo;est tenu du 25 au 27 janvier 2024, \u00e0 San Francisco, en Californie, aux \u00c9tats-Unis. Les pr\u00e9sentations sont disponibles sur le <a href=\"https:\/\/meetings.asco.org\/abstracts-presentations\/search?query=*&#038;q=2024%20ASCO%20Genitourinary%20Cancers%20Symposium&#038;sortBy=Relevancy&#038;filters=%7B%22meetingYear%22:%5B%7B%22key%22:%222024%22%7D%5D,%22meetingTypeName%22:%5B%7B%22key%22:%22Genitourinary%20Cancers%20Symposium%22%7D%5D,%22mediaType%22:%5B%7B%22key%22:%22Abstracts%22%7D%5D,%22track%22:%5B%7B%22key%22:%22Renal%20Cell%20Cancer%22%7D%5D%7D&#038;cmpid=cr_ascoorg_gu_abstractsreleased_em_email_all_propsects_glob_012224__button_abstracts_engage_text_&#038;cid=DM16131&#038;bid=339813450&#038;pageNumber=1&#038;size=50\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">site Web de l&rsquo;ASCO<\/a>. Certains affili\u00e9s de l&rsquo;International Kidney Cancer Coalition (IKCC) ont assist\u00e9 \u00e0 la r\u00e9union pour se tenir au courant des soins et du traitement des patients atteints d\u2019un cancer du rein. Une br\u00e8ve section \u00ab Messages \u00e0 retenir \u00bb est suivie d&rsquo;un examen plus approfondi de certains r\u00e9sum\u00e9s.<\/p>\n<p><em>Remarque : le r\u00e9sum\u00e9 suivant a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 l&rsquo;intention des d\u00e9fenseurs des droits des patients et des organisations de patients du monde entier qui s&rsquo;int\u00e9ressent au cancer du rein. Bien que ce r\u00e9sum\u00e9 ait fait l&rsquo;objet d&rsquo;un examen m\u00e9dical, les informations qu&rsquo;il contient sont bas\u00e9es sur des donn\u00e9es publiques partag\u00e9es lors de cette r\u00e9union et n&rsquo;ont pas vocation \u00e0 \u00eatre exhaustives ou \u00e0 servir de conseils m\u00e9dicaux. Les patients doivent consulter leur m\u00e9decin au sujet de leurs soins et de leur traitement.<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h3>Messages \u00e0 retenir<\/h3>\n<hr \/>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space][vc_column_text]<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Dans le r\u00e9sum\u00e9 LBA359<\/strong>, les r\u00e9sultats de survie globale de l&rsquo;essai clinique dans lequel le pembrolizumab a \u00e9t\u00e9 administr\u00e9 aux patients pour emp\u00eacher la r\u00e9cidive de leur cancer apr\u00e8s une chirurgie (traitement adjuvant) ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s. Le traitement adjuvant par pembrolizumab am\u00e9liore la survie globale chez tous les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9 par rapport au placebo. <strong>Importance<\/strong> : Ces r\u00e9sultats soutiennent l&rsquo;utilisation du pembrolizumab en tant que th\u00e9rapie adjuvante comme traitement standard pour les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein pr\u00e9sentant un risque \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive apr\u00e8s une intervention chirurgicale..<\/li>\n<\/ul>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb17px\u00a0\u00bb][vc_column_text]<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Dans le r\u00e9sum\u00e9 LBA358<\/strong>, l&rsquo;utilisation du nivolumab en tant que traitement adjuvant pour emp\u00eacher la r\u00e9apparition du cancer apr\u00e8s une intervention chirurgicale a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e. Apr\u00e8s un peu plus de deux ans de suivi, la survie sans r\u00e9cidive \u00e9tait similaire pour les patients ayant re\u00e7u des perfusions de nivolumab par rapport \u00e0 ceux ayant re\u00e7u des perfusions de placebo. <strong>Importance<\/strong> : Les r\u00e9sultats de cette \u00e9tude ne soutiennent pas l&rsquo;utilisation du nivolumab en tant que th\u00e9rapie adjuvante chez les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein pr\u00e9sentant un risque \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive apr\u00e8s une intervention chirurgicale.