{"id":1979,"date":"2024-07-16T16:15:24","date_gmt":"2024-07-16T16:15:24","guid":{"rendered":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/resume-des-faits-saillants-sur-le-cancer-du-rein-de-lasco-2024\/"},"modified":"2026-03-31T15:35:53","modified_gmt":"2026-03-31T15:35:53","slug":"summary-of-kidney-cancer-highlights-from-asco-2024-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/summary-of-kidney-cancer-highlights-from-asco-2024-2\/","title":{"rendered":"R\u00e9sum\u00e9 des faits saillants sur le cancer du rein de l\u2019ASCO 2024"},"content":{"rendered":"<div class=\"wpb-content-wrapper\"><p>[vc_row][vc_column][vc_column_text css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb]Source: <a href=\"https:\/\/ikcc.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">International Kidney Cancer Coalition (IKCC)<\/a><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>La r\u00e9union annuelle de l&rsquo;American Society of Clinical Oncology (ASCO) s&rsquo;est tenue cette ann\u00e9e du 1er au 5 juin 2024, \u00e0 Chicago, aux \u00c9tats-Unis. Les pr\u00e9sentations sont disponibles sur le <a href=\"https:\/\/conferences.asco.org\/am\/abstracts\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">site Web de l&rsquo;ASCO<\/a>. Certains affili\u00e9s de l&rsquo;International Kidney Cancer Coalition (IKCC) ont assist\u00e9 \u00e0 la r\u00e9union pour se tenir au courant des soins et du traitement des patients atteints d\u2019un cancer du rein. Une br\u00e8ve section \u00abMessages \u00e0 retenir\u00bb est suivie d&rsquo;un examen plus approfondi de certains r\u00e9sum\u00e9s.<\/p>\n<p><em>Remarque : le pr\u00e9sent r\u00e9sum\u00e9 a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 \u00e0 l&rsquo;intention des d\u00e9fenseurs des droits des patients et des organisations de patients du domaine du cancer du rein partout dans le monde. Bien que ce r\u00e9sum\u00e9 ait fait l&rsquo;objet d&rsquo;une r\u00e9vision par des m\u00e9decins, les renseignements qu&rsquo;il contient reposent sur des donn\u00e9es publiques partag\u00e9es lors de cette r\u00e9union et n\u2019entendent aucunement \u00eatre exhaustifs et ne constituent pas de conseils m\u00e9dicaux. Les patients doivent consulter leur m\u00e9decin au sujet de leurs soins et de leur traitement.<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h3>Messages \u00e0 retenir<\/h3>\n<p>\u00c0 l\u2019ASCO de cette ann\u00e9e, il y a eu plusieurs pr\u00e9sentations int\u00e9ressantes sur les biomarqueurs du cancer du rein. Les pr\u00e9sentations ont analys\u00e9 des biomarqueurs provenant d&rsquo;\u00e9chantillons de tumeurs et de sang pr\u00e9lev\u00e9s sur des patients dans le cadre des \u00e9tudes CLEAR, KEYNOTE-426 et IMmotion101. Il y a \u00e9galement eu une pr\u00e9sentation d&rsquo;un biomarqueur pour la d\u00e9tection pr\u00e9coce du cancer du rein.[\/vc_column_text][vc_empty_space][vc_column_text css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb]<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Dans le r\u00e9sum\u00e9 4504<\/strong>, \u00c0 l\u2019ASCO de cette ann\u00e9e, il y a eu plusieurs pr\u00e9sentations int\u00e9ressantes sur les biomarqueurs du cancer du rein. Les pr\u00e9sentations ont analys\u00e9 des biomarqueurs provenant d&rsquo;\u00e9chantillons de tumeurs et de sang pr\u00e9lev\u00e9s sur des patients dans le cadre des \u00e9tudes CLEAR, KEYNOTE-426 et IMmotion101. Il y a \u00e9galement eu une pr\u00e9sentation d&rsquo;un biomarqueur pour la d\u00e9tection pr\u00e9coce du cancer du rein.<\/li>\n<\/ul>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb17px\u00a0\u00bb][vc_column_text css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb]<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Dans le r\u00e9sum\u00e9 4505<\/strong>, les chercheurs ont constat\u00e9 que des niveaux \u00e9lev\u00e9s d&rsquo;un biomarqueur inflammatoire dans la tumeur, le TcellinfGEP, \u00e9taient associ\u00e9s \u00e0 de meilleurs r\u00e9sultats chez les patients trait\u00e9s par pembrolizumab plus axitinib. Cependant, quel que soit le statut du biomarqueur, les patients ont obtenu de meilleurs r\u00e9sultats avec le pembrolizumab en association avec l&rsquo;axitinib qu&rsquo;avec le sunitinib, et ce biomarqueur ne nous aide pas \u00e0 choisir entre les diff\u00e9rents sch\u00e9mas th\u00e9rapeutiques. <strong>Importance<\/strong>: Les r\u00e9sultats de ces essais aident les chercheurs \u00e0 identifier des biomarqueurs qui pourraient pr\u00e9dire de meilleurs r\u00e9sultats, et m\u00eame aider \u00e0 prendre des d\u00e9cisions sur les traitements pour chaque patient. Cependant, sur la base de ces r\u00e9sultats, la th\u00e9rapie combin\u00e9e reste sup\u00e9rieure au sunitinib, quelle que soit l&rsquo;expression du biomarqueur, et des travaux suppl\u00e9mentaires sont n\u00e9cessaires pour affiner ces strat\u00e9gies de biomarqueurs.