{"id":939,"date":"2020-06-26T13:50:45","date_gmt":"2020-06-26T13:50:45","guid":{"rendered":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/points-saillants-du-programme-scientifique-virtuel-de-lasco-2020\/"},"modified":"2026-03-31T15:26:17","modified_gmt":"2026-03-31T15:26:17","slug":"highlights-from-the-asco-2020-virtual-scientific-programme-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/fr\/highlights-from-the-asco-2020-virtual-scientific-programme-2\/","title":{"rendered":"Points saillants du programme scientifique virtuel de l&rsquo;ASCO 2020"},"content":{"rendered":"<p><em><span style=\"font-size: 10pt;\">Source:<a href=\"https:\/\/ikcc.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"> International Kidney Cancer Coalition (IKCC)<\/a><\/span><\/em><\/p>\n<p>En raison de la pand\u00e9mie de COVID-19, la r\u00e9union annuelle de l&rsquo;American Society of Clinical Oncology (ASCO) de cette ann\u00e9e a \u00e9t\u00e9 tenue de fa\u00e7on virtuelle du 29 au 31 mai 2020. Les pr\u00e9sentations sont disponibles sur le <a href=\"https:\/\/meetinglibrary.asco.org\/browse-meetings\/2020%20ASCO%20Virtual%20Scientific%20Program\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">site Web de l&rsquo;ASCO<\/a>. L&rsquo;International Kidney Cancer Coalition (IKCC) a particip\u00e9 au programme scientifique virtuel pour se tenir au courant des derni\u00e8res avanc\u00e9es en mati\u00e8re de soins et de traitement des personnes atteintes d&rsquo;un cancer du rein.<\/p>\n<p><em>Remarque : Le pr\u00e9sent r\u00e9sum\u00e9 a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 par des d\u00e9fenseurs de patients, dans l\u2019int\u00e9r\u00eat des organisations de patients du monde entier qui se consacrent au domaine du cancer du rein. Bien que ce r\u00e9sum\u00e9 ait fait l\u2019objet d\u2019une r\u00e9vision par des professionnels m\u00e9dicaux, les renseignements qu&rsquo;il contient reposent sur des donn\u00e9es publiques partag\u00e9es lors de cette r\u00e9union et n\u2019entendent aucunement \u00eatre exhaustifs, ni ne constituent des conseils m\u00e9dicaux. Chaque patient doit parler \u00e0 son m\u00e9decin des soins et des traitements qui lui sont appropri\u00e9s.<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h3><a href=\"http:\/\/www.cuasection3credits.org\/ASCO2020\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-14810 size-full\" src=\"https:\/\/kidneycancercanada-beta.ubmepsilon.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Video-Virtual-ASCO-2020-FR.jpg\" alt=\"Points saillants sur le cancer du rein de  l'ASCO 2020\" width=\"1920\" height=\"190\"><\/a><\/h3>\n<p>\u00a0<\/p>\n<h3>Savolitinib comme traitement potentiel du carcinome papillaire du rein<\/h3>\n<p>Toni K Choueiri, M.D., du Dana-Farber Cancer Institute \u00e0 Boston, aux \u00c9tats-Unis, a pr\u00e9sent\u00e9 les r\u00e9sultats d&rsquo;une \u00e9tude portant sur le savolitinib, un inhibiteur de la tyrosine kinase (ITK), comme traitement potentiel pour les personnes atteintes d&rsquo;un carcinome papillaire du rein (carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales de type papillaire [pRCC]).<\/p>\n<p>Le carcinome papillaire du rein constitue environ 15 % de tous les carcinomes \u00e0 cellules r\u00e9nales (CCR), ce qui en fait le type de CCR \u00e0 cellules non claires le plus courant. Le savolitinib est un inhibiteur de la tyrosine kinase qui cible fortement le <em>MET<\/em>, un r\u00e9cepteur qui est suractif dans certaines cellules canc\u00e9reuses. Certains patients atteints d&rsquo;un pRCC pr\u00e9sentent des mutations du g\u00e8ne du r\u00e9cepteur <em>MET<\/em> qui le rendent anormalement actif. Cette \u00e9tude s\u2019est pench\u00e9e uniquement sur des patients dont les tumeurs pr\u00e9sentaient des mutations du g\u00e8ne <em>MET<\/em>, dans le but de d\u00e9terminer si ce type de tumeur r\u00e9pondrait au traitement par savolitinib.