<\/li>\n<\/ul>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb17px\u00a0\u00bb][vc_column_text]<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Dans le r\u00e9sum\u00e9 LBA360<\/strong>, une forme injectable de nivolumab a \u00e9t\u00e9 compar\u00e9e au nivolumab administr\u00e9 par perfusion dans une veine (par voie intraveineuse). La forme injectable du nivolumab s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9e aussi efficace que le nivolumab administr\u00e9 par voie intraveineuse. <strong>Importance<\/strong> : Les r\u00e9sultats de cette \u00e9tude soutiennent l&rsquo;utilisation du nivolumab injectable pour le traitement du cancer du rein avanc\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb17px\u00a0\u00bb][vc_column_text]<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Dans le r\u00e9sum\u00e9 362<\/strong>, de nouvelles informations issues d&rsquo;une \u00e9tude sur l\u2019association nivolumab plus cabozantinib montrent qu&rsquo;apr\u00e8s plus de 4 ans de suivi, les patients continuent de b\u00e9n\u00e9ficier du traitement. <strong>Importance<\/strong> : Pour les patients, le nivolumab en association avec le cabozantinib a des effets durables sur la survie. Ces r\u00e9sultats soutiennent l\u2019utilisation du nivolumab plus cabozantinib comme norme de soins pour les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 n&rsquo;ayant jamais \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb17px\u00a0\u00bb][vc_column_text]<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Dans le r\u00e9sum\u00e9 364<\/strong>, les r\u00e9sultats du suivi sur huit ans de l&rsquo;\u00e9tude sur le nivolumab en association avec l\u2019ipilimumab ont montr\u00e9 que les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 ou m\u00e9tastatique, n\u2019ayant jamais \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s, avaient une survie et une r\u00e9ponse au traitement de longue dur\u00e9e par rapport au sunitinib. <strong>Importance<\/strong> : Cette \u00e9tude montre que les b\u00e9n\u00e9fices en termes de survie du traitement par nivolumab plus ipilimumab sont durables pour les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 ou m\u00e9tastatique.<\/li>\n<\/ul>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb17px\u00a0\u00bb][vc_column_text]<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Dans le r\u00e9sum\u00e9 386<\/strong>, les donn\u00e9es r\u00e9elles d&rsquo;une \u00e9tude men\u00e9e au Royaume-Uni sur l&rsquo;association av\u00e9lumab plus axitinib chez des patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 n\u2019ayant jamais \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s ont montr\u00e9 que le b\u00e9n\u00e9fice en termes de survie et de r\u00e9ponse au traitement \u00e0 3 ans \u00e9tait conforme \u00e0 ce qui avait \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9 dans les essais cliniques. Aucun nouvel effet secondaire n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9 au cours de cette \u00e9tude. <strong>Importance<\/strong> : Cette \u00e9tude montre que ce qui est observ\u00e9 dans les essais cliniques se traduit dans le monde r\u00e9el par l&rsquo;utilisation de ce traitement combin\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb17px\u00a0\u00bb][vc_column_text]<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Dans le r\u00e9sum\u00e9 425<\/strong>, les r\u00e9sultats ont montr\u00e9 que le recours \u00e0 la n\u00e9phrectomie de cytor\u00e9duction suivie de l&rsquo;immunoth\u00e9rapie pour le traitement des patients atteints d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique augmentait la survie globale par rapport \u00e0 l&rsquo;immunoth\u00e9rapie seule. Cependant, les donn\u00e9es utilis\u00e9es dans cette \u00e9tude provenaient d&rsquo;\u00e9tudes ant\u00e9rieures o\u00f9 la s\u00e9lection de ces patients est biais\u00e9e en faveur du recours \u00e0 la n\u00e9phrectomie de cytor\u00e9duction. <strong>Importance<\/strong> : Cette \u00e9tude ne modifie pas la pratique clinique actuelle. D&rsquo;autres \u00e9tudes, telles que des essais cliniques contr\u00f4l\u00e9s randomis\u00e9s, sont n\u00e9cessaires pour d\u00e9terminer le r\u00f4le de la n\u00e9phrectomie de cytor\u00e9duction lorsqu&rsquo;elle est suivie d\u2019une immunoth\u00e9rapie.<\/li>\n<\/ul>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space][vc_column_text]<\/p>\n<h3>R\u00e9sum\u00e9s<\/h3>\n<hr \/>\n<h3><\/h3>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space][vc_column_text]<\/p>\n<h5><strong> Th\u00e9rapie adjuvante pour le cancer du rein<\/strong><\/h5>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6><\/h6>\n<p>La chirurgie (n\u00e9phrectomie partielle ou radicale) est la norme de soins pour les cancers du rein d\u2019une taille importante et \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9 qui ne se sont pas propag\u00e9s \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur du rein. Chez certains patients, le cancer peut r\u00e9appara\u00eetre (r\u00e9cidive) apr\u00e8s une n\u00e9phrectomie. Le traitement adjuvant est un traitement suppl\u00e9mentaire pris apr\u00e8s la chirurgie pour r\u00e9duire le risque de r\u00e9cidive du cancer.