<\/li>\n<\/ul>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb17px\u00a0\u00bb][vc_column_text css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb]<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Dans le r\u00e9sum\u00e9 4506<\/strong>, les chercheurs ont sugg\u00e9r\u00e9 qu&rsquo;un taux \u00e9lev\u00e9 de KIM-1 pourrait \u00eatre un biomarqueur permettant d&rsquo;identifier les patients pr\u00e9sentant un risque plus \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive du cancer du rein et de s\u00e9lectionner les patients qui b\u00e9n\u00e9ficieront d&rsquo;un traitement adjuvant par l&rsquo;at\u00e9zolizumab. <strong>Importance<\/strong>: l&rsquo;objectif du traitement adjuvant est de pr\u00e9venir la r\u00e9currence de la maladie ; cependant, certains patients seront gu\u00e9ris par la chirurgie seule. Les biomarqueurs, tels que KIM-1, pourraient aider \u00e0 identifier les patients qui pr\u00e9sentent un risque plus \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive et qui b\u00e9n\u00e9ficieront d&rsquo;un traitement suppl\u00e9mentaire.<\/li>\n<\/ul>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb17px\u00a0\u00bb][vc_column_text css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb]<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Dans le r\u00e9sum\u00e9 4526<\/strong>, le CA-62 s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00eatre un biomarqueur utile pour la d\u00e9tection pr\u00e9coce du cancer du rein. Cependant, comme il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un biomarqueur sp\u00e9cifique du cancer du rein, l&rsquo;utilisation d&rsquo;autres biomarqueurs, en plus du CA-62, pourrait devenir une strat\u00e9gie de d\u00e9pistage du cancer du rein.<\/li>\n<\/ul>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb17px\u00a0\u00bb][vc_column_text css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb]<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Dans le r\u00e9sum\u00e9 4532,<\/strong> une forme injectable de nivolumab (nivolumab sous-cutan\u00e9) a \u00e9t\u00e9 compar\u00e9e au nivolumab administr\u00e9 par perfusion dans une veine (nivolumab intraveineux). Le nivolumab sous-cutan\u00e9 s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9 aussi efficace que le nivolumab intraveineux. L\u2019innocuit\u00e9 du nivolumab sous-cutan\u00e9 \u00e9tait comparable \u00e0 celle du nivolumab intraveineux ; les effets secondaires li\u00e9s au syst\u00e8me immunitaire \u00e9taient g\u00e9rables et les patients ont d\u00e9clar\u00e9 \u00eatre peu g\u00ean\u00e9s par les effets secondaires du traitement. <strong>Importance<\/strong>: : Ces r\u00e9sultats soutiennent l&rsquo;utilisation du nivolumab sous-cutan\u00e9 en tant qu&rsquo;option pour am\u00e9liorer l&rsquo;exp\u00e9rience des patients, qui le pr\u00e9f\u00e8rent.<\/li>\n<\/ul>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb17px\u00a0\u00bb][vc_column_text css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb]<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Dans le r\u00e9sum\u00e9 4508<\/strong>, des donn\u00e9es de survie \u00e0 long terme ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es pour l&rsquo;association av\u00e9lumab plus axitinib compar\u00e9e au sunitinib chez des patients non trait\u00e9s atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9. L&rsquo;association av\u00e9lumab plus axitinib n&rsquo;a pas am\u00e9lior\u00e9 de mani\u00e8re significative la survie globale. <strong>Importance<\/strong>: : Ces r\u00e9sultats confirment l&rsquo;approche consistant \u00e0 combiner les inhibiteurs de la tyrosine kinase et l&rsquo;immunoth\u00e9rapie pour le traitement du cancer du rein avanc\u00e9, avec une efficacit\u00e9 \u00e0 long terme et des effets secondaires g\u00e9rables.<\/li>\n<\/ul>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb17px\u00a0\u00bb][vc_column_text css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb]<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Dans le r\u00e9sum\u00e9 4512<\/strong>, l&rsquo;analyse a montr\u00e9 que les th\u00e9rapies combin\u00e9es am\u00e9lioraient les r\u00e9sultats cliniques pour les patients atteints d\u2019un carcinome r\u00e9nal m\u00e9tastatique \u00e0 cellules chromophobes par rapport aux monoth\u00e9rapies. <strong>Importance<\/strong>: Les chercheurs poursuivent leurs travaux et collaborent avec d&rsquo;autres centres pour augmenter le nombre de patients atteints d\u2019un carcinome m\u00e9tastatique chromophobe dans cette \u00e9tude afin de collecter d&rsquo;autres donn\u00e9es et de comparer les r\u00e9sultats avec d&rsquo;autres traitements.<\/li>\n<\/ul>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb17px\u00a0\u00bb][vc_column_text css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb]<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Dans le r\u00e9sum\u00e9 TPS4611<\/strong>, un nouveau ITK du VEGFR appel\u00e9 zanzalintinib s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9 s\u00fbr et efficace chez les patients atteints d\u2019un cancer du rein m\u00e9tastatique \u00e0 cellules claires dans une \u00e9tude de phase 1. Ce r\u00e9sum\u00e9 d\u00e9crit une \u00e9tude randomis\u00e9e mondiale de phase 3 de l\u2019association zanzalintinib plus nivolumab chez des patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9\/m\u00e9tastatique \u00e0 cellules non claires. <strong>Importance<\/strong> : L&rsquo;\u00e9tude STELLAR-304 recrute actuellement des patients en Europe, en Am\u00e9rique du Nord et du Sud et dans la r\u00e9gion Asie-Pacifique.