<\/p>\n<p>Au total, 254 patients atteints d\u2019un pRCC ont \u00e9t\u00e9 examin\u00e9s, mais seuls 60 d&rsquo;entre eux se sont av\u00e9r\u00e9s porteurs du g\u00e8ne MET anormal. Ces derniers ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9s pour recevoir soit le savolitinib (33 patients), soit un autre ITK, le sunitinib (27 patients). La survie m\u00e9diane sans progression (c.-\u00e0-d., le temps \u00e9coul\u00e9 avant que le cancer s&rsquo;aggrave) des patients du groupe savolitinib \u00e9tait de 7,0 mois, comparativement \u00e0 5,6 mois pour les patients du groupe sunitinib. Plus de la moiti\u00e9 des patients prenant du savolitinib \u00e9taient vivants \u00e0 la fin de la p\u00e9riode de suivi, ce qui signifie que la survie globale m\u00e9diane n&rsquo;a pas pu \u00eatre calcul\u00e9e chez ce groupe de patients. La survie globale m\u00e9diane chez les patients prenant du sunitinib \u00e9tait de 13,2 mois.<\/p>\n<p>Les patients recevant le savolitinib ont \u00e9galement subi moins d&rsquo;effets ind\u00e9sirables graves ou potentiellement mortels, et ont n\u00e9cessit\u00e9 moins souvent de modifications des doses, comparativement aux patients prenant le sunitinib. Des effets ind\u00e9sirables graves ou potentiellement mortels se sont produits chez 42 % des patients prenant le savolitinib, comparativement \u00e0 81 % des patients prenant le sunitinib.<\/p>\n<p>Puisque le taux de r\u00e9ponse (d\u00e9fini comme une diminution d&rsquo;au moins 30 % de la tumeur) \u00e9tait faible (9 patients dans le groupe du savolitinib et 2 patients dans le groupe du sunitinib), il a \u00e9t\u00e9 impossible de calculer la dur\u00e9e m\u00e9diane de la r\u00e9ponse chez les patients de cette \u00e9tude.<\/p>\n<p>\u00c9tant donn\u00e9 que cette \u00e9tude ne comportait qu\u2019un petit nombre de patients et qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 interrompue pr\u00e9matur\u00e9ment, il est difficile de tirer des conclusions d\u00e9finitives \u00e0 partir des r\u00e9sultats obtenus. Des recherches additionnelles chez des patients souffrant d\u2019un pRCC et le traitement par savolitinib sont requises, puisque certaines des donn\u00e9es initiales semblent prometteuses.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<hr>\n<h3>Des r\u00e9sultats prometteurs pour le traitement du cancer du rein h\u00e9r\u00e9ditaire<\/h3>\n<h5>Deux \u00e9tudes explorant des traitements pour des formes h\u00e9r\u00e9ditaires de cancer du rein ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 la r\u00e9union de l&rsquo;ASCO de cette ann\u00e9e.<\/h5>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>L\u00c9IOMYOMATOSE H\u00c9R\u00c9DITAIRE ET CARCINOME PAPILLAIRE DU REIN (HLRCC)<br \/>\n<\/strong>La premi\u00e8re pr\u00e9sentation abordait les r\u00e9sultats d&rsquo;une \u00e9tude de phase II sur le bevacizumab et l&rsquo;erlotinib comme traitement chez des personnes atteintes d\u2019une l\u00e9iomyomatose h\u00e9r\u00e9ditaire et carcinome papillaire du rein (HLRCC) avanc\u00e9e ou d\u2019un pRCC sporadique (c.