<\/p>\n<p>Les essais portant sur les inhibiteurs de la tyrosine kinase (ITK) du r\u00e9cepteur du facteur de croissance de l&rsquo;endoth\u00e9lium vasculaire (VEGFR), qui bloquent l\u2019apport sanguin au cancer, ont montr\u00e9 peu d&rsquo;avantages pour les patients en termes de pr\u00e9vention de la r\u00e9apparition du cancer apr\u00e8s l&rsquo;op\u00e9ration.<\/p>\n<p>Cependant, l&rsquo;immunoth\u00e9rapie par pembrolizumab a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9e dans plusieurs pays en tant que traitement adjuvant pour emp\u00eacher le cancer de revenir dans d&rsquo;autres parties du corps.<\/p>\n<p>L&rsquo;essai clinique KEYNOTE-564 a montr\u00e9 que le pembrolizumab (administr\u00e9 par perfusion dans une veine) am\u00e9liorait la survie sans cancer apr\u00e8s une n\u00e9phrectomie chez les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein pr\u00e9sentant un risque \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive, par rapport \u00e0 une perfusion factice (placebo). Lors de l&rsquo;ASCO-GU, les donn\u00e9es de survie globale de l&rsquo;essai KEYNOTE-564 ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es.<\/p>\n<p>994 patients ont \u00e9t\u00e9 recrut\u00e9s pour cet essai, dont pr\u00e8s des trois quarts pr\u00e9sentaient une maladie \u00e0 risque interm\u00e9diaire et un cinqui\u00e8me une maladie \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9. Les patients restants (6 %) avaient des m\u00e9tastases qui avaient \u00e9t\u00e9 retir\u00e9es et n&rsquo;avaient plus de cancer. Les patients ont \u00e9t\u00e9 suivis pendant plus de 4 ans et demi (57 mois).<\/p>\n<p>La dur\u00e9e moyenne de survie globale n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 atteinte au cours de la p\u00e9riode de suivi pour les deux groupes de patients. Cependant, plus de patients ont surv\u00e9cu 4 ans ou plus sous pembrolizumab (91,2 %) que sous placebo (86 %). Pour les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein pr\u00e9sentant un risque \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive apr\u00e8s une intervention chirurgicale, le risque de d\u00e9c\u00e8s a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duit de 38 % sous pembrolizumab comme traitement adjuvant par rapport au placebo. L&rsquo;avantage du pembrolizumab en termes de survie sans cancer s&rsquo;est maintenu pendant les 4,5 ann\u00e9es de suivi : le pembrolizumab comme traitement adjuvant am\u00e9liore la survie sans cancer chez tous les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9, par rapport au placebo.<\/p>\n<p>Ces r\u00e9sultats soutiennent davantage l&rsquo;utilisation du pembrolizumab en tant que th\u00e9rapie adjuvante comme traitement standard pour les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein pr\u00e9sentant un risque \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive apr\u00e8s une intervention chirurgicale.<\/p>\n<p>Toutefois, les patients doivent examiner attentivement leur situation avec leur m\u00e9decin et discuter des risques et des avantages potentiels du pembrolizumab comme traitement adjuvant. En l&rsquo;absence de test permettant de pr\u00e9dire quels patients pourraient b\u00e9n\u00e9ficier du traitement ou quels patients pourraient souffrir d&rsquo;effets secondaires graves, certains patients pourraient recevoir un traitement dont ils n&rsquo;ont pas besoin et souffrir inutilement des effets secondaires potentiellement graves du pembrolizumab. Il convient d&rsquo;y r\u00e9fl\u00e9chir attentivement et d&rsquo;en discuter avec votre m\u00e9decin.[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb25px\u00a0\u00bb][vc_column_text]<\/p>\n<h6><\/h6>\n<h6><span style=\"font-size: 14pt;\">Le nivolumab comme traitement adjuvant pour les patients atteints d\u2019un cancer du rein \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive<\/span><\/h6>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude CheckMate-914, l\u2019innocuit\u00e9 et l&rsquo;efficacit\u00e9 du nivolumab (une immunoth\u00e9rapie qui stimule le syst\u00e8me immunitaire pour qu&rsquo;il attaque le cancer) ont \u00e9t\u00e9 compar\u00e9es \u00e0 celles d&rsquo;une perfusion de placebo en tant que traitement adjuvant du cancer du rein pr\u00e9sentant un risque \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive apr\u00e8s une intervention chirurgicale.<\/p>\n<p>Au total, 619 patients ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis de mani\u00e8re al\u00e9atoire entre des perfusions de nivolumab toutes les 2 semaines pendant 6 mois et des perfusions de placebo toutes les 2 semaines pendant 6 mois. Apr\u00e8s un peu plus de 2 ans de suivi, la survie sans cancer \u00e9tait similaire pour les patients ayant re\u00e7u des perfusions de nivolumab par rapport \u00e0 ceux ayant re\u00e7u des perfusions de placebo.