<\/li>\n<\/ul>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb17px\u00a0\u00bb][vc_column_text css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb]<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le r\u00e9sum\u00e9 TPS610<\/strong> d\u00e9crit une \u00e9tude portant sur un nouveau traitement du cancer du rein m\u00e9tastatique non trait\u00e9, le 177Lu girentuximab. Le girentuximab est un anticorps utilis\u00e9 pour porter du lut\u00e9cium radioactif (177Lu) directement aux cellules canc\u00e9reuses. Une fois dans la cellule, les radiations endommagent l&rsquo;ADN et provoquent la mort de la cellule. Cette \u00e9tude esp\u00e8re montrer que les dommages caus\u00e9s \u00e0 l&rsquo;ADN des cellules tumorales par le 177Lu girentuximab activeront les cellules T du syst\u00e8me immunitaire pour qu&rsquo;elles attaquent les cellules canc\u00e9reuses. <strong>Importance<\/strong> : L&rsquo;\u00e9tude est sur le point de recruter des patients au MD Anderson Cancer Centre, Houston, Texas, \u00c9tats-Unis.<\/li>\n<\/ul>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space][vc_column_text]<\/p>\n<h3>R\u00e9sum\u00e9s<\/h3>\n<hr \/>\n<h3><\/h3>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space][vc_column_text css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb]<\/p>\n<h5><strong>Biomarqueurs potentiels pour le cancer du rein avanc\u00e9<\/strong><\/h5>\n<p>Un biomarqueur est un \u00e9l\u00e9ment qui peut \u00eatre mesur\u00e9 dans le sang, l&rsquo;urine ou les tissus corporels pour indiquer un \u00e9tat biologique, une maladie ou une condition. Dans le cas du cancer, un biomarqueur peut \u00eatre une prot\u00e9ine circulant dans le sang, une prot\u00e9ine exprim\u00e9e dans la cellule tumorale ou une mutation g\u00e9n\u00e9tique. Les biomarqueurs ont de multiples fonctions : ils peuvent aider \u00e0 diagnostiquer la maladie, pr\u00e9dire sa r\u00e9ponse au traitement et fournir des informations sur le pronostic d&rsquo;un patient. Actuellement, la pr\u00e9diction des r\u00e9sultats pour les patients atteints d\u2019un cancer du rein est bas\u00e9e sur le stade, le grade, le sous-type et l&rsquo;\u00e9tat de sant\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral du patient. Des biomarqueurs fiables permettant de pr\u00e9dire la r\u00e9ponse de chaque patient aux traitements du cancer du rein et l&rsquo;\u00e9volution de la maladie constituent un besoin non satisfait. L&rsquo;identification de biomarqueurs pourrait aider les m\u00e9decins \u00e0 personnaliser le traitement de chaque patient afin d&rsquo;en maximiser les b\u00e9n\u00e9fices et d&rsquo;en am\u00e9liorer les r\u00e9sultats.<\/p>\n<p>Plusieurs pr\u00e9sentations int\u00e9ressantes sur les biomarqueurs du cancer du rein ont eu lieu cette ann\u00e9e \u00e0 l&rsquo;ASCO. Deux des principales pr\u00e9sentations visaient \u00e0 trouver un biomarqueur capable de pr\u00e9dire la r\u00e9ponse au traitement dans le cas d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 ou m\u00e9tastatique (essais CLEAR et KEYNOTE-426). Une autre \u00e9tude, IMmotion101, s&rsquo;est concentr\u00e9e sur la recherche de biomarqueurs permettant de pr\u00e9dire la r\u00e9currence de la maladie chez les patients ayant subi une chirurgie curative pour leur cancer du rein. Enfin, dans un autre essai (r\u00e9sum\u00e9 4526), les chercheurs tentent d&rsquo;identifier un biomarqueur qui pourrait aider \u00e0 la d\u00e9tection pr\u00e9coce du cancer du rein.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6><\/h6>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude <strong>CLEAR<\/strong>, les chercheurs ont recherch\u00e9 des biomarqueurs dans des \u00e9chantillons de tumeurs pr\u00e9lev\u00e9s sur des patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 et trait\u00e9s soit par l&rsquo;association pembrolizumab plus lenvatinib, soit par le sunitinib en premi\u00e8re intention. Ils ont examin\u00e9 plusieurs biomarqueurs, notamment des prot\u00e9ines pr\u00e9sentes dans la couche externe de la cellule (PD-L1) et dans les g\u00e8nes des cellules tumorales, en particulier les g\u00e8nes qui participent \u00e0 la croissance du cancer, au d\u00e9veloppement de nouveaux vaisseaux sanguins (angiogen\u00e8se) et ceux qui participent \u00e0 la propagation de la tumeur au-del\u00e0 du rein. En outre, cinq g\u00e8nes ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9s (VHL, PBRM1, ESTD2, BAP1 et KDM5C). Pour tous ces biomarqueurs, les patients trait\u00e9s par lenvatinib plus pembrolizumab ont pr\u00e9sent\u00e9 un d\u00e9lai plus long \u00e0 partir du moment o\u00f9 le traitement n\u2019a plus \u00e9t\u00e9 efficace et que le cancer a repris sa croissance (am\u00e9lioration de la survie sans progression). Globalement, aucun de ces biomarqueurs ne s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9 utile pour pr\u00e9dire une meilleure r\u00e9ponse avec la th\u00e9rapie combin\u00e9e et, quel que soit le biomarqueur examin\u00e9, tous les patients ont montr\u00e9 une survie sans progression plus longue s&rsquo;ils \u00e9taient trait\u00e9s avec l&rsquo;association lenvatinib plus pembrolizumab.