-\u00e0-d., non h\u00e9r\u00e9ditaire). Cette \u00e9tude comptait 83 patients atteints d\u2019un pRCC. La moiti\u00e9 des patients \u00e9taient aux prises avec une HLRCC, un trouble h\u00e9r\u00e9ditaire associ\u00e9 \u00e0 un exc\u00e8s de fibromes chez les femmes, \u00e0 de petites tumeurs cutan\u00e9es b\u00e9nignes appel\u00e9es l\u00e9iomyomes et \u00e0 des cancers du rein agressifs. La moiti\u00e9 des patients pr\u00e9sentaient un pRCC non h\u00e9r\u00e9ditaire. Dans le cadre de l&rsquo;\u00e9tude, les patients ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s par une combinaison d&rsquo;erlotinib, th\u00e9rapie cibl\u00e9e, et de bevacizumab, perfusion qui cible le VEGF, un facteur responsable de la croissance des vaisseaux sanguins.<\/p>\n<p>Chez les patients atteints d&rsquo;une HLRCC, le taux de r\u00e9ponse objective \u00e9tait de 64 %, et chez les patients atteints d&rsquo;un pRCC non h\u00e9r\u00e9ditaire, il \u00e9tait de 37 %. La survie m\u00e9diane sans progression \u00e9tait de 21,1 mois chez les patients atteints d&rsquo;une HLRCC, et de 8,7 mois chez les patients atteints d&rsquo;un pRCC non h\u00e9r\u00e9ditaire.<\/p>\n<p>Il s&rsquo;agit de la plus grande \u00e9tude prospective de patients atteints d&rsquo;une HLRCC, et elle d\u00e9montre que la combinaison bevacizumab\u2013erlotinib agit de fa\u00e7on active chez les patients atteints d&rsquo;un pRCC, en particulier ceux qui pr\u00e9sentent une d\u00e9ficience de l\u2019enzyme fumarate hydratase (FH), comme dans le cas de la HLRCC. Chez les patients r\u00e9pondant au traitement, en particulier ceux atteints d&rsquo;une HLRCC, les r\u00e9ponses sont durables et la survie m\u00e9diane sans progression est sup\u00e9rieure \u00e0 21 mois.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>MALADIE DE VON-HIPPEL-LINDAU (VHL)<br \/>\n<\/strong>Une autre pr\u00e9sentation virtuelle a pr\u00e9sent\u00e9 les r\u00e9sultats d&rsquo;un essai international de phase II men\u00e9 par des chercheurs du MD Anderson Cancer Center \u00e0 Houston, aux \u00c9tats-Unis. L&rsquo;\u00e9tude s\u2019est pench\u00e9e sur 61 patients ayant re\u00e7u un diagnostic de maladie de von Hippel-Lindau (VHL), un trouble qui provoque de multiples cancers des deux reins, des cancers du pancr\u00e9as, ainsi que des tumeurs b\u00e9nignes dans l&rsquo;\u0153il, le cerveau, la colonne vert\u00e9brale et les glandes surr\u00e9nales. Ces patients n&rsquo;avaient re\u00e7u aucun traitement anticanc\u00e9reux pr\u00e9alable, pr\u00e9sentaient des tumeurs non m\u00e9tastatiques d\u2019un CCR et \u00e9taient en assez bonne sant\u00e9. Les patients ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s au moyen d\u2019un nouvel inhibiteur du facteur inductible par l&rsquo;hypoxie (HIF)-2 alpha (MK-6482).<\/p>\n<p>Le taux de r\u00e9ponse objective \u00e9tait de 27,9 %, la taille des tumeurs a diminu\u00e9 chez 86,9 % des patients et le d\u00e9lai m\u00e9dian de r\u00e9ponse \u00e9tait de 5,5 mois. Aucun patient n&rsquo;a connu de progression de la maladie pendant le traitement, et 58 patients (95,1 %) poursuivent toujours le traitement.<\/p>\n<p>MK-6482 a \u00e9t\u00e9 bien tol\u00e9r\u00e9 et la plupart des effets secondaires ressentis \u00e9taient de l\u00e9gers \u00e0 mod\u00e9r\u00e9s. Moins de 10 % des patients ont connu un \u00e9v\u00e9nement ind\u00e9sirable grave et aucun effet secondaire potentiellement mortel ne s\u2019est produit.