<\/p>\n<p>Pr\u00e8s de trois quarts des patients ont signal\u00e9 des effets secondaires du nivolumab, tandis qu&rsquo;un peu plus de la moiti\u00e9 ont signal\u00e9 des effets secondaires du placebo.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats de cette \u00e9tude ne soutiennent pas l&rsquo;utilisation du nivolumab en tant que traitement adjuvant chez les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein pr\u00e9sentant un risque \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive apr\u00e8s une intervention chirurgicale. Ces r\u00e9sultats contrastent avec ceux de l&rsquo;\u00e9tude KEYNOTE-564. Les diff\u00e9rences pourraient \u00eatre dues au fait que les patients au re\u00e7u seulement 6 mois de nivolumab (au lieu d&rsquo;un an de pembrolizumab) et qu&rsquo;il pourrait y avoir des diff\u00e9rences entre les immunoth\u00e9rapies.<br \/>\n[\/vc_column_text][vc_empty_space][vc_column_text]<\/p>\n<h5><strong>Une nouvelle fa\u00e7on d&rsquo;administrer l&rsquo;immunoth\u00e9rapie<\/strong><\/h5>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6><\/h6>\n<p>L&rsquo;immunoth\u00e9rapie, le nivolumab, am\u00e9liore les r\u00e9sultats des personnes atteintes de nombreux types diff\u00e9rents de cancers. Le nivolumab est administr\u00e9 par perfusion dans une veine du bras toutes les 2 \u00e0 4 semaines. Les patients doivent se rendre \u00e0 un h\u00f4pital ou \u00e0 une clinique pour recevoir leur perfusion. Cela affecte leur qualit\u00e9 de vie ainsi que leurs finances, car les patients doivent parfois s&rsquo;absenter de leur travail, parcourir de longues distances pour se rendre dans des centres r\u00e9gionaux de canc\u00e9rologie, organiser la garde de leurs enfants ou demander \u00e0 leur partenaire de les accompagner pour le traitement. Une forme d&rsquo;immunoth\u00e9rapie qui peut \u00eatre inject\u00e9e par le patient \u00e0 domicile r\u00e9duira ces charges pour le patient et sa famille.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9tude CheckMate-67T examine une forme de nivolumab qui peut \u00eatre inject\u00e9e dans la peau par le patient (nivolumab sous-cutan\u00e9) et la compare au nivolumab administr\u00e9 par perfusion dans une veine \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital (nivolumab intraveineux).<\/p>\n<p>Tous les patients de l&rsquo;\u00e9tude \u00e9taient atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9, avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s avec un ou deux m\u00e9dicaments anticanc\u00e9reux (mais pas d&rsquo;immunoth\u00e9rapie pr\u00e9alable). L&rsquo;\u00e9tude a port\u00e9 sur 495 patients, dont la moiti\u00e9 a \u00e9t\u00e9 trait\u00e9e par nivolumab sous-cutan\u00e9. Les chercheurs ont analys\u00e9 les quantit\u00e9s de nivolumab dans le sang de chaque patient tout au long de l&rsquo;\u00e9tude et ont examin\u00e9 l\u2019innocuit\u00e9 et l&rsquo;efficacit\u00e9 de chaque forme de nivolumab (sous-cutan\u00e9e par rapport \u00e0 intraveineuse).<\/p>\n<p>Le nivolumab sous-cutan\u00e9 \u00e9tait aussi efficace que le nivolumab intraveineux. Le temps moyen d&rsquo;injection du nivolumab sous-cutan\u00e9 \u00e9tait inf\u00e9rieur \u00e0 5 minutes, alors que la perfusion du nivolumab dure 30 minutes. Les effets secondaires du nivolumab sous-cutan\u00e9 \u00e9taient les m\u00eames que ceux du nivolumab intraveineux. Moins d&rsquo;un patient sur dix a signal\u00e9 un effet secondaire li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;injection sous-cutan\u00e9e, la plupart d&rsquo;entre eux \u00e9tant l\u00e9gers et brefs.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats de cette \u00e9tude soutiennent l&rsquo;utilisation du nivolumab sous-cutan\u00e9 pour le traitement du cancer du rein avanc\u00e9. Le nivolumab sous-cutan\u00e9 pourrait contribuer \u00e0 am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de vie des patients atteints d\u2019un cancer du rein en r\u00e9duisant la n\u00e9cessit\u00e9 de visites multiples \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital. Des questions subsistent quant \u00e0 la dose n\u00e9cessaire pour le cancer du rein. S&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une option qui n\u2019occasionne pas de co\u00fbts suppl\u00e9mentaires, elle pourrait \u00eatre tr\u00e8s pratique pour les patients et r\u00e9duire le temps pass\u00e9 \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital ou \u00e0 la clinique.