[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb25px\u00a0\u00bb][vc_column_text css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb]<\/p>\n<h6><\/h6>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude <strong>KEYNOTE-426<\/strong>, les chercheurs ont recherch\u00e9 des biomarqueurs de r\u00e9ponse au traitement par pembrolizumab plus axitinib ou par sunitinib dans des \u00e9chantillons de tumeurs pr\u00e9lev\u00e9s sur des patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 non encore trait\u00e9. Ils ont recherch\u00e9 des biomarqueurs appel\u00e9s signature g\u00e9n\u00e9tique de l&rsquo;inflammation des cellules T (TcellinfGEP), signature g\u00e9n\u00e9tique de l&rsquo;angiogen\u00e8se (RNAseq) et PD-L1. Ils ont constat\u00e9 un lien \u00e9troit entre le TcellinfGEP, un marqueur associ\u00e9 \u00e0 un \u00e9tat tumoral enflamm\u00e9, et les r\u00e9sultats obtenus chez les patients trait\u00e9s par pembrolizumab plus axitinib ; ceux qui pr\u00e9sentaient des niveaux \u00e9lev\u00e9s de TcellinfGEP avaient de meilleurs taux de r\u00e9ponse, de survie sans progression et de survie globale que ceux qui pr\u00e9sentaient des niveaux faibles. \u00c0 l&rsquo;inverse, chez les patients ayant re\u00e7u du sunitinib, la signature g\u00e9n\u00e9tique de l&rsquo;angiogen\u00e8se \u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 un meilleur taux de r\u00e9ponse, \u00e0 une meilleure survie sans progression et \u00e0 une meilleure survie globale. Il est important de noter qu&rsquo;ind\u00e9pendamment de l&rsquo;expression de la signature g\u00e9n\u00e9tique, les patients ayant re\u00e7u l&rsquo;axitinib plus pembrolizumab ont obtenu de meilleurs r\u00e9sultats que ceux ayant re\u00e7u le sunitinib, de sorte qu&rsquo;en fin de compte, ces biomarqueurs ne nous aident pas \u00e0 choisir entre ces traitements.[\/vc_column_text][vc_empty_space][vc_column_text css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb]<\/p>\n<h5><strong>Biomarqueurs potentiels pour le cancer du rein au stade pr\u00e9coce<\/strong><\/h5>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6><\/h6>\n<p>L&rsquo;\u00e9tude <strong>IMmotion101<\/strong> est un essai qui a examin\u00e9 l&rsquo;efficacit\u00e9 de l&rsquo;at\u00e9zolizumab dans le but de r\u00e9duire le risque de r\u00e9apparition du cancer du rein apr\u00e8s une n\u00e9phrectomie. L&rsquo;\u00e9tude n&rsquo;a pas permis de r\u00e9duire le risque de r\u00e9apparition du cancer. Dans cette analyse ult\u00e9rieure, les chercheurs ont cherch\u00e9 un biomarqueur qui pourrait identifier les patients pr\u00e9sentant un risque plus \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive et les aider \u00e0 pr\u00e9dire quels patients pourraient b\u00e9n\u00e9ficier de l&rsquo;at\u00e9zolizumab. Ils ont identifi\u00e9 une prot\u00e9ine appel\u00e9e \u00ab kidney injury molecule-1 \u00bb (KIM-1) comme biomarqueur potentiel. Dans les r\u00e9sultats, ils ont remarqu\u00e9 que les patients qui pr\u00e9sentaient des taux sanguins \u00e9lev\u00e9s de cette prot\u00e9ine apr\u00e8s une n\u00e9phrectomie avaient un risque plus \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive. En outre, les patients pr\u00e9sentant des taux de KIM-1 plus \u00e9lev\u00e9s au d\u00e9part ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&rsquo;un traitement adjuvant par l&rsquo;at\u00e9zolizumab, avec une survie sans progression plus longue que dans le cas d&rsquo;un placebo. Les chercheurs ont conclu que le KIM-1 pourrait \u00eatre un biomarqueur de r\u00e9cidive du cancer du rein et pourrait aider \u00e0 s\u00e9lectionner les patients qui b\u00e9n\u00e9ficieront d&rsquo;un traitement suppl\u00e9mentaire apr\u00e8s la chirurgie. D&rsquo;autres recherches sont n\u00e9cessaires pour confirmer le r\u00f4le de KIM-1 en tant que biomarqueur de mauvais pronostic dans le cancer du rein localis\u00e9.[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb25px\u00a0\u00bb][vc_column_text css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb]<\/p>\n<h6><\/h6>\n<p>Bien que le cancer du rein soit le quatorzi\u00e8me cancer le plus fr\u00e9quent dans le monde et que son incidence augmente, le besoin d&rsquo;un biomarqueur efficace pour la d\u00e9tection pr\u00e9coce de la maladie reste insatisfait. Cette \u00e9tude (r\u00e9sum\u00e9 4526) porte sur la N-glycoprot\u00e9ine transmembranaire sp\u00e9cifique du carcinome ou CA-62, un biomarqueur potentiel pour la d\u00e9tection du cancer du rein \u00e0 un stade pr\u00e9coce. Le CA-62 a montr\u00e9 une sensibilit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e (94,3 %) pour la d\u00e9tection du cancer du rein \u00e0 un stade pr\u00e9coce. Toutefois, le CA-62 n&rsquo;\u00e9tant pas sp\u00e9cifique du cancer du rein, une combinaison du CA-62 et d&rsquo;autres biomarqueurs, tels que la glycoprot\u00e9ine transmembranaire (CD-105) et diverses prot\u00e9ines de facteur de croissance, pourraient devenir une strat\u00e9gie utile pour le d\u00e9pistage du cancer du rein.