<\/p>\n<p>\u00ab Les patients atteints de la maladie de von Hippel-Lindau risquent de d\u00e9velopper plusieurs types de cancer ainsi que d&rsquo;autres tumeurs, et il n&rsquo;existe actuellement aucune th\u00e9rapie approuv\u00e9e \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 le Dr Eric Jonasch, chercheur principal. \u00ab Les r\u00e9sultats de cet essai clinique sont encourageants et nous attendons avec impatience d&rsquo;autres \u00e9tudes sur MK-6482, alors que nous nous effor\u00e7ons de rendre cette option de traitement disponible pour les patients atteints de la maladie de VHL. \u00bb Ces futures \u00e9tudes serviraient entre autres \u00e0 mettre MK-6482 \u00e0 l\u2019essai pour d\u00e9terminer s\u2019il peut emp\u00eacher le d\u00e9veloppement de nouvelles tumeurs chez les patients atteints de la maladie de VHL.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<hr>\n<h3>Deux valent mieux qu\u2019un?<\/h3>\n<h5>Les combinaisons th\u00e9rapeutiques \u00e9tant le principal sujet d&rsquo;int\u00e9r\u00eat \u00e0 la r\u00e9union de l&rsquo;ASCO de 2020, elles ont fait l\u2019objet de pr\u00e9sentations de r\u00e9sultats \u00e0 jour d\u2019\u00e9tudes en cours ainsi que de r\u00e9sultats de nouvelles \u00e9tudes.<\/h5>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>KEYNOTE-426<\/strong><br \/>\nL\u2019\u00e9tude KEYNOTE-426 porte sur le traitement de premi\u00e8re intention du carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales (CCR) avanc\u00e9 par pembrolizumab, un inhibiteur de point de contr\u00f4le immunitaire, en combinaison avec l&rsquo;axitinib comme th\u00e9rapie cibl\u00e9e, comparativement au traitement par sunitinib. La combinaison th\u00e9rapeutique continue de montrer une efficacit\u00e9 accrue comme traitement de premi\u00e8re intention du CCR avanc\u00e9, comparativement au sunitinib.<\/p>\n<p>\u00ab L&rsquo;essai de phase 3 a compar\u00e9 la combinaison pembrolizumab\u2013axitinib \u00e0 l&rsquo;une des normes de soins, le sunitinib. Il a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les gens vivaient plus longtemps s&rsquo;ils amor\u00e7aient leur traitement avec la combinaison th\u00e9rapeutique \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 la Dre Elizabeth Plimack, chercheuse principale. \u00ab La combinaison de pembrolizumab\u2013axitinib r\u00e9duit la taille des tumeurs de mani\u00e8re plus fiable que le sunitinib, et les patients dont les tumeurs ont diminu\u00e9 le plus ont v\u00e9cu le plus longtemps. \u00bb<\/p>\n<p>D&rsquo;autres donn\u00e9es de suivi de l\u2019\u00e9tude KEYNOTE-426 portant sur la fa\u00e7on dont la combinaison pembrolizumab\u2013axitinib aide \u00e0 la survie des patients ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es lors de la r\u00e9union virtuelle de l&rsquo;ASCO. La combinaison a profit\u00e9 le plus aux patients \u00e0 risque interm\u00e9diaire et \u00e9lev\u00e9, groupe de patients aux prises avec le cancer le plus agressif. Les patients qui pr\u00e9sentaient un risque faible n&rsquo;ont pas b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de cette combinaison.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Deux \u00e9tudes pr\u00e9sent\u00e9es lors de la r\u00e9union de l&rsquo;ASCO de 2020 cherchaient \u00e0 d\u00e9terminer si, chez des patients dont la maladie est stable ou progressive, un traitement initial d\u2019un CCR m\u00e9tastatique au moyen de l\u2019inhibiteur de point de contr\u00f4le immunitaire, le nivolumab, suivi par l&rsquo;ajout d&rsquo;un second inhibiteur de point de contr\u00f4le immunitaire, l&rsquo;ipilimumab, serait aussi efficace qu\u2019une combinaison th\u00e9rapeutique d\u00e8s le d\u00e9part.