[\/vc_column_text][vc_empty_space][vc_column_text]<\/p>\n<h5><strong>Les traitements combin\u00e9s continuent d&rsquo;\u00eatre prometteurs en tant que premiers traitements<\/strong><\/h5>\n<p>Le cancer du rein avanc\u00e9 est souvent trait\u00e9 par une association de m\u00e9dicaments d&rsquo;immunoth\u00e9rapie (nivolumab et ipilimumab) ou d\u2019une immunoth\u00e9rapie (av\u00e9lumab, pembrolizumab ou nivolumab) et d&rsquo;un comprim\u00e9 d&rsquo;ITK du VEGFR (axitinib, lenvatinib ou cabozantinib). Dans certains pays, ces combinaisons sont d\u00e9sormais consid\u00e9r\u00e9es comme norme de soins pour les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 qui n&rsquo;ont pas encore \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s. D&rsquo;autres combinaisons sont en cours de d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>Lors de l&rsquo;ASCO-GU 2024, des pr\u00e9sentations de r\u00e9sultats actualis\u00e9s et de donn\u00e9es r\u00e9elles de certaines \u00e9tudes en cours ont eu lieu. Cependant, aucune de ces \u00e9tudes ne peut nous aider \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 la question essentielle : quelle est la meilleure combinaison de traitements pour un patient donn\u00e9 atteint d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 ?<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6><\/h6>\n<h6><span style=\"font-size: 14pt;\">Suivi de quatre ans de l\u2019association cabozantinib plus nivolumab : le b\u00e9n\u00e9fice en termes de survie se maintient-il?<\/span><\/h6>\n<p>L&rsquo;essai clinique de phase 3, CheckMate-9ER, montre que le cabozantinib (un comprim\u00e9 d\u2019ITK du VEGFR) utilis\u00e9 en association avec le nivolumab (une perfusion d&rsquo;immunoth\u00e9rapie) est plus efficace que l\u2019ITK du VEGFR seul pour r\u00e9duire la taille du cancer et am\u00e9liorer la survie des patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 qui n&rsquo;avaient pris aucun traitement au pr\u00e9alable.<\/p>\n<p>D&rsquo;autres informations de suivi ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es lors de la r\u00e9union de l&rsquo;ASCO-GU. Apr\u00e8s plus de quatre ans, l&rsquo;association cabozantinib plus nivolumab continue d&rsquo;am\u00e9liorer la survie, de contr\u00f4ler le cancer et de r\u00e9duire la taille du cancer sur les imageries m\u00e9dicales par rapport au sunitinib (un comprim\u00e9 d\u2019ITK du VEGFR).<\/p>\n<p>Le d\u00e9lai entre o\u00f9 le traitement n\u2019a plus \u00e9t\u00e9 efficace et que le cancer a repris sa croissance a presque doubl\u00e9 sous l&rsquo;association th\u00e9rapeutique par rapport au sunitinib (16,4 mois contre 8,4 mois, respectivement). La dur\u00e9e moyenne de survie globale \u00e9tait pr\u00e8s de 4 ans sous l&rsquo;association cabozantinib plus nivolumab, contre 3 ans pour le sunitinib. Le nombre de patients ayant r\u00e9pondu au traitement a doubl\u00e9 sous l&rsquo;association (56 %) par rapport au sunitinib (28 %). De plus, 13,6 % des patients trait\u00e9s par le traitement combin\u00e9 ont eu une r\u00e9ponse compl\u00e8te au traitement et leur cancer a disparu, contre 4,6 % sous sunitinib. De plus, la dur\u00e9e moyenne de la r\u00e9ponse a \u00e9t\u00e9 plus longue pour les patients sous le traitement combin\u00e9 (22 mois) que pour ceux sous sunitinib (15,2 mois).<\/p>\n<p>Un peu plus de patients ont ressenti des effets secondaires sous le traitement combin\u00e9 (97% contre 93%), et les effets secondaires \u00e9taient plus s\u00e9v\u00e8res. Ces r\u00e9sultats sont comparables \u00e0 ceux des \u00e9tudes pr\u00e9c\u00e9dentes sur cette association. Cependant, seuls 7 % des patients ont arr\u00eat\u00e9 le traitement combin\u00e9 en raison des effets secondaires.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s plus de 4 ans de suivi, les patients continuent de b\u00e9n\u00e9ficier de l&rsquo;association cabozantinib plus nivolumab. Les patients continuent de r\u00e9pondre au traitement, quelle que soit la gravit\u00e9 de leur maladie. L&rsquo;association cabozantinib plus nivolumab s&rsquo;est \u00e9galement r\u00e9v\u00e9l\u00e9e efficace chez les patients dont le cancer s&rsquo;\u00e9tait propag\u00e9 \u00e0 des zones du corps difficiles \u00e0 traiter, telles que les m\u00e9tastases osseuses, h\u00e9patiques et pulmonaires. Aucun nouvel effet secondaire n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9. Ces r\u00e9sultats soutiennent le nivolumab associ\u00e9 au cabozantinib en tant que norme de soins pour les patients atteints de cancer du rein avanc\u00e9 qui n&rsquo;ont pas encore \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s.