[\/vc_column_text][vc_empty_space][vc_column_text css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb]<\/p>\n<h5><strong>Une nouvelle forme injectable de nivolumab<\/strong><\/h5>\n<p>Le nivolumab, une th\u00e9rapie immunostimulante, am\u00e9liore les r\u00e9sultats des personnes atteintes de nombreux cancers. Le nivolumab est administr\u00e9 par perfusion intraveineuse dans une veine du bras pendant 30 \u00e0 60 minutes toutes les 2 \u00e0 4 semaines. Les patients doivent se rendre dans un h\u00f4pital ou une clinique pour recevoir leur perfusion. Cela affecte leur qualit\u00e9 de vie ainsi que leurs finances, car les patients doivent parfois s&rsquo;absenter de leur travail, parcourir de longues distances pour se rendre dans des centres r\u00e9gionaux de canc\u00e9rologie, organiser la garde de leurs enfants ou demander \u00e0 leur partenaire de les accompagner pour le traitement. Une forme d&rsquo;immunoth\u00e9rapie qui peut \u00eatre inject\u00e9e dans une clinique locale pourrait r\u00e9duire ces charges pour le patient et sa famille.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h6><\/h6>\n<p>L&rsquo;\u00e9tude <strong>CheckMate-67T<\/strong> a examin\u00e9 une forme de nivolumab qui peut \u00eatre inject\u00e9e sous la peau (nivolumab sous-cutan\u00e9) et l&rsquo;a compar\u00e9e au nivolumab administr\u00e9 par voie intraveineuse chez des patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 ayant progress\u00e9 apr\u00e8s un ou plusieurs traitements ant\u00e9rieurs. Les chercheurs ont constat\u00e9 que le nivolumab sous-cutan\u00e9 \u00e9tait aussi efficace que le nivolumab intraveineux, mais avec un temps d&rsquo;injection beaucoup plus court (moins de 5 minutes). L\u2019innocuit\u00e9 du nivolumab sous-cutan\u00e9 a \u00e9t\u00e9 compar\u00e9e \u00e0 celle du nivolumab intraveineux par la surveillance et la prise en charge des effets ind\u00e9sirables. Les r\u00e9sultats rapport\u00e9s par les patients ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s.<\/p>\n<p>Les effets secondaires du nivolumab sous-cutan\u00e9 \u00e9taient identiques ou inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux du nivolumab intraveineux, et la plupart de ces \u00e9v\u00e9nements \u00e9taient l\u00e9gers et g\u00e9rables. La proportion de patients pr\u00e9sentant des r\u00e9actions locales au point d&rsquo;injection \u00e9tait l\u00e9g\u00e8rement plus \u00e9lev\u00e9e avec l&rsquo;injection sous-cutan\u00e9e (8 patients sur 100) qu&rsquo;avec la perfusion intraveineuse (2 patients sur 100). Toutes ces r\u00e9actions \u00e9taient l\u00e9g\u00e8res et mod\u00e9r\u00e9es et n&rsquo;ont pas n\u00e9cessit\u00e9 de traitement. La plupart des patients des deux groupes de traitement se sont d\u00e9clar\u00e9s peu g\u00ean\u00e9s par les effets secondaires du traitement.<\/p>\n<p>Avec ces r\u00e9sultats, les chercheurs ont conclu que l&rsquo;utilisation du nivolumab sous-cutan\u00e9 est s\u00fbre, avec des effets ind\u00e9sirables comparables \u00e0 ceux du nivolumab intraveineux, avec l&rsquo;avantage d&rsquo;am\u00e9liorer l&rsquo;exp\u00e9rience des patients pendant le traitement.<br \/>\n[\/vc_column_text][vc_empty_space][vc_column_text css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb]<\/p>\n<h5><strong>Mise \u00e0 jour sur l&rsquo;efficacit\u00e9 des traitements combin\u00e9s pour le cancer du rein avanc\u00e9\/m\u00e9tastatique<\/strong><\/h5>\n<p>Le cancer du rein avanc\u00e9\/m\u00e9tastatique est souvent trait\u00e9 par une association de m\u00e9dicaments, soit deux perfusions d&rsquo;immunoth\u00e9rapie (nivolumab plus ipilimumab), soit une immunoth\u00e9rapie (av\u00e9lumab, pembrolizumab ou nivolumab) plus un comprim\u00e9 d&rsquo;inhibiteur de la tyrosine kinase (ITK) du r\u00e9cepteur du facteur de croissance de l&rsquo;endoth\u00e9lium vasculaire (VEGFR) (axitinib, lenvatinib ou cabozantinib).<\/p>\n<p>Les th\u00e9rapies combin\u00e9es constituent la norme de soins pour le traitement du cancer du rein avanc\u00e9. Cependant, la question demeure : toutes les combinaisons th\u00e9rapeutiques sont-elles efficaces dans le traitement du cancer du rein avanc\u00e9 ?<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude de phase 3 <strong>JAVELIN Renal 101<\/strong>, un traitement associant l\u2019av\u00e9lumab avec l&rsquo;axitinib a \u00e9t\u00e9 compar\u00e9 au sunitinib en tant que premier traitement pour les personnes atteintes d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9. L&rsquo;\u00e9tude a d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9 que l&rsquo;association av\u00e9lumab plus axitinib augmente de mani\u00e8re significative le d\u00e9lai o\u00f9 le traitement n\u2019a plus \u00e9t\u00e9 efficace et que le cancer a repris sa croissance (survie sans progression) par rapport au sunitinib, ainsi qu&rsquo;une meilleure r\u00e9ponse au traitement et des effets secondaires tol\u00e9rables. Les r\u00e9sultats finaux de survie globale ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 l&rsquo;ASCO 2024.