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>OMINVORE<\/strong><br \/>\nL\u2019\u00e9tude OMNIVORE a test\u00e9 l&rsquo;ajout d\u2019au plus deux cycles d&rsquo;ipilimumab chez des personnes n\u2019ayant pas r\u00e9pondu au nivolumab seul. Les chercheurs ont \u00e9tudi\u00e9 83 patients. Le traitement par nivolumab a entra\u00een\u00e9 une r\u00e9ponse partielle chez 11 % d\u2019entre eux. L&rsquo;ajout de l&rsquo;ipilimumab a provoqu\u00e9 une r\u00e9ponse partielle chez seulement un autre 4 % des patients. Ces r\u00e9sultats sugg\u00e8rent que le fait de retarder le traitement \u00e0 l&rsquo;ipilimumab diminue l&rsquo;efficacit\u00e9 globale de la combinaison nivolumab\u2013ipilimumab, et qu\u2019un traitement au moyen de la combinaison th\u00e9rapeutique d\u00e8s le d\u00e9part est plus efficace.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>HCRN GU16-260\u00a0<\/strong><br \/>\nL\u2019\u00e9tude HCRN GU16-260 ressemble \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude OMNIVORE. Jusqu&rsquo;\u00e0 quatre doses d&rsquo;ipilimumab, plut\u00f4t que deux, ont \u00e9t\u00e9 administr\u00e9es \u00e0 des patients dont la maladie \u00e9tait stable ou progressive. L&rsquo;\u00e9tude comptait 123 patients atteints d&rsquo;un CCR m\u00e9tastatique. Le taux de r\u00e9ponse global \u00e9tait de 29,3 % avec le nivolumab seul \u2014 4,3 % des patients ont obtenu une r\u00e9ponse compl\u00e8te et 30,7 % des patients ont connu une progression de la maladie. Parmi les 30 patients qui ont ensuite re\u00e7u la combinaison nivolumab\u2013ipilimumab, 11 % ont eu une r\u00e9ponse partielle et 59 % ont connu une progression de la maladie. Cette \u00e9tude a fourni des preuves additionnelles qu\u2019une administration retard\u00e9e de l&rsquo;ipilimumab pourrait ne pas \u00eatre aussi efficace que la th\u00e9rapie combin\u00e9e d\u00e8s le d\u00e9part.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>FRACTION-RCC<\/strong><br \/>\nLes r\u00e9sultats de l&rsquo;essai clinique FRACTION-RCC de phase II, lequel visait \u00e0 \u00e9valuer la combinaison nivolumab\u2013ipilimumab chez des patients atteints d&rsquo;un CCR avanc\u00e9 ayant re\u00e7u un traitement pr\u00e9alable, ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 la r\u00e9union de l\u2019ASCO de 2020. L&rsquo;\u00e9tude comptait 46 patients atteints d&rsquo;un CCR n\u2019ayant pas r\u00e9pondu \u00e0 un traitement ant\u00e9rieur par inhibiteur de point de contr\u00f4le immunitaire (PD-1). Ces patients ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s par la combinaison nivolumab\u2013ipilimumab. Le taux de r\u00e9ponse objective \u00e9tait de 15,2 %; aucun des patients n&rsquo;a obtenu de r\u00e9ponse compl\u00e8te au traitement, et 7 patients ont eu une r\u00e9ponse partielle.<\/p>\n<p>Ces donn\u00e9es sugg\u00e8rent que la combinaison nivolumab\u2013ipilimumab entra\u00eene des r\u00e9ponses tr\u00e8s modestes chez les patients ayant d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s pour un CCR avanc\u00e9, y compris ceux qui ont vu leur cancer progresser lors d&rsquo;un traitement par inhibiteur de point de contr\u00f4le immunitaire. Les donn\u00e9es soulignent \u00e9galement que si la combinaison nivolumab\u2013ipilimumab est utilis\u00e9e, elle devrait id\u00e9alement \u00eatre administr\u00e9e en premi\u00e8re intention.