<br \/>\n[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb25px\u00a0\u00bb][vc_column_text]<\/p>\n<h6><span style=\"font-size: 14pt;\">Le b\u00e9n\u00e9fice de survie se maintient-il apr\u00e8s huit ans de suivi sous nivolumab plus ipilimumab?<\/span><\/h6>\n<p>La combinaison d\u2019immunoth\u00e9rapie nivolumab et ipilimumab a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re association th\u00e9rapeutique approuv\u00e9e pour les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 ou m\u00e9tastatique n&rsquo;ayant jamais \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s. De nouvelles informations sur le suivi de l&rsquo;\u00e9tude CheckMate-214 portant sur l&rsquo;association nivolumab plus ipilimumab ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es lors de la conf\u00e9rence de l\u2019ASCO-GU.<\/p>\n<p>Les patients ont \u00e9t\u00e9 suivis pendant au moins 8 ans apr\u00e8s un traitement par nivolumab plus ipilimumab ou sunitinib. L&rsquo;association nivolumab plus ipilimumab a continu\u00e9 \u00e0 pr\u00e9senter des avantages en termes de survie \u00e0 long terme dans l&rsquo;\u00e9tude CheckMate-214.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s 8 ans, le risque de d\u00e9c\u00e8s \u00e9tait inf\u00e9rieur de 28 % chez les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 ou m\u00e9tastatique non pr\u00e9c\u00e9demment trait\u00e9, par rapport au sunitinib, quel que soit le risque de leur cancer (risque \u00e9lev\u00e9, interm\u00e9diaire ou favorable).<\/p>\n<p>Les patients trait\u00e9s par l&rsquo;association ont surv\u00e9cu plus longtemps et ont r\u00e9pondu plus longtemps au traitement que les patients trait\u00e9s par le sunitinib.<\/p>\n<p>Pour les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein \u00e0 risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9, l&rsquo;efficacit\u00e9 de l&rsquo;association s&rsquo;est maintenue pendant au moins 8 ans. La dur\u00e9e moyenne de survie globale de ces patients \u00e9tait pr\u00e8s de 4 ans (46,7 mois), contre un peu plus de 2 ans (26 mois) pour les patients \u00e0 risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9 trait\u00e9s par sunitinib.<\/p>\n<p>La dur\u00e9e moyenne de la r\u00e9ponse a \u00e9t\u00e9 pr\u00e8s de 7 ans (82,8 mois) pour les patients \u00e0 risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9 trait\u00e9s par nivolumab plus ipilimumab, contre un peu plus d&rsquo;un an et demi (19,8 mois) sous sunitinib. Ces chiffres sont tr\u00e8s impressionnants et si un patient est r\u00e9pondeur (39% sont r\u00e9pondeurs), la dur\u00e9e de la r\u00e9ponse pourrait \u00eatre tr\u00e8s longue.<\/p>\n<p>Le d\u00e9lai moyen o\u00f9 le traitement par nivolumab et ipilimumab n\u2019a plus \u00e9t\u00e9 efficace et que le cancer a repris sa croissance est un peu plus d&rsquo;un an, contre 8,5 mois sous sunitinib. Plus de 4 patients sur 10 ont r\u00e9pondu au traitement combin\u00e9, contre pr\u00e8s de 3 patients sur 10 sous sunitinib. En outre, quatre fois plus de patients trait\u00e9s sous l&rsquo;association ont eu une r\u00e9ponse compl\u00e8te au traitement et leur cancer a disparu par rapport au sunitinib (12 % contre 3 %).<\/p>\n<p>Ces avantages en termes de survie ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s pour tous les patients de l&rsquo;\u00e9tude, y compris les patients atteints d&rsquo;un cancer \u00e0 risque favorable.<br \/>\n[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb25px\u00a0\u00bb][vc_row_inner css=\u00a0\u00bb.vc_custom_1707409517826{background-color: #f4f4f4 !important;}\u00a0\u00bb][vc_column_inner css=\u00a0\u00bb.vc_custom_1707409794563{background-color: #f4f4f4 !important;}\u00a0\u00bb][vc_column_text]\u00ab<em>Il est incroyable de constater qu&rsquo;apr\u00e8s huit ans d\u2019essai CheckMate-214, repr\u00e9sentant le plus long suivi rapport\u00e9 de toutes les \u00e9tudes de phase 3 portant sur une th\u00e9rapie combin\u00e9e d&rsquo;inhibiteurs de points de contr\u00f4le pour le carcinome r\u00e9nal avanc\u00e9, l\u2019association nivolumab plus ipilimumab continue \u00e0 d\u00e9montrer une survie sup\u00e9rieure et des r\u00e9ponses durables pour ces patients \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 le professeur Nizar Tannir de l\u2019University of Texas, MD Anderson Cancer Center. \u00ab Non seulement nous observons des b\u00e9n\u00e9fices durables par rapport au sunitinib dans la population du crit\u00e8re d\u2019\u00e9valuation principal, les patients \u00e0 risque interm\u00e9diaire et \u00e9lev\u00e9, mais aussi au sein du crit\u00e8re d\u2019\u00e9valuation secondaire, la population en intention de traiter, ce qui montre que cette association de deux immunoth\u00e9rapies peut potentiellement aider les patients \u00e0 obtenir des r\u00e9sultats positifs \u00e0 long terme, quel que soit [le risque du cancer]<\/em>.