<\/p>\n<p>Pr\u00e8s de 900 patients ont particip\u00e9 \u00e0 cette \u00e9tude. Les patients ont \u00e9t\u00e9 suivis pendant un peu plus de 7 ans en moyenne. Apr\u00e8s cette p\u00e9riode, les chercheurs ont constat\u00e9 que la dur\u00e9e de survie moyenne \u00e9tait de 3 ans et 9 mois avec la th\u00e9rapie combin\u00e9e, contre 3 ans et 3 mois avec le sunitinib. Cette diff\u00e9rence de 6 mois n&rsquo;\u00e9tait pas statistiquement significative, conform\u00e9ment \u00e0 la conception de l&rsquo;\u00e9tude.<\/p>\n<p>L&rsquo;absence de b\u00e9n\u00e9fice en mati\u00e8re de survie globale pose la question \u00e0 savoir si les inhibiteurs de PD-L1, tels que l&rsquo;av\u00e9lumab, ne sont pas aussi efficaces que les inhibiteurs de PD-1, tels que le pembrolizumab, dans le traitement du cancer du rein.<br \/>\n[\/vc_column_text][vc_empty_space][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb]<\/p>\n<h5><strong>Am\u00e9liorer le traitement des sous-types rares du cancer du rein<\/strong><\/h5>\n<p>Le cancer du rein \u00e0 cellules non claires repr\u00e9sente environ 20 \u00e0 25 % de tous les diagnostics de cancer du rein et comprend des sous-types tels que papillaire, chromophobe, translocation et carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales non classifi\u00e9. Le cancer du rein non \u00e0 cellules claires a g\u00e9n\u00e9ralement un taux de survie plus faible que le cancer du rein \u00e0 cellules claires. L&rsquo;identification d&rsquo;un traitement efficace pour le cancer du rein \u00e0 cellules non claires avanc\u00e9 reste un besoin non satisfait.<\/p>\n<p>Le carcinome r\u00e9nal \u00e0 cellules chromophobe repr\u00e9sente environ 5 \u00e0 10 % de tous les cancers du rein. Comme il s&rsquo;agit d&rsquo;un cancer rare, on dispose de peu d&rsquo;informations pour guider les options de traitement du carcinome m\u00e9tastatique chromophobe. Des essais cliniques de phase 2 ont montr\u00e9 que les ITK du VEGFR, tels que le sunitinib et le pazopanib, et les inhibiteurs de la mTOR, tels que l&rsquo;\u00e9v\u00e9rolimus, ont une efficacit\u00e9 similaire pour le carcinome chromophobe par rapport au cancer du rein \u00e0 cellules claires, plus courant. Cependant, l&rsquo;immunoth\u00e9rapie semble \u00eatre moins efficace pour le carcinome chromophobe. Des \u00e9tudes de plus grande envergure sont n\u00e9cessaires pour confirmer ce r\u00e9sultat.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Une <strong>\u00e9tude r\u00e9trospective<\/strong> a examin\u00e9 les informations sur le traitement de premi\u00e8re intention de 99 patients atteints de carcinome m\u00e9tastatique chromophobe provenant de trois centres. Les patients ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis en quatre groupes de traitement : 1) immunoth\u00e9rapie plus ITK (p. ex., lenvatinib plus pembrolizumab) 2) immunoth\u00e9rapie (seule ou en combinaison avec d&rsquo;autres immunoth\u00e9rapies, p. ex., nivolumab plus ipilimumab) 3) combinaisons de th\u00e9rapies cibl\u00e9es (p. ex., lenvatinib plus \u00e9v\u00e9rolimus) et 4) th\u00e9rapie cibl\u00e9e seule (p. ex., sunitinib).<\/p>\n<p>Cette analyse a montr\u00e9 que les r\u00e9sultats cliniques des patients atteints d\u2019un carcinome m\u00e9tastatique chromophobe \u00e9taient meilleurs avec les th\u00e9rapies combin\u00e9es qu&rsquo;avec les monoth\u00e9rapies. Les patients recevant des th\u00e9rapies combin\u00e9es avaient un d\u00e9lai plus long avant l&rsquo;\u00e9chec du traitement et une survie globale plus longue que ceux recevant des monoth\u00e9rapies. Les chercheurs poursuivent leurs travaux et collaborent avec d&rsquo;autres centres afin d&rsquo;augmenter le nombre de patients atteints de carcinome m\u00e9tastatique chromophobe dans cette \u00e9tude et de recueillir d&rsquo;autres donn\u00e9es pour comparer les r\u00e9sultats avec d&rsquo;autres traitements.<\/p>\n<p>Un traitement efficace du cancer du rein \u00e0 cellules non claires reste un besoin clinique non satisfait. Peu d&rsquo;\u00e9tudes randomis\u00e9es et contr\u00f4l\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es sur des patients atteints d\u2019un cancer du rein non \u00e0 cellules claires, et de nouvelles options th\u00e9rapeutiques sont n\u00e9cessaires. Les traitements actuels comprennent le sunitinib, un comprim\u00e9 d\u2019ITK du VEGFR. \u00c0 ce jour, aucun traitement n&rsquo;a montr\u00e9 une am\u00e9lioration significative de la dur\u00e9e de survie globale par rapport au sunitinib, quel que soit le sous-type de cancer du rein non \u00e0 cellules claires. Les immunoth\u00e9rapies seules n&rsquo;ont montr\u00e9 que de faibles am\u00e9liorations de r\u00e9ponse au traitement, mais les combinaisons d&rsquo;immunoth\u00e9rapies plus d\u2019ITK du VEGFR se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9es plus prometteuses dans les \u00e9tudes de phase 2.