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>COMBINAISON DE LENVATININB ET PEMBROLIZUMAB<\/strong><br \/>\nLes r\u00e9sultats d&rsquo;un essai de phase II portant sur une combinaison de lenvatinib (th\u00e9rapie cibl\u00e9e) et pembrolizumab (inhibiteur de point de contr\u00f4le immunitaire), \u00e0 titre de traitement d\u2019un CCR m\u00e9tastatique ne r\u00e9pondant pas \u00e0 un traitement d\u2019immunoth\u00e9rapie, ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s lors de la r\u00e9union de l&rsquo;ASCO de 2020. L\u2019\u00e9tude s\u2019est pench\u00e9e sur 104 patients atteints d\u2019un CCR m\u00e9tastatique ne r\u00e9pondant plus \u00e0 un traitement d\u2019immunoth\u00e9rapie. Tous les patients ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s par la combinaison lenvatinib\u2013pembrolizumab. Le taux de r\u00e9ponse objective \u00e9tait de 51 %, la survie sans progression \u00e9tait de 11,7 mois et la dur\u00e9e m\u00e9diane de la r\u00e9ponse \u00e9tait de 9,9 mois.<\/p>\n<p>Cette \u00e9tude a fourni des donn\u00e9es tr\u00e8s solides et encourageantes sur la combinaison lenvatinib\u2013pembrolizumab comme traitement de seconde intention chez les patients atteints d&rsquo;un CCR m\u00e9tastatique ayant progress\u00e9 lors d\u2019un traitement d\u2019immunoth\u00e9rapie. L&rsquo;\u00e9tude appuie \u00e9galement le d\u00e9veloppement de cette combinaison en tant que traitement d\u2019intention subs\u00e9quente pour les patients atteints d&rsquo;un CCR avanc\u00e9.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<hr>\n<h3>Les biomarqueurs dans le traitement d\u2019immunoth\u00e9rapie pour le CCR avanc\u00e9<\/h3>\n<p>Les biomarqueurs permettent aux m\u00e9decins de pr\u00e9dire quels patients r\u00e9pondront \u00e0 quels m\u00e9dicaments, et jouent un r\u00f4le important dans de nombreux cancers. Toutefois, on n&rsquo;a toujours pas trouv\u00e9 un bon biomarqueur pour le CCR. Le probl\u00e8me fondamental de la biologie du CCR m\u00e9tastatique r\u00e9side dans le fait qu\u2019aucune mutation g\u00e9n\u00e9tique qui entra\u00eenerait le d\u00e9veloppement du CCR n\u2019a encore \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte.<\/p>\n<p>De nombreuses tentatives ont \u00e9t\u00e9 faites pour mettre au point un biomarqueur d&rsquo;immunoth\u00e9rapie pour le CCR, mais, malheureusement, les d\u00e9fis sont nombreux. Mentionnons notamment l&rsquo;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 qui existe dans les tumeurs individuelles et dans les tumeurs d\u2019un patient \u00e0 un autre, la disponibilit\u00e9 des \u00e9chantillons de biopsie et la variabilit\u00e9 des tests.<\/p>\n<p>Deux articles pr\u00e9sent\u00e9s lors de la r\u00e9union virtuelle de l&rsquo;ASCO de 2020 r\u00e9sument les travaux effectu\u00e9s pour cerner des biomarqueurs d&rsquo;immunoth\u00e9rapie pour le CCR avanc\u00e9. Les deux articles concluent que les biomarqueurs d&rsquo;immunoth\u00e9rapie identifi\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 maintenant dans le CCR avanc\u00e9 ne se sont pas av\u00e9r\u00e9s cliniquement utiles et que des recherches plus pouss\u00e9es sont requises pour trouver les mutations g\u00e9n\u00e9tiques impliqu\u00e9es dans les tumeurs du CCR.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>REMERCIEMENTS<\/strong><\/p>\n<p><strong>R\u00e9viseurs m\u00e9dicaux<\/strong><br \/>\nDre Rachel Giles (P.-B.)<br \/>\nDr Micheal Jewett (CA)<br \/>\nDr Eric Jonasch (\u00c9.-U.)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9dactrice m\u00e9dicale<\/strong><br \/>\nDre Sharon Deveson Kell (R.-U.)<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><em>26 juin 2020<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Source: International Kidney Cancer Coalition (IKCC) En raison de la pand\u00e9mie de COVID-19, la r\u00e9union annuelle de l&rsquo;American Society of Clinical Oncology (ASCO) de cette ann\u00e9e a \u00e9t\u00e9 tenue de fa\u00e7on virtuelle du 29 au 31 mai 2020. 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