\u00bb[\/vc_column_text][vc_empty_space][\/vc_column_inner][\/vc_row_inner][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb25px\u00a0\u00bb][vc_column_text]Les effets secondaires de l&rsquo;association nivolumab plus ipilimumab \u00e9taient g\u00e9rables et pouvaient \u00eatre trait\u00e9s, et aucun nouvel effet secondaire n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9.<\/p>\n<p>L&rsquo;association nivolumab plus ipilimumab a permis d&rsquo;am\u00e9liorer la survie \u00e0 long terme et la r\u00e9ponse au traitement par rapport au sunitinib chez tous les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 ou m\u00e9tastatique non trait\u00e9. Les taux de r\u00e9ponse compl\u00e8te \u00e9taient plus \u00e9lev\u00e9s et la dur\u00e9e moyenne de r\u00e9ponse au traitement \u00e9tait plus longue sous le traitement combin\u00e9 que sous sunitinib, quel que soit le risque de leur cancer. Les effets secondaires pouvaient \u00eatre trait\u00e9s et aucun nouvel effet secondaire n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9.<br \/>\n[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb25px\u00a0\u00bb][vc_column_text]<\/p>\n<h6><span style=\"font-size: 14pt;\"> L\u2019association av\u00e9lumab plus axitinib pour le traitement du cancer du rein avanc\u00e9 dans le monde r\u00e9el<\/span><\/h6>\n<p>L&rsquo;association av\u00e9lumab plus axitinib s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e plus efficace que le sunitinib pour am\u00e9liorer la survie et la r\u00e9ponse au traitement chez les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 non trait\u00e9 pr\u00e9alablement. Cette \u00e9tude rapporte des donn\u00e9es r\u00e9elles jusqu&rsquo;\u00e0 3 ans apr\u00e8s le d\u00e9but du traitement par av\u00e9lumab plus axitinib chez des patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 au Royaume-Uni.<\/p>\n<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;une \u00e9tude d&rsquo;observation. Les donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 recueillies \u00e0 partir des dossiers m\u00e9dicaux de patients adultes ayant re\u00e7u un diagnostic de cancer du rein avanc\u00e9 et ayant commenc\u00e9 un traitement par av\u00e9lumab plus axitinib. Les patients ont \u00e9t\u00e9 suivis pendant 3 ans en moyenne.<\/p>\n<p>Cent trente patients ont particip\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tude. Six patients sur 10 pr\u00e9sentaient une maladie \u00e0 risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9, les autres une maladie \u00e0 risque favorable. La plupart des patients avaient un cancer du rein \u00e0 cellules claires (9 patients sur 10), les deux tiers avaient subi une intervention chirurgicale et 8 patients sur 10 avaient vu leur cancer se propager \u00e0 d&rsquo;autres parties du corps (m\u00e9tastases).<\/p>\n<p>Huit patients sur 10 ont surv\u00e9cu au moins un an, deux tiers ont surv\u00e9cu au moins deux ans et un peu plus de la moiti\u00e9 des patients ont surv\u00e9cu au moins trois ans. Le d\u00e9lai moyen o\u00f9 le traitement n\u2019a plus \u00e9t\u00e9 efficace et que le cancer a repris sa croissance (survie sans progression) \u00e9tait un peu plus d&rsquo;un an (13,5 mois). Six patients sur 10 r\u00e9pondaient au traitement apr\u00e8s 3 ans de suivi. Pour 6 patients, le cancer a disparu et ils ont eu une r\u00e9ponse compl\u00e8te au traitement. Pour plus de la moiti\u00e9 des patients (57%), le cancer a diminu\u00e9 et pour un tiers des patients, le cancer est demeur\u00e9 stable \u00e0 3 ans. La dur\u00e9e moyenne de la r\u00e9ponse au traitement a \u00e9t\u00e9 un peu plus d&rsquo;un an (14,9 mois). Les patients sont rest\u00e9s sous av\u00e9lumab plus axitinib en moyenne un peu plus d&rsquo;un an (14,7 mois).<\/p>\n<p>Deux tiers des patients ont eu des effets secondaires au traitement, dont la plupart n&rsquo;\u00e9taient pas graves. Les effets secondaires les plus fr\u00e9quents \u00e9taient la diarrh\u00e9e, la fatigue extr\u00eame et les douleurs \u00e0 la bouche. Seuls 9 patients ont arr\u00eat\u00e9 le traitement par av\u00e9lumab et\/ou axitinib en raison d&rsquo;effets secondaires.