<\/p>\n<p>Le zanzalintinib est un nouveau ITK du VEGFR qui cible plusieurs r\u00e9cepteurs prot\u00e9iques sur les cellules canc\u00e9reuses qui sont impliqu\u00e9s dans la croissance d&rsquo;un nouvel apport sanguin \u00e0 la tumeur (angiogen\u00e8se), la propagation du cancer (m\u00e9tastase) et la suppression du syst\u00e8me immunitaire. Le zanzalintinib a montr\u00e9 une activit\u00e9 anticanc\u00e9reuse et une stimulation du syst\u00e8me immunitaire chez l&rsquo;animal lorsqu&rsquo;il est utilis\u00e9 seul ou en association avec une immunoth\u00e9rapie.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude de phase 1 <strong>STELLAR-001<\/strong>, le zanzalintinib a montr\u00e9 une activit\u00e9 anticanc\u00e9reuse prometteuse en r\u00e9duisant la taille de la tumeur chez pr\u00e8s de 4 patients sur 10 et en contr\u00f4lant la croissance de la tumeur chez pr\u00e8s de 9 patients sur 10 pr\u00e9c\u00e9demment trait\u00e9s et atteints d&rsquo;un cancer du rein \u00e0 cellules claires avanc\u00e9. Le zanzalintinib a \u00e9galement eu des effets secondaires g\u00e9rables.<br \/>\n[\/vc_column_text][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb30px\u00a0\u00bb][vc_column_text css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p><strong>STELLAR-304<\/strong> est une \u00e9tude mondiale randomis\u00e9e de phase 3 visant \u00e0 recruter des patients atteints d&rsquo;un cancer du rein de sous-type papillaire, non classifi\u00e9 ou de translocation (y compris le cancer du rein sarcomato\u00efde). Les patients atteints de carcinome chromophobe, de carcinome m\u00e9dullaire du rein ou de sous-types du carcinome des tubes collecteurs sont exclus de l&rsquo;\u00e9tude. Les patients ne doivent pas avoir \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s pour un cancer du rein avanc\u00e9\/m\u00e9tastatique non \u00e0 cellules claires, mais un traitement adjuvant (y compris l&rsquo;immunoth\u00e9rapie, mais \u00e0 l&rsquo;exclusion du sunitinib) est autoris\u00e9. Les patients sont randomis\u00e9s 2:1 pour recevoir le zanzalintinib en association avec le nivolumab ou le sunitinib seul. Les principaux crit\u00e8res d&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;\u00e9tude sont le d\u00e9lai o\u00f9 le traitement n\u2019a plus \u00e9t\u00e9 efficace et que le cancer a repris sa croissance (survie sans progression) et la r\u00e9ponse au traitement. Le crit\u00e8re d&rsquo;\u00e9valuation secondaire est la dur\u00e9e de survie globale. Les effets secondaires seront \u00e9galement \u00e9valu\u00e9s.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/clinicaltrials.gov\/study\/NCT05678673?cond=Renal%20Cell%20Carcinoma&#038;country=United%20Kingdom&#038;locStr=,%20United%20Kingdom&#038;term=NCT05678673&#038;rank=1\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>STELLAR-304<\/strong><\/a> recrute actuellement des patients en Europe, en Am\u00e9rique du Nord et du Sud et dans la r\u00e9gion Asie-Pacifique.[\/vc_column_text][vc_empty_space][vc_column_text css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb]<\/p>\n<h5><strong>Nouveaux traitements potentiels pour le cancer du rein avanc\u00e9<\/strong><\/h5>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, le meilleur traitement de premi\u00e8re intention pour les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 est une combinaison d&rsquo;immunoth\u00e9rapie plus ITK du VEGFR (p. ex., nivolumab plus cabozantinib) ou une combinaison d&rsquo;immunoth\u00e9rapies (p. ex., nivolumab plus ipilimumab). Ces combinaisons th\u00e9rapeutiques ont permis d&rsquo;am\u00e9liorer consid\u00e9rablement les r\u00e9sultats pour les patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9. En outre, un certain pourcentage de patients obtient une r\u00e9ponse compl\u00e8te, ce qui signifie que chez certains patients, toutes les m\u00e9tastases ont compl\u00e8tement r\u00e9gress\u00e9. Dans le cas du nivolumab plus cabozantinib, environ 9 % des patients obtiennent une r\u00e9ponse compl\u00e8te. D&rsquo;autres th\u00e9rapies sont \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude pour voir si un pourcentage plus \u00e9lev\u00e9 de patients pourrait obtenir une r\u00e9ponse tumorale compl\u00e8te.<\/p>\n<p>Au cours d&rsquo;une session sur les essais cliniques en cours, le Dr Jonasch a discut\u00e9 de la conception <a href=\"https:\/\/clinicaltrials.gov\/study\/NCT05663710?cond=Renal%20Cell%20Carcinoma&#038;term=NCT05663710&#038;rank=1\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d&rsquo;un essai de phase 1b\/2 portant sur l&rsquo;association d&rsquo;un nouveau traitement appel\u00e9 177Lu girentuximab<\/a> avec le cabozantinib et le nivolumab chez des patients atteints d&rsquo;un cancer du rein avanc\u00e9 et n&rsquo;ayant jamais \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s auparavant (<a href=\"https:\/\/meetings.asco.org\/abstracts-presentations\/238442\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">r\u00e9sum\u00e9 TPS610<\/a>).<\/p>\n<p>Des \u00e9tudes ont montr\u00e9 que la radioth\u00e9rapie am\u00e9liore l&rsquo;action de l&rsquo;immunoth\u00e9rapie. Cependant, il n&rsquo;est pas toujours possible de traiter toutes les m\u00e9tastases par radioth\u00e9rapie.<\/p>\n<p>Le girentuximab est un anticorps qui se fixe sur une enzyme appel\u00e9e anhydrase carbonique IX (CAIX). Cette enzyme est pr\u00e9sente dans la plupart des cellules du cancer du rein \u00e0 cellules claires. Le 177Lu girentuximab est un produit obtenu en combinant une mol\u00e9cule radioactive appel\u00e9e lut\u00e9cium (Lu 177) avec le girentuximab. Lorsqu&rsquo;il est administr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;homme, le 177Lu girentuximab se lie \u00e0 l&rsquo;anhydrase carbonique IX dans les tumeurs r\u00e9nales et porte le lut\u00e9cium radioactif directement dans les cellules canc\u00e9reuses. Une fois dans la cellule, les radiations endommagent l&rsquo;ADN et provoquent la mort de la cellule. Le 177Lu girentuximab a \u00e9t\u00e9 test\u00e9 dans le cancer du rein m\u00e9tastatique \u00e0 cellules claires et s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9 s\u00fbr et efficace pour stabiliser la maladie chez 57% des patients.<\/p>\n<p>Cette \u00e9tude esp\u00e8re montrer que les dommages caus\u00e9s \u00e0 l&rsquo;ADN des cellules tumorales par le 177Lu girentuximab activeront les cellules T du syst\u00e8me immunitaire pour qu&rsquo;elles attaquent les cellules canc\u00e9reuses. Cela pourrait renforcer l&rsquo;effet de l&rsquo;immunoth\u00e9rapie et augmenter la r\u00e9ponse compl\u00e8te au traitement.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9tude vise \u00e0 recruter jusqu&rsquo;\u00e0 100 patients atteints d&rsquo;un cancer du rein m\u00e9tastatique non trait\u00e9 afin d&rsquo;\u00e9valuer l\u2019innocuit\u00e9 et la r\u00e9ponse compl\u00e8te \u00e0 l&rsquo;association 177Lu girentuximab plus nivolumab et cabozantinib. Le 177Lu-girentuximab sera administr\u00e9 toutes les 12 semaines pendant un maximum de 3 cycles. Le nivolumab et le cabozantinib seront ajout\u00e9s \u00e0 la semaine 5.<\/p>\n<p>Les patients subiront des TEP et des biopsies tout au long de l&rsquo;\u00e9tude afin d&rsquo;examiner les effets du traitement sur les cellules T et le syst\u00e8me immunitaire. Les chercheurs \u00e9tudieront \u00e9galement la r\u00e9ponse des patients au traitement, le d\u00e9lai o\u00f9 le traitement n\u2019a plus \u00e9t\u00e9 efficace et que le cancer a repris sa croissance, la dur\u00e9e de la r\u00e9ponse au traitement, le b\u00e9n\u00e9fice pour les patients et la dur\u00e9e de survie globale. L&rsquo;\u00e9tude est sur le point de recruter des patients au MD Anderson Cancer Centre, \u00e0 Houston, Texas, \u00c9tats-Unis.<br \/>\n[\/vc_column_text][vc_empty_space][vc_column_text css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb]<\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Remerciements:<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>\u00c9ditrices<\/strong> : Dre Mar\u00eda T Bourlon (MX) et Dre Paola Valdez-Sandoval (MX)<br \/>\n<strong>R\u00e9viseurs m\u00e9dicaux<\/strong> : Dr Eric Jonasch (\u00c9.-U.) et Prof. Axel Bex (R.-U.\/P.-B.)<br \/>\n<strong>R\u00e9dactrice m\u00e9dicale<\/strong> : Dre Sharon Deveson Kell (R.U.)<br \/>\n[\/vc_column_text][vc_empty_space][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][vc_column_text css=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb]Source: International Kidney Cancer Coalition (IKCC) \u00a0 La r\u00e9union annuelle de l&rsquo;American Society of Clinical Oncology (ASCO) s&rsquo;est tenue cette ann\u00e9e du 1er au 5 juin 2024, \u00e0 Chicago, aux \u00c9tats-Unis. Les pr\u00e9sentations sont disponibles sur le site Web de l&rsquo;ASCO. Certains affili\u00e9s de l&rsquo;International Kidney Cancer Coalition (IKCC) ont assist\u00e9 \u00e0 la r\u00e9union [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1977,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[19],"tags":[42],"year-of-the-new":[55],"class_list":["post-1979","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-non-classifiee","tag-evenements","year-of-the-new-55"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1979","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1979"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1979\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1980,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1979\/revisions\/1980"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1977"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1979"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1979"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1979"},{"taxonomy":"year-of-the-new","embeddable":true,"href":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/year-of-the-new?post=1979"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}