<\/p>\n<p>Dans cette \u00e9tude en situation r\u00e9elle men\u00e9e au Royaume-Uni sur l&rsquo;association av\u00e9lumab plus axitinib chez des patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 non trait\u00e9 pr\u00e9alablement, le d\u00e9lai moyen o\u00f9 le traitement n\u2019a plus \u00e9t\u00e9 efficace et que le cancer a repris sa croissance (survie sans progression) ainsi que la r\u00e9ponse au traitement \u00e0 3 ans ont \u00e9t\u00e9 conformes \u00e0 ceux rapport\u00e9s dans les essais cliniques. Aucun nouvel effet secondaire n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9 au cours de cette \u00e9tude.<br \/>\n[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb25px\u00a0\u00bb][vc_column_text]<\/p>\n<h5><strong>Chirurgie<\/strong><\/h5>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6><\/h6>\n<h6><span style=\"font-size: 14pt;\">La chirurgie suivie d\u2019une immunoth\u00e9rapie pour le traitement du cancer du rein qui s\u2019est propag\u00e9<\/span><\/h6>\n<p>La chirurgie de cytor\u00e9duction est l&rsquo;ablation chirurgicale de toutes les tumeurs canc\u00e9reuses visibles afin de r\u00e9duire la quantit\u00e9 de cancer dans l&rsquo;organisme. Dans de nombreux pays, le recours \u00e0 la chirurgie de cytor\u00e9duction pour le cancer du rein (n\u00e9phrectomie de cytor\u00e9duction) associ\u00e9 \u00e0 une th\u00e9rapie cibl\u00e9e, par exemple un comprim\u00e9 d&rsquo;inhibiteur de la tyrosine kinase (ITK), est la norme de soins du cancer du rein qui s&rsquo;est propag\u00e9 (cancer du rein m\u00e9tastatique). Cependant, le r\u00f4le de la n\u00e9phrectomie de cytor\u00e9duction associ\u00e9e \u00e0 des perfusions d&rsquo;immunoth\u00e9rapie (m\u00e9dicaments qui stimulent le syst\u00e8me immunitaire pour qu&rsquo;il attaque les cellules canc\u00e9reuses) n&rsquo;est pas clair.<\/p>\n<p>Cette \u00e9tude a examin\u00e9 les r\u00e9sultats de huit \u00e9tudes cliniques d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9es et a compar\u00e9 le recours \u00e0 la n\u00e9phrectomie de cytor\u00e9duction suivie d&rsquo;une immunoth\u00e9rapie avec l&rsquo;immunoth\u00e9rapie seule chez des patients atteints d&rsquo;un cancer du rein m\u00e9tastatique.<\/p>\n<p>Au total, 2319 patients ont \u00e9t\u00e9 inclus dans l&rsquo;\u00e9tude \u00e0 partir des huit \u00e9tudes cliniques. Parmi eux, 1264 ont subi une n\u00e9phrectomie de cytor\u00e9duction suivie d&rsquo;une immunoth\u00e9rapie et 1055 ont re\u00e7u une immunoth\u00e9rapie seule.<\/p>\n<p>Le recours \u00e0 la n\u00e9phrectomie de cytor\u00e9duction suivie d\u2019une immunoth\u00e9rapie a augment\u00e9 la survie globale d&rsquo;environ 7 mois par rapport \u00e0 l&rsquo;immunoth\u00e9rapie seule.<\/p>\n<p>Le recours \u00e0 la n\u00e9phrectomie de cytor\u00e9duction suivie d&rsquo;une immunoth\u00e9rapie pour le traitement des patients atteints de cancer du rein m\u00e9tastatique a augment\u00e9 la survie globale par rapport \u00e0 l&rsquo;immunoth\u00e9rapie seule. Cependant, la s\u00e9lection des patients dans cette \u00e9tude peut favoriser le recours \u00e0 la n\u00e9phrectomie de cytor\u00e9duction. D&rsquo;autres \u00e9tudes, telles que des essais cliniques contr\u00f4l\u00e9s randomis\u00e9s, sont n\u00e9cessaires pour d\u00e9terminer le r\u00f4le de la n\u00e9phrectomie de cytor\u00e9duction lorsqu&rsquo;elle est suivie d\u2019immunoth\u00e9rapie. Pour l&rsquo;instant, le recours \u00e0 la n\u00e9phrectomie de cytor\u00e9duction est une d\u00e9cision complexe et est moins couramment pratiqu\u00e9 qu&rsquo;auparavant, surtout s&rsquo;il y a un besoin urgent de commencer un traitement m\u00e9dicamenteux.<br \/>\n[\/vc_column_text][vc_empty_space][vc_column_text]<\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Remerciements:<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>\u00c9diteur<\/strong>: Dr Martin Zarba (AR)<br \/>\n<strong>Co-\u00e9diteur<\/strong>: Dr Daniel Heng (CA)<br \/>\n<strong>R\u00e9viseurs m\u00e9dicaux<\/strong>: Professor Axel Bex (P.-B.\/R.-U.) et Dr Eric Jonasch (\u00c9.U.)<br \/>\n<strong>R\u00e9dactrice m\u00e9dicale<\/strong>: Dre Sharon Deveson Kell (R.-U.)[\/vc_column_text][vc_empty_space][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]Source: International Kidney Cancer Coalition (IKCC) \u00a0 Cette ann\u00e9e, le symposium de l&rsquo;American Society of Clinical Oncology Genitourinary Cancers (ASCO-GU) s&rsquo;est tenu du 25 au 27 janvier 2024, \u00e0 San Francisco, en Californie, aux \u00c9tats-Unis. Les pr\u00e9sentations sont disponibles sur le site Web de l&rsquo;ASCO. 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